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Médicaments: La contrefaçon en ligne de mire

Par L'Economiste | Edition N°:3165 Le 08/12/2009 | Partager

. 34 millions de faux comprimés saisis en 2 mois . Antibiotiques, anticancéreux, Viagra…La circulation de médicaments contrefaits dans l’Union européenne dépasse les pires craintes de la Commission. Cette dernière est «extrêmement inquiète», a affirmé hier lundi le commissaire européen à l’Industrie, Günter Verheugen. «Le nombre de médicaments contrefaits qui atterrissent en Europe auprès des patients ne cesse d’augmenter. «En seulement deux mois, l’UE a saisi 34 millions de faux comprimés, lors de contrôles douaniers ciblés dans tous les pays membres. Cela a dépassé les pires craintes», a-t-il ajouté. Il s’agit avant tout d’antibiotiques, de traitements anticancéreux, de médicaments anti-malaria et anticholestérol, d’antalgiques et de faux Viagra, a précisé le vice-président de la Commission. Nombre des saisies de 2008 venaient d’Inde, selon un rapport UE publié en juillet. Verheugen a dit s’attendre à ce que l’UE s’entende en 2010 sur des mesures de lutte contre ce fléau. La contrefaçon de médicaments devant, selon lui, être considérée comme un crime à sanctionner «de la façon la plus sévère». «Chaque contrefaçon de médicaments est une tentative d’hécatombe. Même quand un médicament ne contient qu’une substance inefficace, cela peut conduire à ce que des gens meurent parce qu’ils croient combattre leur maladie avec un médicament efficace», a argué Verheugen. «Je m’attends à ce que l’UE s’entende en 2010 pour que la voie empruntée par un médicament puisse être minutieusement suivie depuis sa fabrication jusqu’à sa vente. Il y aura ainsi des marques anti-contrefaçon sur les emballages et notamment un code-barre. Et aussi un scellé, pour qu’on voie clairement si quelqu’un a ouvert l’emballage, a-t-il dit. Les ministres de la Santé de l’Union européenne avaient plutôt bien accueilli en juin une proposition législative visant à éviter que des contrefaçons ne s’infiltrent dans la chaîne de distribution légale. Elle incluait une sécurisation des emballages de médicaments via des codes-barres, hologrammes et scellés, et un contrôle renforcé des acteurs de la chaîne, des grossistes aux pharmacies. Le Maroc, touché par le fléau, a abrité la semaine dernière à Tanger une rencontre qui a réuni les pays méditerranéens afin d’accorder leurs violons en matière de lutte contre la contrefaçon. «La résolution de Tanger» a donc permis de sortir avec plusieurs décisions. Les pays participants se sont engagés à créer des comités nationaux anti-contrefaçon et de coordonner leurs actions via l’échange d’information. Reste à souligner que la contrefaçon touche tous les secteurs économiques. Elle met en péril les économies nationales et affecte l’innovation et la compétitivité des entreprises. Elle représente aussi un énorme danger pour la santé et la sécurité des consommateurs, notamment lorsqu’il s’agit de médicaments ou de produits alimentaires.B. A. I.

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