×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Enquête

Médecins: Le temps plein aménagé reprend à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Après plusieurs semaines de tension, les cliniques privées et les enseignants du CHU Ibn Rochd sont parvenus à un accord autour de la reprise du TPA. Le contrôle sera en revanche renforcé.


IL ne faut pas faire la fine bouche. Les cliniques et les en-seignants-chercheurs de Casablanca ont fait voeu d'enterrer définitivement la hache de guerre. Les professeurs agrégés pourront de nouveau exercer, à raison de deux demi-journées par semaine au sein des établissements privés de Casablanca. La reprise du temps plein aménagé (TPA) est prévue pour vendredi 18 septembre. C'est ce que viennent de décider les praticiens lors d'une assemblée tenue samedi 12 septembre.
La réunion a vu la présence de représentants de l'Association des Cliniques Privées du Maroc, du Conseil Régional de l'Ordre, de la Faculté de Médecine de Casablanca et du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd.
C'est l'épilogue de plusieurs semaines de tensions entre les cliniques privées et les enseignants-chercheurs du CHU. A rappeler que les cliniques avaient décidé, le 5 juin, de suspendre le TPA, en représailles à une lettre émanant d'un groupe d'enseignants-chercheurs. La lettre dont le contenu avait été jugé très critique à l'égard notamment du président du Conseil Régional de l'Ordre, avait été diffusée par voie de presse.

En fait, cet épisode n'est que la face émergée de l'iceberg.
Derrière ces querelles de basse-cour se profile la question du contrôle du TPA. Officiellement, 180 professeurs agrégés exerceraient le temps plein aménagé au sein des cliniques privées de Casablanca. Officieusement, ce chiffre serait, et de loin, dépassé, qui plus est, par des médecins qui ne répondent même pas au profil requis, à savoir celui de professeur agrégé de médecine.
Bien avant la décision de suspension du TPA, une réunion organisée en début d'année par le collège des chirurgiens de Casablanca avait d'ailleurs permis de mesurer l'ampleur du problème. C'est d'ailleurs la question du contrôle qui serait à l'origine de la lettre des enseignants. En principe, cette tâche incombe au comité de suivi du TPA qui délivre les licences d'exercer. Au sein de cette instance siègent le président du Conseil Régional de l'Ordre, le directeur du CHU, le doyen de la Faculté de Médecine de Casablanca et deux représentants des enseignants choisis parmi leur corps: un professeur agrégé et un professeur titulaire. Ce comité avait effectué une visite surprise au sein d'une clinique de la place. Ce qui aurait suscité la colère d'un groupe d'enseignants-chercheurs.

Le contrôle, quitte à en venir à des sanctions, sera à nouveau à l'ordre du jour, puisqu'il sera le garant de la bonne marche du TPA. «Il est clair que toutes les parties doivent veiller à ce qu'il n'y ait pas de dérapages. On espère toutefois ne pas en arriver jusque-là. Nous comptons sur la responsabilisation de tout un chacun», explique le Dr Farouk Laraki, président de l'Association Nationale des Cliniques Pri-vées, qui déplore par la même occasion les préjudices qui ont pu être occasionnées aux patients «principaux victimes dans cette affaire».
Le comité de suivi doit d'ailleurs, dans les jours à venir, établir les listes relatives aux différentes affectations. Par ailleurs, il a été décidé que chaque établissement affiche le nom de ses médecins, en consultation ou en opération et leurs horaires de travail.
L'assemblée, qui s'est tenue le 12 septembre, a fait voeu de faire en sorte que le TPA ne connaisse plus de dérapage. Wait and see.


Intérêt


Bien qu'il se serve de l'infrastructure et de la logistique de la clinique, le médecin qui pratique le TPA perçoit directement les honoraires que lui verse le patient. Par ailleurs, ces médecins n'étant pas patentés, les cliniques jouent le rôle de percepteurs pour le compte du Fisc. Les établissements doivent en effet prélever au titre de l'IGR 30% de leurs recettes. La retenue, qui est libératoire, avait été introduite par la Loi de Finances 1997/98. Par conséquent, l'on peut s'interroger sur l'intérêt pour les cliniques de proposer leurs plates-formes à l'exercice du TPA.

Mohamed Benabid

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc