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    Economie

    Mer d’Alboran
    Regain d’intérêt pour la Méditerranée

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    . Adoption d’une déclaration au forum d’Oujda. Nador, déclarée pôle d’excellence en matière de gestion intégrée. Création de l’Observatoire de la conservation et du développement durable de la régionElle n’est pas très connue, et pourtant la mer d’Alboran se trouve en plein cœur de la Méditerranée. Elle s’étend sur une superficie globale de 57.000 km2, soit l’équivalent de 4,7% de l’ensemble du territoire du Maroc et de l’Espagne réunis. Elle constitue le dernier bassin pour les eaux, relativement denses, de la Méditerranée et le premier bassin envahi par les eaux, plus légères, de l’Atlantique. Autrement dit, elle représente le point de contact entre la Méditerranée et l’Atlantique. De plus, elle constitue l’une des zones maritimes les plus fréquentées par de nombreuses espèces marines: tortues, cétacés, grands pélagiques (thon), sans oublier le corail rouge... Elle est partagée entre le Maroc, l’Espagne, la Grande-Bretagne via le détroit de Gibraltar et l’Algérie. La région septentrionale marocaine est entièrement baignée par la mer d’Alboran. Celle-ci tire son nom de l’îlot éponyme, situé à mi-chemin entre Almeria et Mellilia. Récemment, cet espace marin a été au centre d’un forum scientifique international, organisé à Oujda, à l’initiative de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) et de l’Agence de développement de l’Oriental. Plus de 120 chercheurs venant du Maroc, d’Espagne et d’Algérie, ainsi que d’ONG et des représentants d’organisations régionales et internationales (FAO, PNUE...) ont participé aux différents ateliers et tables rondes de ce forum. La thématique générale s’est articulée autour de la conservation et du développement durable de la mer d’Alboran. Un site menacé par le trafic maritime intense, mais également par les changements climatiques et la pression urbaine et démographique. A l’issue des travaux, les scientifiques ont formulé des recommandations baptisées la Déclaration d’Oujda. Une démarche historique, car c’est la première fois qu’une déclaration est adoptée au sujet de la mer d’Alboran. Les participants ont surtout insisté sur le rôle moteur de cette mer pour l’ensemble de la Méditerranée et du proche Atlantique. Le débat s’est focalisé sur le développement durable de la région d’Alboran sur la base d’une approche écosystémique, en tenant compte de la protection de l’environnement et de la biodiversité. L’éducation et la sensibilisation aux questions de conservation et de développement durable constituent un autre axe important dans le plan de sauvegarde de cette zone. Autre volet de la Déclaration d’Oujda, l’identification du processus d’Alboran et son intégration dans la gouvernance de la Méditerranée, en particulier avec la Convention de Barcelone. La déclaration préconise également la mise en place d’un système d’échange et de centralisation d’informations, régulier et fiable, incluant l’ensemble des indicateurs pertinents sur l’utilisation du milieu marin et côtier. Le développement de méthodologies de travail qui tiennent compte des atouts et des contraintes de l’Alboran, pour la mise en œuvre de la gestion intégrée des zones côtières, fait également partie des conclusions de la rencontre. Les recommandations prévoient aussi le renforcement du réseau des aires protégées existantes via l’identification, la création de nouvelles aires et la restauration des habitats, en particulier pour le domaine marin et côtier. Autant de mesures de nature à protéger l’intégrité de la mer d’Alboran et à assurer la durabilité des activités humaines dans la région. La promotion et le renforcement de la coopération, notamment par la mise en œuvre de groupes de travail multidisciplinaires sur les aspects prioritaires relatifs à la conservation et au développement durable de la région, figurent au programme d’un groupe de recherche. Les priorités identifiées seront déclinées sous forme d’un plan d’action dédié. Des chercheurs prévoient par ailleurs la création d’un pôle de compétence et de recherche sur la biodiversité marine autour de projets de nouvelle génération axés sur la conservation, l’information, l’éducation et la sensibilisation. Enfin, il est question de mettre en place le «Réseau Alboran développement durable». Objectif: alimenter un système de veille permanent sous la forme d’un observatoire de la conservation et du développement durable de la région de l’Alboran. Un document de travail est en cours d’élaboration par les scientifiques. Intitulé «Conservation et développement durable de la mer d’Alboran: éléments stratégiques pour sa gestion future», cette plateforme sera réalisée par l’INRH, l’UICN ainsi que des experts internationaux. De plus, Nador a été déclarée pôle d’excellence en matière de gestion intégrée en rapport avec la mer d’Alboran.Hassan EL ARIF

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