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Métallurgie : CPCT entre en phase de consolidation

Par L'Economiste | Edition N°:61 Le 07/01/1993 | Partager

Les activités de construction et d'équipement reflètent l'investissement et le développement industriel. CPCT est arrivée au Maroc dans le sillage de la Cimenterie de Safi. Elle a découvert d'autres marchés. Devenue autonome au plan commercial, elle consolide son installation

L A structure du capital de CPCT Maroc sera, début 93, modifiée, marquant la consolidation de l'entreprise de chaudronnerie au Maroc et son autonomie commerciale.

A ce jour, et depuis la création de l'entreprise en 1991, le groupe des Ciments Français au Maroc (devenu récemment Ciments du Maroc) en détenait 51% du capital. CPCT France, en détenait 49%. Les proportions seront bientôt inversées. L'entreprise de chaudronnerie, installée sur le port de Jorf Lasfar, ne sera plus aussi dépendante du chantier de la Cimenterie de Safi, bientôt terminé.

C'est un cas typique d'une entreprise qui arrive dans le sillage d'un projet particulier et qui finit par trouver un marché, s'installer.
A l'époque, une étude de la branche construction métallique avait révélé un créneau, pour une entreprise de taille moyenne, entre Delattre-Dévivier et une nébuleuse de PME.
Le premier chantier de CPCT a d'abord été le sien. Entre Mai et Septembre 91, l'entreprise a dû construire ses propres ateliers à Jorf Lasfar. Elle loue à l'ODEP, pour 10 ans, un terrain de 15.000m2, dont elle couvre 3.000m2. Un site de choix, à côté du centre de stockage et de distribution de l'OCP et de la Centrale de l'ONE. Les premiers "expatriés" montent leur charpente et leurs toitures, aidés par deux Marocains, chefs d'équipe, dans la maison mère en France, et les premiers recrutés locaux.

Ce bâtiment technique absorbera près du tiers de l' investissement total, soit 20 millions de Dirhams. Au capital social (8 millions), la BNDE a apporté son concours, par un prêt de 12 millions de Dirhams. Un autre tiers de l' investissement a été consacré aux machines spécialisées (cisailles, plieuses, rouleuses, poste de soudure, table d'oxycoupage), dans la transformation des pièces métalliques, des tôles de grande taille. Le reste est investi dans le matériel de manutention des grandes masses métalliques: grue, pont roulant... Les marchés appellent un effectif de 300 personnes, dont une douzaine de cadres français. Cet effectif travaille désormais pour moitié, aux ateliers de Jorf en 3x8, et pour le reste sur les chantiers: ils montent les charpentes, les tuyauteries, la chaudronnerie.

CPCT a livré à la Cimenterie de Safi son marché initial, des gaines, des silos, des appareils élévateurs... Sur les chantiers voisins de Jorf, pour la centrale thermique, l'entreprise a trouvé d'autres marchés. Elle a déjà livré à Dragados et Alsthom près de 1.500 tonnes d'acier, en charpentes métalliques, filtres pour chaudières...

L'activité de CPCT est souvent regroupée sous le vocable peu évocateur de "chaudronnerie", et qui s ' étend bien au-delà du chaudron ou de la chaudière. C'est une activité métallurgique variée, orientée vers l'équipement industriel. Elle consiste en deux activités. La chaudronnerie, la tuyauterie et le travail des tôles, pour les gaines, les silos, les chaudières. L'autre volet de l'activité est la charpente métallique, qui supporte les constructions.

L'acier ordinaire dit "doux" est le matériau de base. Le marché marocain reste faible pour les métaux "nobles", inox et aluminium qui nécessite un "atelier blanc" particulier.

L'acier importé se présente sous 3 configurations: la tôle, le tube et le profilé (en forme de H, ou de I...). Les épaisseur vont de 1 à 200 millimètres et aboutissent à des combinaisons format-épaisseur multiples. Les problèmes logistiques perturbent donc cette activité, inhibent un développement à l'export. Pourtant, la main-d'oeuvre représente 25 à 30% des coûts, et il y a donc des possibilités de sous-traitance pour CPCT, surtout si Jorf Lasfar devient une zone franche.

CPCT-France pourrait délocaliser certains travaux qu'elle effectue pour les cimenteries, les sucreries, les aciéries... L'entreprise française avait été créée il y a 30 ans par un plombier. D'une PME, il a construit un groupe de 1.000 personnes.

Louis Aulard n'ayant pas de descendant direct, CPCT a été l'objet d'un RES, rachat d'entreprise par les salariés, en 1988. CPCT s'est diversifiée dans les industries lourdes et même la maintenance qui constitue 30 % de son chiffre d'affaires.

K.B.

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