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    Masse monétaire en 1998: Croissance en dessous du plafond prévu

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    · Ce sont les placements boursiers qui absorbent la monnaie

    · Recul des créances sur l'Etat

    · Les avoirs extérieurs continuent leur progression


    L'objectif monétaire fixé à 8% pour 1998 n'a pas été atteint au terme de l'année dernière. Mais si l'on y ajoute les liquidités, telles que les actifs émis respectivement par les OPCVM, l'objectif est dépassé.
    En tout cas les disponibilités ont progressé de 6,5% à près de 246 milliards de DH à fin décembre 98. Un mois auparavant, elles avaient grimpé de 6,4%. L'évolution enregistrée en l'espace d'un mois relève notamment du comportement des concours à l'économie en hausse de 2,7% contre 0,3% pour les créances sur l'Etat. Les avoirs extérieurs, eux, ont progressé de 1,2%.
    Au terme de 1998, la masse monétaire a marqué une évolution plus lente par rapport à l'année glissante durant laquelle elle s'était accrue de 9,2%. Résultat: elle a par conséquent été en deçà de l'objectif fixé par les autorités monétaires. Rappelons que ce dernier est arrêté de façon à assurer un suivi du taux d'inflation par rapport à la croissance de la masse monétaire. Le but est de maîtriser en fin de compte le déficit budgétaire.

    Les crédits à l'économie se maintiennent toujours. Ils ont réalisé une progression de 10,3% par rapport à la même période de l'année dernière avec un peu plus de 175 milliards de DH. Ces concours ont évolué de façon plus importante durant le deuxième semestre, du fait que l'activité économique est plus soutenue durant cette période. Ils avaient toutefois enregistré un léger tassement durant le début de ce semestre. A rappeler qu'il y avait eu une grande poussée des engagements au deuxième trimestre en raison de l'accélération des financements longs.
    Les crédits à long terme ont enregistré la plus importante évolution par rapport à l'année glissante, soit une hausse de 16,06% avec 31,842 milliards de DH contre 27,43 milliards à fin 1997.
    Ce sont les crédits à l'habitat, suivis dans une moindre mesure de ceux de l'équipement, qui continuent à tirer les crédits à long terme à la hausse. Ces deux catégories de crédits étaient respectivement de 6,64 milliards de DH et de 1,52 milliard au terme de l'année dernière.
    Les premiers ont progressé de 21,2% par rapport à 1997. Les seconds, eux, se sont accrus de 18,95%.

    Quant aux crédits à moyen terme, ils ont reculé de 0,2% par rapport à fin 97 mais ont évolué de 1,9% depuis le mois de novembre.
    Ces crédits sont constitués pour l'essentiel des crédits à l'équipement, lesquels ont totalisé 13,27 milliards à fin 98. Ils se sont accrus de 9,89% par rapport à l'année précédente où ils ne dépassaient guère 12,07 milliards de DH.
    En revanche, les crédits à l'exportation ont accusé un recul de 64% en comparaison avec l'année 1997. Cette régression s'est faite de façon continue durant l'année, puisqu'en novembre ces crédits avaient reculé à 17 milliards de DH contre 25 milliards au terme de l'année glissante. Ils comprennent les créances nées sur l'étranger et les crédits de préfinancement à l'exportation.
    Les crédits à court terme, eux, se taillent toujours la part du lion en termes de valeur. Ils ont atteint plus de 75 milliards de DH à fin 98 contre 68,63 milliards au terme de l'année précédente. Ils ont ainsi progressé de 10,36%.

    Les créances sur l'Etat reculent


    Les facilités de caisse continuent à occuper le premier rang au sein de ce type d'engagements. Elles ont connu une hausse de 9,1% par rapport à l'année glissante, totalisant ainsi un peu plus de 37 milliards de DH. Les crédits à la consommation, eux, sont restés presque stables avec une hausse qui ne dépasse guère 0,04%. Ainsi, ils étaient de 22,07 milliards à fin 98 contre 22,06 l'année d'avant.
    Enfin, les créances en souffrance, 12,61% du total des crédits à l'économie accordés par le système bancaire, ont grimpé de 27,6% entre décembre 1997 et décembre 1998. Les avoirs extérieurs maintiennent leur croissance. Avec une hausse annuelle de 5,6%, ils ont atteint un peu moins de 43 milliards de DH au lieu de 40,6 milliards à fin 97. A souligner que cette contrepartie est très volatile puisqu'elle dépend de façon significative des effets saisonniers et des phénomènes ponctuels tels que les privatisations.
    Les créances de l'Etat, eux, ont contrairement aux agrégats accusé un recul.
    En effet, avec un repli de 0,9%, elles ont régressé à 85,57 milliards de DH à fin décembre 1998 contre 86,36 milliards pour l'année glissante.
    Cette situation s'explique par le fait que le Trésor rejette les propositions des banques d'une part et le manque de liquidités chez certaines banques pour souscrire aux adjudications en bons du Trésor, d'autre part.

    Rafik IKRAM

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