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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire en décembre : Le Trésor réduit sa dette auprès de la Banque d'Emission

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    La masse monétaire a repris sa hausse en décembre 1992. Elle s'était maintenue en baisse depuis août avant de se stabiliser en novembre. L'ensemble de l'année 1992 a été marqué par un tassement de la masse monétaire résultant de la décélération du rythme de progression des avoirs extérieurs nets et de la quasi-stabilité des crédits à l'économie.

    En décembre 1992, la masse monétaire s'est établie, selon des chiffres provisoires, à 146,3 milliards de DH contre 143,1 un mois plus tôt, en progression de 2,26%. Rapportée à décembre 1991, elle s'est accrue de 9,1%.

    Les trois composantes de la masse monétaire ont toutes contribué à cette progression, qui reste toutefois limitée, comparée à celle enregistrée entre décembre 1991 et décembre 1990 (+16,7%). Sur trois ans, la masse monétaire se sera donc tassée sous les effets de la politique monétaire.

    Les disponibilités monétaires (monnaie fiduciaire + monnaie scripturale) se sont élevées à 109,9 milliards, enregistrant une hausse de 2,9% par rapport à novembre et de 6,9% par rapport à décembre 1991.

    Avec 35,6 milliards de DH contre 35,1 en novembre, la monnaie fiduciaire a augmenté de 1,34%. Comparée à décembre de l'année précédente, elle a grimpé de 4%.

    La monnaie scripturale, elle, a atteint plus du double de la monnaie fiduciaire, soit 74,2 milliards représentant une hausse de 2,9% et 6,9% relativement à novembre 1992 et décembre 1991 respectivement. L'observation des composantes de la monnaie scripturale met en exergue une baisse de 12,4% à 1,1 milliard de DH des dépôts à vue à l'Institut d'Emission. Ces dépôts n'atteignent pas leur niveau de décembre 1991 puisqu'ils sont en recul de 3,7%. En hausse de 5,8% comparativement à décembre de l'année précédente, les dépôts au Trésor se sont stabilisés à 4,9 milliards, selon des données provisoires. En revanche, les dépôts à vue dans les banques de dépôts ont bondi de 3,5% à 66,6 milliards par rapport à novembre et dépassent de 7,9% ceux enregistrés un an plus tôt (61,7 milliards).

    33,7 milliards d'avoirs extérieurs

    La quasi-monnaie, c'est-à-dire les dépôts à terme se sont appréciés de 1,8% à 36,4 milliards par rapport à novembre et de 19,8% par rapport à décembre 1991.

    Les avoirs extérieurs, les créances sur le Trésor et les crédits à l'économie, les composantes des contreparties de la masse monétaire, ont toutes progressé en décembre 1992. Mais seules les créances sur le Trésor ont connu un rythme de croissance plus rapide qu'en 1991.

    En décembre 1992, les avoirs extérieurs nets se sont donc établis à 33,7 milliards de DH, en hausse de 20,9% par rapport à décembre 1991 contre 32,3% un an plus tôt. Parmi ces avoirs extérieurs nets, les réserves internationales ont atteint 32,9 milliards de DH, dont près de 31 constituent des avoirs en devises convertibles (+3,6% et +30,5% par rapport à novembre 1992 et décembre 1991 respectivement).

    En hausse de 7,6% par rapport à décembre 1991, les créances sur le Trésor ont grimpé de 2,6% à 55,3 milliards relativement à novembre. Le Trésor s'est essentiellement financé auprès des banques de dépôts. En effet, l'accroissement de ses créances provient principalement du portefeuille d'effets publics du système bancaire qui s'est élevé à 39,5 milliards de DH, dont 2 millions concernent l'Institut d'Emission. Rapporté à novembre 1992 et décembre 1991, ce portefeuille s'est amélioré de 3,4 et 18,4% respectivement. En contrepartie, le Trésor a réduit ses dettes auprès de l'Institut d'Emission. Ce comportement résulte des différentes hausses de la réserve obligatoire en 1992. Le recours accru du Trésor au système bancaire s'est confirmé à partir d'octobre.

    Les crédits à l'économie, qui sont restés stables en novembre après avoir connu des taux de croissance de 1,2 et 2,4% en septembre et octobre respectivement, ont enregistré un saut de 1,8% à 66 milliards par rapport à novembre. Comparés à décembre 1991, ils sont en hausse de 11,4%. Leur évolution rompt avec le trend observé en 1991. Selon le ministre des Finances, la contraction des crédits à l'économie s'impose. "L'année dernière, nous avons eu une augmentation de 43% des crédits à l'économie, ce stock est toujours là, facteur potentiel d'inflation et de désordres", avait-il déclaré dans les colonnes de L'Economiste. Les crédits distribués par la Banque Centrale en décembre 1991 (10,7 milliards de DH) dépassent ceux de décembre 1992 (9,4 milliards), en fléchissement de 12%. En revanche, les crédits à l'économie consentis par les banques de dépôts (56,5 milliards) se sont accrus de 16,6% par rapport à décembre 1991 et de 3% par rapport à novembre 1992. Leur accroissement découle de l'effet conjugué de l'expansion des crédits à court terme, qui sont passés de 36,8 à 42,4 milliards de décembre 1991 à décembre de l'année suivante, et des crédits à moyen terme (10,9 milliards au lieu de 9 environ en 1991).

    Crédits à la consommation

    Les crédits à court terme, qui ont occupé en 1992 comme en 1991 l'essentiel des fonds distribués par le banques, sont passés de 36,8 à 42,4 milliards de décembre 1991 à décembre de l'année suivante, et ont été multipliés par 3,4% par rapport à novembre, sous l'impulsion des crédits de trésorerie. Ceux-ci se sont élevés à 34,4 milliards de DH, en hausse de 13,6% par rapport à décembre 1991. Représentant 55,2% du total des crédits accordés en 1992, ils ont été tiré par les créances commerciales sur le Maroc (3,8 milliards), les crédits divers (2,3 milliards) et dans une moindre mesure par les escomptes de chèques (990 millions). Les crédits trésorerie ont culminé en avril dernier (+4,4%) suite aux besoins des trésoreries d'entreprise pour s'acquitter de leurs impôts.

    Les créances nées sur l'étranger sont tombées de 12,4% à 3,4 milliards par rapport à décembre 1991.

    Les crédits à l'exportation sont accrus de 3,3% à 9 milliards DH comparativement à novembre mais sont en baisse de 12,5% rapportés à 1991. Les crédits à la consommation, eux, ont bondi de 19% relativement à décembre 1991.

    Hakima EL MARIKY

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