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Mauritanie: La pire crise alimentaire pour cette année

Par L'Economiste | Edition N°:2750 Le 07/04/2008 | Partager

. Elle serait liée à la nature et à la conjoncture internationale . Le Programme alimentaire mondial lance un SOS UNE invasion de locustes (criquets) et des mauvaises conditions climatiques ont entraîné une crise alimentaire et de malnutrition dans la région du Sahel. Les pays les plus touchés sont le Niger, le Burkina Faso, le Mali et la Mauritanie.C’est cette dernière qui en subira le plus les conséquences, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), décrétant une crise alimentaire sérieuse pour l’année 2008, due à la hausse des prix des céréales au niveau mondial. Il conseille à ce pays de détaxer les produits alimentaires.Le pic de cette crise se fera sentir durant la période mai-juillet, indique le PAM. Il estime à plus de six millions de dollars les aides d’urgence dont le pays aurait actuellement besoin. Même si un programme global de 29.000 tonnes de produits alimentaires a été prévu, les besoins seront d’ici peu beaucoup plus importants. Selon l’ONU, la Mauritanie subit les retombées de la hausse des prix du pétrole, des matières premières, des produits alimentaires, de la réorganisation des principaux itinéraires commerciaux et de l’affaiblissement du dollar. 26% des Mauritaniens (750.000 personnes) subissent encore à ce jour les conséquences de l’invasion des locustes de l’an dernier. Les résultats d’une mission d’évaluation de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge montrent que la persistance de cette crise alimentaire chronique atteint même les animaux d’élevage.Le président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a annoncé, le 5 mars, les grandes lignes du nouveau programme d’urgence destiné à faire face à la flambée des prix des denrées de première nécessité: augmenter de 10% les salaires de base et pensions de retraite des fonctionnaires, stabiliser les prix de l’eau, de l’électricité et du gaz, en injectant des subventions, ainsi qu’exonérer le riz de l’ensemble des taxes de douane. Il appelle également les commerçants détaillants à collaborer en facilitant l’accès des plus démunis aux denrées alimentaires et en évitant d’appliquer des marges élevées.Pour le blé, le président a indiqué que son prix de vente sera le même sur tout le territoire, atteignant 5.000 ouguiyas dans les banques de céréales et les points de vente subventionnés par l’Etat. Le prix des aliments du bétail sera plafonné à 4.000 ouguiyas pour permettre aux populations les plus nécessiteuses de nourrir leurs animaux.Parmi ces mesures, figurent celles relatives à la révision des impôts et taxes sur les produits de base importés par la Société national d’import-export (SONIMEX) et à la mise à disposition d’un stock alimentaire de réserve dans toutes les régions du pays. La Mauritanie importe 70% de ses besoins alimentaires.


Pauvreté globale?

ELLE reste à démonter selon certains experts. La Mauritanie dispose de deux atouts économiques: sa zone maritime d’intérêt économique et ses mines. l’État retire des profits directs de l’exploitation de ces ressources qui font partie du patrimoine national, qu’il gère au nom du peuple mauritanien. En conséquence, les fruits de l’exploitation de ce patrimoine national devraient profiter directement aux couches les plus défavorisées de la population au titre de la solidarité nationale.Synthèse L’Economiste

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