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    Médicaments génériques: l’Inde doit penser aux pays pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    . MSF s’alarme des conséquences des accords de l’OMC sur la propriété intellectuelleRedoutant de voir se tarir une source essentielle de médicaments génériques bon marché contre le sida, l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) appelle l’Inde à penser aux malades des pays pauvres en élaborant sa nouvelle législation sur les brevets. Les députés indiens, qui s’apprêtent à en discuter, sont invités à “ne pas durcir leur loi au-delà de ce que leur impose l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et à s’assurer que l’Inde pourra continuer à produire des médicaments vitaux pour des millions de malades”. Sur 700.000 malades du sida traités par antirétroviraux (ARV) dans les pays en développement, la moitié reçoivent des médicaments génériques indiens. Pour les 25.000 patients soignés par MSF avec des ARV dans 27 pays, cette proportion s’élève à 70%, a souligné mardi 15 mars Annick Hamel, responsable MSF pour la campagne d’accès aux médicaments essentiels. “On a pu donner trois à cinq ans de survie à nos patients, que va-t-on faire après”, lorsqu’ils seront devenus résistants aux premiers traitements et qu’il faudra passer à des médicaments plus récents, jusqu’à dix fois plus chers, faute de génériques disponibles, a-t-elle expliqué devant la presse. Certains ont déjà besoin de traitements dits de “deuxième ligne”, qui coûtent 2.000 dollars par malade et par an, au lieu de 200 dollars pour les ARV de “première ligne”, précise-t-elle. “Pour les pays pauvres, il y aura les vieux médicaments et pas les nouveaux, c’est une discrimination importante”, insiste-elle. Les 700.000 malades du sida traités dans les pays pauvres fin 2004 représentent seulement 12% des 5,8 millions de patients ayant un besoin urgent de trithérapies, selon l’OMS, qui s’était fixé pour objectif de voir trois millions de malades sous ARV d’ici fin 2005. Or, dans les différents programmes de l’OMS et de l’Onusida, les coûts ont été calculés en fonction du prix des génériques, souligne MSF qui s’alarme des conséquences de l’application, à partir de 2005 en Inde, des accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle. Synthèse L’Economiste

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