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    Mercedes sur le marché des petites voitures

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    Depuis l'arrivée de la Baby Benz, comme l'appellent les Allemands, sur le marché marocain en octobre dernier, un peu plus de 15 unités ont été écoulées. Avec son monospace Classe A, le constructeur de la marque à l'étoile fait sa première incursion sur le marché des petites voitures.


    Après une naissance mouvementée, la Classe A affiche aujourd'hui des ambitions très sérieuses. Sur le marché marocain, elle a fait ses premiers tours de roues en octobre dernier. Depuis cette date, un peu plus d'une quinzaine de voitures ont été commercialisées.
    "La Classe A est une solution à de nouvelles exigences de mobilité", souligne M. Bouazza El Khalfi, directeur Marketing d'Auto Nejma, importateur exclusif de Mercedes-Benz. Il s'agit, poursuit-il, "d'un véhicule qui, de par sa taille, son habitabilité et son confort, arrive à concilier et à s'attaquer à plusieurs segments à la fois".
    Avec ce véhicule, la marque à l'étoile fait ainsi sa première incursion sur le marché des petites voitures.
    La Classe A est disponible en trois motorisations. Il s'agit ainsi de la A140 de 1,4 litre de cylindrée, délivrant une puissance de 82 ch (228.000 DH TTC) et de la A 160 de 1,6 litre de cylindrée et d'une puissance de 102 ch (240.000 DH TTC). Du côté du diesel, ce sont deux moteurs turbo diesel à injection directe à technologie "Common Rail" de 1,7 litre chacun, mais développant pour l'un une puissance de 60 ch (250.000 DH pour la A 160 CDi) et pour l'autre 90 ch (260.000 DH pour la A 170 CDi).

    Des prix promotionnels, sur la base des tarifs mentionnés, sont proposés jusqu'à la fin de cette année, est-il précisé. L'équipement de série pour toutes les versions sont les airbag conducteur et passager, l'ABS, les vitres teintées, les vitres électriques avant, la direction assistée et la fermeture centralisée, notamment.
    La Classe A, c'est aussi trois styles de design et d'équipement: Classic, Elegance et Avant-Garde.
    Testée sur route, la Classe A étonne par sa tenue et fait preuve d'un très bon tempérament. Ses reprises et ses accélérations sont convaincantes. L'insonorisation y est excellente. A l'intérieur, le conducteur retrouve le confort traditionnel des Mercedes. Ses dimensions réduites en font une citadine très maniable. Beaucoup plus courte que les berlines de gamme moyenne traditionnelles, ses dimensions intérieures sont impressionnantes: 70% de la longueur de la carrosserie sont à la disposition des passagers, coffre inclus. A elle seule, la banquette arrière offre 36 combinaisons possibles: coulisser les sièges, les rabattre ou les déposer entièrement. Aux dires d'experts, c'est la plus spacieuse et la plus modulable des petites voitures.

    Côté sécurité, la Classe A a été dotée en série du fameux ESP, ce correcteur électronique de trajectoire. La sécurité passive est de son côté traduite par la présence des airbags et l'architecture dite "en sandwich". En cas de choc frontal, le moteur et la boîte de vitesses glissent en-dessous du plancher surélevé, et la position élevée des passagers (20 cm de plus que dans une voiture normale) les protège en cas de choc latéral.
    Au final, la Mercedes Classe A est un régal de conduite, avec une qualité et une finition irréprochables. Le constructeur le plus sérieux ose avec sa Classe "A-lui" un mixage pour conduire autrement.


    La "Baby Benz" campe ferme sur ses roues


    Lorsque la Classe A de Mercedes avait fait un tonneau en 1997, on la croyait morte. Lors d'un essai effectué en octobre 1997 par un journaliste suédois, la voiture n'a pas résisté à des manoeuvres brusques et s'est retrouvée sur le toit. C'était le fameux "test de l'élan" ou selon l'appellation française "le test à la baïonnette". Ce test de tenue de route consiste à donner plusieurs (généralement trois) violents coups de volant gauche-droite à grande vitesse afin de déstabiliser une voiture.
    La nouvelle avait fait le tour du monde. Ce qui n'aurait pu rester qu'un banal incident, s'est transformé pour Mercedes en une véritable catastrophe. La presse dans le monde en a fait des gorges chaudes. Et la réputation du constructeur allemand a été mise à rude épreuve.
    En novembre 1997, ébranlée par les déboires de son dernier-né, Mercedes retire du marché les A140 et A160 en suspendant les livraisons et en rappelant les quelque 2.300 voitures vendues à l'époque.

    Les ingénieurs et spécialistes de la firme allemande se mettent au travail pour revoir leur copie et remettre la Classe A sur ses roues. Les ingénieurs ont donc travaillé sur plusieurs directions. Les flancs des pneumatiques ont été renforcés et la bande de roulement est devenue plus large. De même ont été renforcées les suspensions de manière à permettre au véhicule un meilleur arrimage au sol. La garde au sol a été rabaissée pour donner à la voiture plus de stabilité. Mercedes est allée plus loin et a doté sa Classe A d'un système de stabilité électronique, l'ESP. Ce dernier était jusque-là l'apanage des grandes routières, notamment des Classe S. "Ce système électronique, sur la base de capteurs, analyse en permanence et en temps réel la trajectoire horizontale et verticale du véhicule. Les données recueillies sont comparées à celles déjà stockées et le système commande un certain nombre de manoeuvre", explique M. El Khalfi. Dès que la voiture menace de quitter sa trajectoire, l'électronique intervient sur les freins des roues avant et arrière, et sur le moteur en réduisant ou en augmentant le couple. Après ce traitement de choc, la Baby Benz a repris sa route.o

    Meriem OUDGHIRI

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