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Masse monétaire en Novembre : Augmentation des dépôts à terme et stabilisation des crédits à l'économie

Par L'Economiste | Edition N°:64 Le 28/01/1993 | Partager

Après avoir baissé de 0,27% en Septembre et enregistré une légère hausse en Octobre, la masse monétaire s'est stabilisée à 143 milliards de DH en Novembre 1992.Comparée au même mois de 1991, elle s'est accrue de 10,9%.

Les disponibilités monétaires (monnaie fiduciaire + monnaie scripturale), en hausse de 7,3% d'une année à l'autre, se sont établies à 107,3 milliards de DH, enregistrant ainsi un recul négligeable par rapport aux 108,1 milliards observés en Octobre. Un an plus tôt, c'est-à-dire en Novembre 1991, elles étaient de 100 milliards.

Avec 35,1 milliards de DH en Novembre 1992 contre 35,9 milliards en Octobre de la même année, la monnaie fiduciaire a accusé une baisse de 2,2%, à 35,1 milliards de DH. Par rapport à l'égale période de 1991, cette masse avait grimpé de 4,5%.

La monnaie scripturale, elle, s'est élevée à 72,2 milliards de DH, se stabilisant à son niveau d'Octobre. A l'intérieur de cette rubrique, l'augmentation des dépôts à vue à l'Institut d'Emission (+2,2% à 1,3 milliard), et dans une moindre mesure, celle des dépôts à vue dans les banques et au trésor, s'est effectuée au détriment des dépôts aux chèques postaux, en retrait de 3% à I ,5 milliard. L'analyse détaillée des dépôts à vue dans les banques met en exergue de faibles taux de variation d'Octobre à Novembre. En effet, les comptes de chèques, les comptes courants et comptes sur carnet se sont pratiquement stabilisés à 33,3, 15,6, et 11,9 milliards de DH.

Repli des réserves internationales

La quasi-monnaie, c'est-à-dire les dépôts à terme, a grimpé à 35,7 milliards de DH, soit une hausse de 2,5% par rapport à Octobre et de 23,6% par rapport à Novembre 1991. Le nombre croissant des dépôts, compensant les opérations de retrait effectuées au cours de la période considérée, explique la tendance de la quasi-monnaie.

L'examen des contreparties de la masse monétaire met en évidence le fléchissement des avoirs extérieurs nets et la progression des créances sur le Trésor, les crédits à l'économie étant restés pratiquement stables.

Les avoirs extérieurs nets, en hausse de 30,4% relativement à Novembre 1991, ont en effet baissé de 2,5% à 32,6 milliards en Novembre 1992 par rapport à Octobre, mois au cours duquel ils avaient atteint 33,5 milliards. Cette régression découle de l'effet conjugué du recul des avoirs en devises convertibles de l'Institut d'Emission (-1,9% à 30 milliards) et des disponibilités en DTS (-1,6%), l'ensemble des réserves internationales ayant connu un repli d'environ 2%.

La progression de 2,6% à 53,8 milliards de DH des créances sur le Trésor est due à l'appréciation des postes "créances nettes de la Banque Centrale" (+24,1% à 9 milliards) et "dépôts des banques au Trésor" (+38,4% à 36 millions de DH).

Après avoir baissé de 1,1% en Août et repris en Septembre et Octobre (+ 1,2% et +2,4% respectivement), les crédits à l'économie se sont établis à 64,9 milliards en Novembre contre 65 un mois plus tôt. Comparés à Novembre 1991, ces crédits sont en hausse de 14,4% puisqu'ils n'atteignaient alors que 56,7 milliards.

Sur ces 64,9 milliards, 9,8 ont été consentis par la Banque Centrale, soit une baisse de 12,5%, par rapport à Octobre et de 10,6% par rapport à Novembre 1991. La chute accusée par I' escompte (20,2% à 2,3 milliards) et les effets en cours de recouvrement ( près de 60% à 701 millions de DH) explique la chute globale des crédits à l'économie en provenance de l'Institut d'Emission.

Crédits immobiliers

Les crédits distribués par les banques de dépôts, eux, se sont accrus de 2,3% à 55 milliards. Tous les crédits, court, moyen et long termes, ont contribué à cette hausse. Ce constat est plus significatif pour les crédits à long terme, puisqu'ils ont grimpé de 4,3% à 3,2 milliards. L'augmentation de 3% à 4,6 milliards enregistrée par les crédits immobiliers est, entre autres, à l'origine d'une telle évolution.

Les crédits à court et moyen termes, de leur côté, n'ont progressé que de 2,5 et 1,4% respectivement.

L'augmentation des crédits à court terme résulte, d'après les statistiques, de l'amélioration des crédits de Trésorerie, lesquels ont atteint 33,8 milliards (+1,5%) sous l'impulsion des facilités de caisse (+2%). En revanche, les créances nées sur l'étranger et les crédits à l'exportation ont respectivement fléchi de 5,7% à 3,3 milliards et de 1,5% à 5,4 milliards.

Hakima EL MARIKY

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