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    Méditel: El Mandjra coupe court aux rumeurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

    . Son départ: pas à l’ordre du jour. Le CA du premier trimestre en baisse de 2% . Les axes stratégiques en progression«Notre chiffre d’affaires pour le premier trimestre 2009 est en baisse de 2% et non de 6%.» Mohamed El Mandjra, directeur général de Méditel, le clame haut et fort. Les performances de l’opérateur télécoms avaient fait l’objet de différentes rumeurs, dont une qui faisait état du départ imminent d’El Mandjra. Ce dernier, se refusant à tout commentaire, a quand même assuré que «contrairement à d’anciens managers de Méditel, je ne suis pas un expatrié, et je mise sur le moyen et le long termes». Et d’ajouter que «je n’ai pas de mandat défini, je peux partir demain, tout comme je peux rester dix ans». El Mandjra n’a pas non plus été loquace sur l’éventuel retrait de Portugal Telecom du tour de table de Méditel. Il a néanmoins souligné que le programme d’investissement entamé en 2008 (cf. www.leconomiste.com) n’en serait en rien altéré. Au niveau des performances financières du premier trimestre, la baisse de 2% a été essentiellement attribuée au recul des revenus roaming et international (-9%), qui a été particulièrement sévère durant le mois de février dernier. « Le roaming international ne rentrait pas dans nos axes stratégiques, car c’est quelque chose de difficilement contrôlable, surtout au regard de la conjoncture actuelle», explique El Mandjra. Le segment international et le roaming ont d’autant plus impacté les résultats puisqu’ils représentent 22% du chiffre d’affaires. Ce résultat a néanmoins été atténué par la hausse (+1%) du chiffre d’affaires émanant des activités sur le marché local. Le parc clients n’est pas en reste, puisqu’il s’élève à fin mars 2009 à 8,36 millions de clients, soit une progression de 21% par rapport au premier trimestre 2008. «Ce qui a valu une progression de 2 points de la part de marché de Méditel à 35,6%», commente El Mandjra. Par ailleurs, le patron de Méditel demeure fier des performances enregistrées par les nouveaux axes de développement. Les revenus du segment Entreprise ont augmenté de 8%. Quant à ceux du Net, ils ont connu une envolée de 98%. Pour sa part, le parc clientèle post-payé s’est accru de 25%. Par contre, le revenu moyen par client (ARPU) s’est élevé à 49 DH, en recul de 15,6% comparé au premier trimestre 2008.Un résultat expliqué par la baisse des tarifs de terminaison mobile ainsi qu’à l’élargissement du parc clients et l’intégration de segments de marché à plus faible valeur. Quant au segment prépayé, l’opérateur soutient avoir consolidé sa position et fidélisé ses clients, «mais le chiffre d’affaires est resté flat», indique le DG de Méditel, qui insiste sur la consolidation de l’assise financière de l’entreprise, puisque celle-ci a réduit son endettement de 20%.Pour ce qui est des perspectives, l’opérateur compte poursuivre son programme d’investissement triennal, dont la plus grande partie devrait être achevée cette année. Les investissements ont crû de 7% durant le premier trimestre, soit 137,6 millions de DH. Au vu des résultats enregistrés par les axes stratégiques, leur développement sera poursuivi, surtout après «la reprise de la tendance haussière des revenus au début du second trimestre», fait remarquer El Mandjra. La campagne d’été promet également d’être agressive, mais crise oblige, il faudra qu’elle soit adaptée au marché du moment. Par contre, le marché du fixe résidentiel bénéficiera de peu d’intérêt, puisque cette activité n’est pas suffisamment porteuse. «Mais nous n’allons pas nous en séparer pour autant, puisque nous continuerons à avoir de nouveaux clients», indique le management. Le fixe pour entreprise fera l’objet de plus d’attention, puisque l’équipe dédiée à ce segment est de 100 personnes, commerciaux et marketeurs confondus. Ce qui permettrait de décrocher 200 contrats d’institutions publiques.


    «Pas besoin d’aller en Bourse»

    Le DG de Méditel a été clair: avec la conjoncture actuelle il n’est pas question pour l’opérateur de s’introduire en Bourse, d’autant plus que «Méditel est aujourd’hui une entreprise qui peut se permettre son développement», précise El Mandjra. Pour rappel, les principales banques marocaines s’étaient groupées en consortium, afin d’accorder, le 2 juillet dernier, un crédit moyen terme à Méditel, d’un montant de 1 milliard de DH. En outre, la conjoncture actuelle, qualifiée par le management de «la pire connue par l’économie mondiale», ne serait pas propice à une introduction en Bourse. L’enveloppe globale du programme d’investissement s’élève à 4,2 milliards de DH, les 75% restants, soit 3,2 milliards de DH, sont autofinancés par l’opérateur télécoms. A. B.

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