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Entreprise Internationale

Medvalencia, le business centre de la Méditerranée

Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

Faciliter les contacts entre les PME espagnoles et sud-méditerranéennes, tel est l'objectif de ce centre euroméditerranéen créé dans le sillon de la Conférence de Barcelone.


Quatre mois après sa présentation à Valence, le 27 novembre passé, Medvalencia a déjà plusieurs réalisations concrètes à son actif. Les experts du centre euroméditerranéen ont notamment appuyé la création de la société mixte hispano-marocaine INMA-RAL SA et son installation dans le poligone industriel Gzenaya à Tanger. Spécialisée dans l'alumi-nium, la société contrôlée par l'Espagnole Tecimpex promotrice du projet, par ailleurs encouragée par l'Ambassade du Maroc, va investir 1,9 milliard de Pésètes (environ 120 millions de DH) en deux phases créant au total 240 postes de travail. L'usine de quelque 10.000 m2 est la première initiative dans le secteur métal-mécanique à Tanger.

L'idée de créer un centre de négoce pour les PME des deux rives de la Méditerranée est née, il y a deux ans lors du premier Sommet patronal euroméditerranéen, qui s'est réuni à Valence, un mois avant la Conférence de Barcelone, les 27 et 28 novembre 1995. A l'issue de ces deux rencontres, les responsables économiques et politiques s'engagent à créer une zone de libre-échange commune en 2010 et d'ici là se compromettent à encourager la coopération commerciale et industrielle entre partenaires du Nord de la Méditerranée et du Sud non membres de l'UE - Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Palestine, Syrie, Turquie et Chypre-.
Chantre de cette nouvelle stratégie depuis de nombreuses années, l'organisation patronale espagnole CEOE a pris les devants en créant le premier business centre euroméditerranéen. Intéressées par le projet, les autorités de la Generalitat de Valencia ont accepté de financer l'installation de ce centre, dans sa capitale, y consacrant quelque 85 millions de Pésètes par an (environ 5,4 millions de DH). Actuellement, l'équipe, sous la direction du Département des Relations Internationales de la CEOE, compte cinq employés à Valence, un à Bruxelles et bénéficie de tout le réseau de contacts et d'informations de l'organisation patronale espagnole.

Réalisations concrètes


"L'objectif de Medvalencia est double", expliquent les responsables -qui ont pour règle de garder l'anonymat-, "encourager les relations entre les PME des pays de la Méditerranée et renforcer la présence des entreprises espagnoles dans les programmes euroméditerranéens de l'Union Européenne, rentabilisant au maximum les fonds pour ces entreprises, qui sont moins agiles que les grandes compagnies bien organisées et bien informées".
Pour ce qui est de la présence espagnole dans les programmes euroméditerranéens, rien de concret n'a pu encore être fait: "Car nous venons de commencer et parce que les appels d'offres ne se font pas tous les jours!", explique-t-on à Medvalencia.
Les résultats dans le chapitre de la coopération entre PME sont par contre très concluants.

Le Maroc, après la Tunisie et l'Egypte


Medvalencia a déjà signé, le 12 mars dernier, un accord de coopération avec l'Agence de Promotion des Investissements Extérieurs (FIPA) de Tunisie et a reçu, le 26 février, une délégation de 18 fonctionnaires du Ministère de Commerce d'Egypte.
A la mi-mars, Medvalencia a invité les conseillers commerciaux de neuf ambassades arabes présentes en Espagne. Badreddine Abdelmoumni de l'Ambassade du Maroc était du voyage. "C'était très intéressant" évoque-t-il. "J'ai eu l'occasion de rencontrer des chefs d'entreprise espagnols ainsi que le directeur de la Foire de Valence avec qui nous avons l'intention de signer un accord de coopération semblable à celui en cours avec la Foire de Barcelone. Mais de manière générale, il me semble que le Maroc est encore peu connu à Valence". Actuellement, l'Ambassade du Maroc collabore étroitement avec Medvalencia: "Cette initiative nous semble excellente. Nous informons le centre des nouveautés en matière de législation, répondons à leurs questions et, par ailleurs, assistons les entreprises qui nous téléphonent de manière quotidienne", explique le conseiller économique.

Pour ce qui est des relations à long terme avec le Maroc, Medvalencia souhaiterait signer un accord semblable que celui avec la Tunisie. Une visite du président de l'Agence de promotion des investissements étrangers pour le Nord du Maroc est prévue, en principe, pour mai. "Les autorités espagnoles préféreraient signer avec une agence qui couvre tout le territoire national, mais une telle institution n'existe pas encore au Maroc, bien que la création d'un guichet unique est en cours, semble-t-il, de création", précise Badreddine Abdelmoumni.
De tous les pays du Sud-méditerranéens, ce sont, d'après les responsables de Medvalencia, la Tunisie et l'Egypte les plus sollicités par les entreprises espagnoles, lesquelles sont pratiquement les seules à prendre l'initiative de consulter le centre. Rares sont les entreprises marocaines ou des pays voisins qui font la démarche. Pourquoi? "Parce qu'elles s'adressent aux interlocuteurs sur place, l'Ambassade d'Espagne, les chambres de commerce, etc", coïncident les experts.
Actuellement, Medvalencia coordonne cinq projets sur le Maroc, dont quatre ont été présentés par des Espagnols.

Un seul sur les cinq a été soumis par une société marocaine, à la recherche d'un partenaire dans le domaine de la sécurité électronique industrielle.
Parmi les quatre autres projets, deux relèvent du secteur du tourisme -la construction d'un port de plaisance et d'un hôtel- et deux de l'agro-alimentaire, fabrication et commercialisation de semences de légumes dans le Nord et une usine de congélation de poissons. Tant que les partenaires n'ont pas formalisé leur accord, aucun détail supplémentaire ne sera révélé, car les consignes de discrétion sont suivies à la lettre par les responsables de Medvalencia.

Pascale BOURGAUX

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