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Méningite: Pas d’épidémie, seulement des cas habituels

Par L'Economiste | Edition N°:964 Le 23/02/2001 | Partager

• Pour tous les cas non signalés, les contrevenants s’exposent à de lourdes peinesBeaucoup de bruit pour pas grand-chose. Un vent de panique a soufflé hier sur Casablanca, alors que des rumeurs à propos d’épidémie de méningite se faisaient insistantes. Pour lever le doute, L’Economiste a contacté plusieurs médecins ainsi que des cliniques dans lesquelles certains patients auraient été admis. Une d’entre elles, a convenu avoir reçu huit cas de méningite en trois mois, toutes d’origine virale. Pour le directeur de cette clinique, «il n’y a rien d’anormal à relever, ni plus de malades que d’habitude». De son côté, le Pr Jaâfar Heikel délégué du Ministère de la Santé pour la région du Grand Casablanca, assure qu’»il ne faut pas céder à la panique. Il n’y a pas d’épidémie de méningite signalée au Maroc», précise-t-il. Selon lui, «si nous entendons de plus en plus parler de cette maladie, c’est en raison d’une meilleure communication entre les patients et le monde médical. Les personnes dont l’entourage est atteint déclarent la maladie rapidement et ce, dès la première apparition des symptômes». «Toutefois, ajoute-t-il, si épidémie il y avait, les premiers cas auraient été déclarés d’abord en milieu hospitalier, les couches défavorisées étant plus exposées, ce qui n’est pas le cas du tout». Au niveau du Centre Hospitalier Universitaire de Casablanca, à l’hôpital des enfants de Casablanca et Rabat, rien à signaler non plus.Même son de cloche auprès du Ministère de la Santé. Le chef du cabinet de M. Thami El Khyari, M. Chakib Bensouda affirme qu’aucun cas de méningite n’a été déclaré récemment. Il insiste sur le fait que ce sont des maladies à déclaration obligatoire, et que les contrevenants s’exposent à la fermeture de leurs établissements. A savoir également que la méningite méningococcique est présente partout dans le monde. Endémique sous les climats tempérés, elle provoque invariablement un certain nombre de cas sporadiques ou de petits groupes de cas, avec une pointe saisonnière en hiver et au printemps. La méningite méningococcique est la seule forme de méningite bactérienne qui provoque des épidémies. Radia LAHLOU


Symptômes et prévention

l existe plusieurs formes de méningite en fonction du germe mis en cause. La première, la méningite à méningocoques plus communément appelée cérébro-spinale se décline sous trois formes: A, B et C. Elle peut sévir sous forme épidémique, mais dans 95% des cas la guérison est obtenue avec un traitement adapté. Cependant, il n’existe de vaccins que pour les méningites à méningocoques A et C. Leur durée d’immunisation est limitée à 3 ans d’où la nécessité de se refaire vacciner. La deuxième forme due au germe appelé hémophilus touche essentiellement les nourrissons de moins de deux ans. Ils doivent être vaccinés dès la naissance. La troisième forme est grave dans la mesure où elle n’admet aucune vaccination. Toutefois, le risque d’infection est limité et ne survient pas sous forme épidémique. Globalement, ces trois formes de méningite présentent des symptômes devant lesquels il est obligatoire de réagir, tels que la fièvre, les vomissements incessants voire des convulsions et raideurs de la nuque. Devant ces symptômes, et sur la base des résultats des ponctions lombaires, le traitement spécifique du malade est démarré ainsi que les procédures de prévention de l’entourage. En cas d’infection, les personnes en contact avec le porteur du germe doivent bénéficier d’un traitement antibiotique associé au vaccin, souligne le Pr Leïla El Harem Roudies, du service des maladies infectieuses de l’hôpital des enfants de Rabat. Si plusieurs cas se déclarent dans une classe, l’ensemble des élèves de l’établissement doivent se faire vacciner avec éviction des enfants malades. Plus tôt les premiers cas seront déclarés, moins l’épidémie a de chances de s’installer. Dr Anwar CHERKAOUI
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