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    Masse monétaire en février : Les crédits ont augmenté de 19% sur un an

    Par L'Economiste | Edition N°:226 Le 18/04/1996 | Partager


    Les crédits à l'économie se maintiennent au-dessus de 91 milliards de DH pendant que les avoirs extérieurs s'amenuisent. Les réserves en devises convertibles ne représentent plus que 29 milliards de DH.


    Les moyens de paiements ont totalisé près de 186,4 milliards de DH en février, marquant une hausse de 5,9% en variation annuelle. En janvier 1996 et décembre 1995, ils étaient respectivement de 185,64 et 186,66 milliards.
    Globalement, les contreparties de la masse monétaire, à savoir les avoirs extérieurs nets, les créances sur le Trésor et les concours à l'économie, observent la même tendance depuis plusieurs mois.
    Les avoirs extérieurs nets continuent donc de baisser. De 39,6 milliards de DH en février 1995, ils sont tombés à 34,1 milliards en décembre, à 33,67 milliards en janvier puis à 33,3 milliards le mois suivant.
    Cet amenuisement résulte des avoirs extérieurs bruts de Bank Al-Maghrib (-18,4% à 32,2 milliards) et des banques de dépôts

    (-21,5% à 5,2 milliards). La régression des avoirs de la Banque centrale est exclusivement due aux avoirs en devises convertibles qui sont en baisse de 20% à 29 milliards. Quant aux engagements extérieurs, ils ont diminué de plus d'un tiers (37,3%), passant de 6,5 à 4 milliards en un an.
    Totalisant 74,6 milliards de DH, les créances sur le Trésor ont augmenté de 4% après 7,9% en janvier. Sous l'effet de la hausse des avances à l'Etat (18,4 milliards contre 12,3 milliards en février 1995), les créances propres de l'Institut d'émission se sont accrues de 39,4% à 18,7 milliards. Les créances des entreprises et des particuliers, c'est-à-dire les contrevaleurs des dépôts auprès des chèques postaux et du Trésor, ont, pour leur part, progressé de 4% à 7 milliards de DH. Ont également contribué à la hausse de l'endettement du Trésor les dépôts des banques commerciales auprès du CCP et du Trésor. Ceux-ci se sont élevés à 10 millions de DH contre seulement 34 millions en février 1995.

    En revanche, le portefeuille d'effets publics s'est réduit de 5,2% pour s'établir à 49,4 milliards de DH, dont 1,05 milliard pour la Banque centrale (5 millions de DH en février 1995) et 48,35 milliards pour les banques commerciales (52,13 milliards en 1995)
    Avec environ 91,6 milliards de DH, les crédits à l'économie ont affiché, eux, un accroissement de 19,4% après 17,9% en janvier. Il est à rappeler que la Banque centrale table cette année sur une hausse entre 10 et 12%.
    Les crédits alloués par Bank Al-Maghrib se montent à 9,4 milliards, soit 21,8% de plus qu'en février 1995. Une variation imputable essentiellement au poste "autres concours" qui représente 7,66 milliards de DH (+10,1% par rapport à février 1995).
    Les crédits distribués par les banques commerciales se chiffrent à 82,17 milliards, en hausse de 19,1%. Les crédits à court terme, constitués à hauteur de 30,24 milliards par les facilités de caisse, ont atteint près de 61,5 milliards (+21,3%). Les crédits à moyen terme se sont élevés, eux, à 15,1 milliards (+9,4%). Quant aux crédits à long terme, ils se sont situés autour de 5,56 milliards, soit une progression de 24,5%.

    Hakima EL MARIKY

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