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    Enquête

    Médecine du travail : Des défaillances de prévention dans les hôpitaux

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Organisé par la Société Marocaine de Médecine du Travail et d'Ergonomie (Somametre), le 4ème congrès national de médecine du travail a été tenu à Casablanca les 19, 20 et 21 janvier: La carence en matière d'enquêtes effectuées en entreprises a été soulignée.

    La pathologie ORL a été le principal thème retenu par le Congrès Médecine du Travail. Mais quelques éludes pointues retiennent l'attention: l'une (la minoterie de Fès) en raison de la méthodologie utilisée et du choix de la population-cible (minotiers) et les autres à cause de gravité des affections risquées. L'étude sur la minoterie de Fès a prouvé que la farine de blé entraînait surtout des affections des petites bronches. Des mesures de prévention collectives (aspiration des poussières à la source) et individuelles (port de masques) seraient opportunes.

    Les affections de type asthme, rhinite, bronchite chronique, conjonctivite et dermite sont plus fréquentes chez la population exposée que chez la population témoin. Outre le fait que l'ancienneté n'est pas un paramètre significatif, l'étude a montré que la tabagisme peut provoquer des affections respiratoires plus chez les exposés fumeurs que chez les exposés non fumeurs.

    L'étude a porté sur un échantillon de 207 personnes, dont 127 minotiers âgés de 19 à 60 ans, constituant la population exposée, et 80 employés du centre hospitalier de Fès constituant la population témoin.

    Les méthodes utilisées ont été celles des questionnaires, des examens cliniques et de mesure du DEP (débimétrie de pointe méthode permettant de calculer certaines formules pur déterminer d'éventuelles affections respiratoires).

    Hépatite et HIV en milieu hospitalier

    Par ailleurs, parmi les études réalisées en milieu hospitalier, deux ont été menées au CHU de Rabat. La première, portant sur la prévalence des marqueurs sériques de l'hépatite B au sein d'une population à haut risque, était basée essentiellement sur une étude séro-épidémiologique. Les résultats ont montré que, parmi les 130 prélèvements effectués au sein des corps médical et paramédical, 50% des individus étaient positifs au marqueur de l'hépatite B, avec un maximum dans les services d'hématologie et de parasitologie, et un minimum au service des radio-isotopes.

    A l'inverse de l'étude sur la minoterie de Fès, celle-ci a montré que l'âge et l'ancienneté étaient des facteurs déterminants.

    Mme Akesbi, du CHU de Rabat, a d'autre part souligné que deux campagnes de vaccination ont été effectuées aux CHU de Rabat et de Casablanca.

    Une autre étude, concernant "le SIDA et le risque professionnel en milieu hospitalier", a porté sur un échantillon de 140 personnes de différents services et de différentes catégories (médecins et auxiliaires de santé), relativement jeunes et de moins de 10 ans d'activité professionnelle.

    Les risques dans la réparation automobile

    Le risque de contamination par le virus chez le personnel de santé étant faible (< 1%) demeure néanmoins important, en raison de la gravité de l'affection.

    La méthodologie a été celle du sondage aléatoire (par questionnaires). Parmi les principales conclusions retenues, Mme El Kasri, du CHU de Rabat, a souligné que la majorité du personnel "ignorait l'essentiel des mesures préventives contre le SIDA". L'étude a relevé par ailleurs l'insuffisance des moyens de protection.

    Pour leur part, des médecins français intervenants ont notamment rappelé que le nettoyage des véhicules pouvait provoquer des dermatoses (du type taches d'huile). La charge des accumulateurs, en plus du risque de brûlure, pouvait provoquer par l'effet "d'électrolyse relative" et le dégagement d'hydrogène et d'oxygène en découlant, des explosions. Pendant l'opération de démontage des carburateurs, une opération apparemment anodine, le carburant utilisé peut provoquer des pathologies pulmonaires.

    Enfin, le réglage des moteurs entraîne de fortes émanations de monoxyde de carbone de dioxyde d'azote (NO2), gaz toxiques. Des mesures préventives existent, ont rappelé les médecins, parfois de coûts élevés: ports de masques, de sabots spéciaux.

    Mais il y a aussi de simples opérations, tels le rangement des outils et le nettoyage des tâches d'huile, comme mesures de prévention.

    M.B.

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