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    Affaires

    Meknès: Grand-messe du patronat

    Par L'Economiste | Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    . La CGEM tient son conseil d’administration dans la capitale ismaélienne . Nouvelles nominations et orientations à l’ordre du jour. Jettou attendu le 15 novembre par les opérateursPour la première fois, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) quitte Casablanca pour tenir son conseil d’administration à Meknès le 31 octobre.A l’ordre du jour figurent la présentation des travaux du comité ad hoc chargé de la mise en conformité des différents organes de la CGEM avec les statuts de la confédération, la nomination des vice-présidents des commissions, des représentants de la CGEM dans les institutions publiques, semi-publiques ou privées nationales, et la désignation du conseil d’administration de la Fondation CGEM pour l’entreprise. Il est aussi question de discuter des nouvelles orientations de l’organisation patronale et du travail des 14 commissions permanentes. Cette rencontre, qui promet d’être houleuse, sera aussi l’occasion pour Moulay Hafid Elalamy, le président, de mettre de l’ordre dans les arcanes de la Confédération, réitérer sa stratégie pour les trois prochaines années et aussi apaiser les esprits. Cela dit, l’important dans cette rencontre, selon bon nombre d’opérateurs meknassis, est de faire primer l’intérêt général et de laisser de côté les intérêts personnels. Pour Jaouad Chami, président de CGEM Meknès-Tafilalet, la tenue de ce conseil d’administration à Meknès arrive à point nommé. «Certes, la composition du conseil d’administration de grands acteurs économiques au niveau national a suscité au début quelques réticences de la part de certains opérateurs, notamment des petites et moyennes entreprises, mais je pense que ces derniers ont compris qu’il est important pour le nouveau président de s’entourer de compétences et de ressources humaines capables de relever les défis des années à venir tant au niveau national qu’international», souligne Chami. Et d’ajouter «qu’il est aussi normal de se demander si la CGEM d’aujourd’hui appartient à une élite économique ou si elle demeure une confédération défendant les intérêts des grandes comme des petites entreprises». Face à ces interrogations, voire le doute qui s’est installé chez certains membres, l’Union régionale de Meknès-Tafilalet comptait lancer, selon Chami, le débat sur les missions et les objectifs des unions régionales et la place qu’occupent les petites et moyennes entreprises qui composent 99% du tissu économique national au sein de la CGEM. Aujourd’hui, le changement est abordé avec plus de sérénité.Bon nombre d’opérateurs pensent qu’avec une nouvelle équipe jeune, dynamique et compétente, la Confédération saura défendre leurs intérêts. D’ailleurs, elle semble bénéficier de l’appui de la majorité des membres. Mais il y a du pain sur la planche et de nombreux dossiers en suspens...


    Attentes

    Une volonté royale pour le développement de Meknès-Tafilalet existe, souligne Jaouad Chami, président de la CGEM Meknès. Pour exemple, le Salon international de l’agriculture (SIAM) qui s’est avéré, malgré la préparation de sa première édition dans l’urgence, un véritable outil de développement. Par ailleurs, en matière de tourisme, il faut noter la réhabilitation des monuments historiques qui datent des 15e et 16e siècles. Mais, selon Chami, il y a du retard à rattraper. Pour lui, le privé n’a rien fait pour attirer le partenariat du gouvernement. «Le retard au niveau de Meknès et région vient du fait que les citoyens meknassis, moi en premier, n’ont pas été capables de proposer au gouvernement des programmes porteurs». Les opérateurs attendent beaucoup de la visite du Premier ministre, Driss Jettou, le 15 novembre prochain, pour jeter les bases d’un partenariat win-win avec le gouvernement.


    Secteurs-clés

    Pour Jaouad Chami, il faut s’appuyer sur les atouts de la région. Si l’agro-industrie et le tourisme sont des secteurs porteurs, il faut développer d’autres activités. Ainsi, l’immobilier est une voie à suivre. Il y a des opportunités à saisir, notamment au niveau de la médina de Meknès où il y a un ensemble d’espaces stratégiques et qui sont aujourd’hui à la portée des investisseurs à des prix défiant toute concurrence. Il s’agit notamment des anciennes maisons et des riads qui ont des vues magnifiques sur la médina et qui peuvent être restaurés et réhabilités. Le textile est aussi une activité porteuse. «Des Portugais viennent de lancer dans la région un investissement de 50 millions DH dans le textile, ce qui est un signe de reprise», souligne Chami.De notre correspondante,Rachida Bami

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