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Métallurgie:

Par L'Economiste | Edition N°:64 Le 28/01/1993 | Partager

La Franco-Marocaine de Traitements Métallurgiques* (FMIM) a investi 6 millions de Dirhams pour renforcer ses équipements. Cependant, sa croissance reste liée à la production locale de pièces mécaniques.

La FMTM poursuit son programme d investissement. Elle vient d'acquérir deux nouveaux fours de revenu sous vide et un four de trempe verticale (5 bars de puissance) afin de traiter des pièces mécaniques de plus grande massivité. Le coût global de cet investissement s'élève à 6 millions de Dirhams dont 30% par autofinancement. Ces nouveaux équipements complètent le parc jusqu'alors composé de deux tours de trempe sous vide, de deux fours de revenu sous vide et de deux cloches de nitruration ionique.

Déjà, la société avait été citée lors de la désignation du lauréat du Trophée BMCI de l'investissement. Elle se présente cette année comme un sérieux prétendant au sein du groupe PME.

Soutien aux IMME

Créée en 1989 par la Société Alsacienne de Traitements Thermiques (SATT: 60% du capital) le Groupe Oismine (30%) et des privés marocains (10%) " la FMTM entame donc sa quatrième année d'activité conformément au plan de développement mis en place. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 3,5 millions de Dirhams en 1992, contre 3 millions en 1991. Il devrait atteindre 6 millions de Dirhams en 1993. La société tourne actuellement à 60% de ses capacités, en légère progression par rapport au premier semestre de 1992. Cependant, le maintien de sa croissance est subordonné à la production locale de pièces mécaniques.

La FMTM se situe en effet dans un créneau spécial des Industries Mécaniques Métallurgiques et Electriques. Elle se place ainsi comme une activité de soutien, en aval des industries de production de pièces mécaniques. Le traitement thermique consiste à augmenter les caractéristiques mécaniques des pièces en vue de prolonger leur durée d'utilisation. Il est pratiqué sous trois formes: le traitement sous atmosphères pilotées (traitement de surface), le traitement sous vide et la nitruration ionique. Ces deux derniers services sont déjà proposés par la FMTM. La mise en place d'un équipement de traitement de surface est maintenue dans les projets.

Production locale de pièces

"L'installation des nouvelles technologies en matière de traitements thermiques devrait aider les industriels à s'intéresser davantage à la production de pièces mécaniques à haute valeur ajoutée, entre autres, des matrices! poinçons, moules, engrenages, pièces automobiles, explique M. Abdelilah Boumahdi, Directeur de la société. "La possibilité de réaliser cette opération sur place constitue en outre un facteur d'intégration industrielle", poursuit-il. En effet, le Maroc importe une grande partie des pièces mécaniques nécessaires à l'industrie. Par ailleurs, une partie des pièces produite localement était envoyée à l'étranger pour traitement. D'autres sociétés pratiquaient ou maintiennent encore des procédés "dépassés" comme les bains de sel ou le traitement à la flamme. La FMTM est l'une des rares sociétés à avoir investi dans un matériel de haute technologie en ce qui concerne cette activité.

En misant sur ce créneau, les associés ont fait un pari sur l'avenir industriel du pays. La production de pièces mécaniques ainsi que les besoins deviendront de plus en plus importants. Les nouveaux investissements traduisent alors leur analyse prospective.

Electricité, matière première

Les bénéfices réalisés jusque là sont encore faibles, relativement au chiffre d'affaires. Toutefois, le fichier clientèle, constitué notamment des outilleurs, des ateliers de mécanique, des industries automobiles et des moulistes, s'est considérablement allongé. Rien ne semble vraiment perturber le développement de cette société. La concurrence est quasi inexistante dans ce domaine. Il s'agit actuellement d'intensifier les contacts avec les fabricants en vue de les sensibiliser davantage sur les capacités techniques de la société. D'ailleurs, le groupe SATT (auquel appartient la FMTM) vient d'obtenir la certification à la norme internationale de qualité ISO 9002. Un argument de taille pour une société qui entend jouer un rôle moteur dans le processus d'intégration inter-industrielle .

Reste que les coupures d'électricité, auxquelles sont confrontées la plupart des industries de la région de Casablanca, constituent un problème important à l'heure actuelle. Pour cause, l'électricité est "une de nos principales matières premières", souligne M. Boumahdi. Elle représente prés de 20% des charges variables de la société. Les machines doivent tourner en cycle continue, d'autant qu'une phase de traitement dure en moyenne une douzaine d'heures. Cette situation conjoncturelle ne remet toutefois pas en question le plan d'investissement et la croissance de la FMTM.

Alié DIOR NDOUR

*Voir L'Economiste n° 37 du 9 Juillet 1992.

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