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Economie

Mezouar au Club de L’Economiste
Loi de Finances: Les chiffres définitifs de 2008

Par L'Economiste | Edition N°:2973 Le 27/02/2009 | Partager

. 102,4 milliards de DH de crédit pour financer l’économie. Déficit de près de 5% de la balance des paiementsContre toute attente, le Maroc a terminé l’année 2008 avec un excédent budgétaire de l’ordre de 0,4% du PIB. Une performance rendue possible grâce notamment à la hausse importante des recettes budgétaires et à l’excédent du solde des comptes spéciaux du Trésor évalué à 12 milliards de DH, soit 1,7% du PIB. Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, en est satisfait. Reste que sur un éventuel redéploiement de cet excédent, une polémique s’est installée par presse interposée. En effet, pour l’Alliance des économistes istiqlaliens, il est souhaitable que cette manne soit orientée vers l’investissement, particulièrement dans les infrastructures. Mezouar ne l’entend pas de cette oreille: l’excédent budgétaire sert au désendettement du Trésor et «non à financer de nouvelles dépenses». Il est à rappeler que le poids de la dette publique est passé de 53,6% du PIB en 2007 à 47,8% en 2008. En tout cas, même si le gouvernement décide demain d’augmenter le budget d’investissement, il sera confronté au faible rythme de réalisation des projets par l’Administration. En effet, le taux d’absorption atteint difficilement 60% pour certains ministères. C’est pour cette raison que Mezouar a mis en place, pour la première fois, une équipe du département des Finances, chargée d’accompagner les autres ministères pour accélérer la réalisation des projets budgétisés. Depuis des années, lors de la préparation du budget, le département des Finances se trouve confronté au volume important des crédits de report. Concernant les chiffres de l’exécution de la loi de Finances, Mezouar a précisé que le taux de croissance s’établit à 6,8%. Cela a été possible grâce au comportement des secteurs non agricoles qui ont connu une évolution. Ainsi, les ventes de ciment ont progressé de 9,9% au cours de 2008 et la consommation électrique de 6,3%. Pour la même année, les crédits accordés pour le financement de l’économie ont atteint 102,4 milliards de DH, soit une hausse de 26%. L’immobilier a canalisé 37,7 milliards de DH (36%).Pour leur part, la progression des recettes fiscales de 36 milliards de DH en 2008 a permis de faire face à plusieurs dépenses. Selon Mezouar, elles ont servi à financer les dépenses supplémentaires de la Caisse de compensation à hauteur de 16 milliards de DH. Ces recettes importantes ont également couvert les baisses de l’impôt sur le revenu pour 5,1 milliards de DH et les besoins de la masse salariale pour l’équivalent de 3 milliards de DH, dialogue social oblige. Le reste a été consacré à l’accompagnement du Plan Maroc Vert pour la modernisation du secteur agricole. Mais, malgré cette bonne santé des finances publiques grâce aux recettes fiscales, Mezouar veut faire preuve de vigilance. Il veut éviter «les dérapages financiers susceptibles de provoquer des déséquilibres macroéconomiques». Le ministre est conforté dans sa prudence par les résultats provisoires de janvier de cette année. En effet, les recettes fiscales ont enregistré un recul de l’ordre de 15%, indique-t-il.

Point sombre: Balance des paiements
Au cours du Club de l’Economiste, Mezouar a abordé le fardeau de la masse salariale, actuellement à 10% du PIB. Il aurait souhaité aller vers 9 ou 8%. Mais le ministre a saisi cette occasion pour développer sa vision. Pour lui, «la masse salariale serait préoccupante dans un contexte de faible croissance. Mais lorsque la croissance est forte, il n’y a aucune crainte». En tout cas, à l’avenir, le gouvernement ne compte pas renouveler les départs à la retraite. Il se concentrera sur le ciblage des recrutements. Cependant, un point sombre persiste au tableau. Il s’agit de la balances de paiements qui a enregistré un déficit de près de 5%. C’est ainsi que les importations en 2008 ont totalisé 321,8 milliards de DH, soit une hausse de 23,9% par rapport à 2007. Cela représente 62 milliards de DH en plus. Cette enveloppe a été dopée par l’importation des produits énergétiques pour 18,2 milliards de DH, soit une progression de 34,7%. Les biens d’équipement ont nécessité une enveloppe de 15 milliards de DH (+26,8%). Il est à rappeler que la hausse de l’importation de ces biens contribue à la dynamisation de certains secteurs comme les BTP, les industries de transformation ou les télécoms. La tendance haussière a également concerné les exportations qui ont rapporté 154 milliards de DH (24,3%). Les exportations des phosphates et dérivés ont totalisé 29 milliards de DH, soit une hausse de 130%. Ce bond s’explique par l’augmentation des prix de ces produits. De même, l’exportation des produits de pêche a rapporté 1,142 milliard de DH, soit plus de 10% que l’année précédente. Par contre, un recul de 3,5% a été enregistré dans la rubrique recettes voyages (56,6 milliards de DH en 2008). Idem pour les transferts des MRE qui ont baissé de 2,4% en 2008 (53,7 milliards de DH). Les réserves extérieures de Bank Al- Maghrib ont chuté de 3,4% pour s’établir à 181,5 milliards de DH en 2008 contre 187,5 milliards en 2007. Ainsi, la couverture est de 6,2 mois d’importation.Mohamed CHAOUI
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