×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Matériaux de construction
Les équipementiers espagnols se replient au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:3399 Le 05/11/2010 | Partager

. Plus d’une centaine d’entreprises installées après le déclenchement de la crise . Energie, mobilier, menuiserie, sanitaire, revêtement de sol, autres activités cibléesL’immobilier séduit. En témoigne l’attrait qu’il exerce sur les investisseurs étrangers. «Pas moins de 15 milliards de DH sous forme d’investissements directs étrangers y ont été injectés sur les années 2008 et 2009», indique Abdellatif Mâzouz, ministre du Commerce extérieur en marge du Salon international du bâtiment qui tient sa 13e édition du 1er au 7 novembre au parc d’exposition de l’Office des foires de Casablanca. La manne est donc intervenue en pleine crise. Proximité oblige, les espagnols ont pris la tête du peloton. Pour se positionner sur le marché marocain, ils sont venus cette année en grand nombre. Le pavillon regroupe en effet, 65 entreprises des divers secteurs du BTP. Matériaux de construction, énergie, meubles de maison et d’hôtellerie, menuiserie du bâtiment, revêtement de sols, peintures et sanitaires y sont exposés. Mais la participation espagnole n’a pas pour seul objectif de décrocher des contrats. «L’ambition est de concrétiser des partenariats, voire des délocalisations de part et d’autre», s’empresse de préciser José Maria Candav, responsable de l’Agence andalouse de promotion extérieure (Extenda). Le mouvement a été surtout accéléré par la crise internationale qui a plongé le secteur espagnol de l’immobilier dans un marasme sans précédent alors qu’au Maroc les effets ont été quelque peu amortis. L’Espagne fut en effet, l'un des pays les plus affectés au monde par la crise financière internationale et par la suite la récession économique. A l’origine l’explosion de la bulle spéculative immobilière mais aussi l’arrimage du secteur des matériaux de construction au marché américain. Du coup, la construction neuve s'est effondrée à plus de 40% dans certaines régions entraînant une forte chute des prix après une explosion de 15% par an sur une longue période. Spéculation entretenue par l’importance des crédits bancaires à des taux jugés trop bas. A telle enseigne que plus de 80% des ménages se trouvent endettés sur une longue période. Et, l’encours représenté 100% du PIB. Le surplus de la spéculation aurait atteint 325 milliards d'euros, selon un rapport de la Banque centrale espagnole. Et, les créances en souffrance ont connu une croissance à 2 chiffres entre 2008 et 2010. Pour la région d’Andalousie, l’intérêt pour le Maroc remonte à 2004. Mais les implantations sont devenues réelles après le déclenchement de la crise. Actuellement, plus d’une centaine d’entreprises de la région y sont installées. Elles ont investi divers secteurs et notamment, les matériaux de construction, l’énergie, l’agriculture et l’agro-industrie. «Le mouvement devrait s’amplifier davantage», pronostique Candav. A l’appui, évoque la forte participation des entreprises andalouses qui représentent plus des deux tiers des exposants espagnols. C’est que l’essor que connaît le marché marocain est notamment porté par le secteur de la construction et de l’hôtellerie. De plus, dans le contexte de la globalisation, les habitudes de consommation des Marocains s’orientent de plus en plus vers des produits haut de gamme mais à des prix compétitifs. D’où, la percée réalisée par l’industrie des meubles espagnols. Les Espagnols occupent aujourd’hui le 2e rang comme fournisseur du Maroc après la Chine et loin avant la France. Or, l’ambition est de se positionner dans un segment supérieur du mobilier en termes de style et de qualité tout en préservant la compétitivité face aux autres fabricants européens. Cela est réalisable dans le cadre d’une délocalisation.Autre centre d’intérêt, les énergies renouvelables. Le Maroc, qui est net importateur des produits pétroliers, affiche une ferme volonté de développer les énergies propres. Dans ce cadre des contacts entre institutionnels et opérateurs privés des deux pays sont nettement en avance. Ils ciblent des partenariats d’échange d’expertise et de collaboration.Mais le secteur des matériaux de construction demeure de loin le plus attrayant pour les Andalous. De par son importance au niveau de la région mais aussi à cause des effets de la crise dont il souffre encore. Il concentre plus de 6.000 entreprises employant 100.000 personnes. Mais malgré tout, il s’érige en secteur en perpétuelle innovation à la quête de gain en productivité et en valeur ajoutée. «Et, les entreprises andalouses possèdent d’importants atouts pour se redéployer à l’international y compris des partenariats», rassure, le responsable de l’Extenda. Mieux encore, le secteur ambitionne de muer en référence de promotion d’un modèle de développement durable.A. G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc