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    Economie

    Mesures de détente sur le crédit

    Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager


    Lorsque la mobilisation des Bons et les remboursements des avances non-monétaires réalisés, il reste 2,5 milliards de DH immédiatement mobilisables. La plus grande partie ira au paiement des marchés publics. Le Ministère des Finances et la Trésorerie Générale viennent de prendre la décision de hâter les règlements.
    Les marchés jusqu'à fin Septembre seront donc mis en paiement, sous réserve que les ordonnancements aient bien été faits par les administrations. A la fin du mois d'Octobre, néanmoins, les versements fiscaux devront renvoyer vers le Trésor entre 1,2 et 1,5 milliard de DH.
    Le montage, expliquent les autorités monétaires, est conforme à l'objectif, qui est «l'accroissement de la fluidité des relations financières» et non pas, soulignent avec force nos interlocuteurs, «d'accroître les engagements de crédits». Une attention spéciale sera portée au comportement des banques et de leurs clients dès que l'opération débutera. En particulier seront observées les éventuelles capitalisations des intérêts des crédits déjà accordés, précise-t-on, en ajoutant que de tels comportements seraient néfastes à leurs bénéficiaires comme à la «re-fluidisation» des courants d'affaires.

    Sur le plan technique, une première annonce a été faite par M. Berrada, le 13 Octobre, aux bureaux de l'ASMEX, concernant la mise en paiement pour 2,5 milliards de DH de marchés publics, jusqu'à fin Septembre. Une deuxième annonce devait se faire le Mercredi 14 Octobre, au cours d'une rencontre informelle des banquiers et des autorités monétaires. Parallèlement, le Ministre des Finances devait signer, dans la journée du Mercredi 14 ou le Jeudi 15, l'arrêté concernant l'émission des Bons du Trésor correspondant à 15% des dépôts bancaires, avec date d'effet cette semaine, étant entendu que l'ensemble des mesures doivent être en place au 21 de ce moi.
    Dans le même temps, les autorités monétaires reçoivent, à leur demande, une mission du Fonds Monétaire International qui doit évaluer l'état d'avancement du redressement des finances publiques. La partie marocaine a expliqué que les résultats de l'année 1992 en matière budgétaire risquent d'être «légèrement inférieurs à ce qui avait été fixé». En particulier le déficit du Trésor risque d'atteindre la barre du 1% du PIB, alors qu'il était prévu qu'il reste un peu au-dessous. Les autorités marocaines estiment avoir de bons arguments et avoir été comprises par leurs interlocuteurs. Les arguments invoqués sont la récession mondiale, le coût des opérations de vote, la sécheresse et le désir de maintenir un niveau d'activité acceptable en dépit des ces éléments.

    Nadia SALAH.

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