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Marrakech/Ramadan: Effervescence à la médina

Par L'Economiste | Edition N°:2854 Le 05/09/2008 | Partager

. Les dattes et la chebakia ont toujours le vent en poupe. Des coopératives et des métiers se créent le temps d’un mois . Attention aux pickpocketsChaud le Ramadan à Marrakech. Pas seulement du côté des températures, mais aussi des prix. Et même si les ménages ont dépensé au cours des vacances d’été, il n’est pas question de se serrer la ceinture durant le Ramadan. On le sait, les consommations augmentent durant ce mois caractérisées par de grandes fièvres acheteuses. Dans le quartier d’El Kasba, fief de la médina de Marrakech, ce n’est encore que la matinée en ce premier jour de Ramadan, mais les vendeurs et les jeûneurs aussi sont déjà sur le pied de guerre. Les fortes odeurs de chebakia (gâteau traditionnel) et de msemen embaument déjà l’atmosphère, chatouillent les narines... Charrettes et étals sont garnis de variétés de nourriture. Les premiers clients sont déjà là.Avec la place de Bab Doukkala, c’est le quartier de référence pour «l’industrie alimentaire artisanale» en ce mois de Ramadan. Impossible d’en sortir les mains vides. Sur des étals de fortune, hommes et surtout femmes et enfants proposent toutes sortes de marchandises. Selon les vendeurs, le remue-ménage débute dès 10 heures du matin. Il durera jusqu’au dernier quart d’heure avant la rupture du jeûne. Ici, derrière les remparts de la ville ocre, le Ramadan est vécu aux sons des cris et des odeurs alléchantes. La plupart des commerces se transforment, l’espace d’un mois, en traiteurs ou vendeurs d’oeufs et de tout ce qui est consommable. «Les yeux mangent avant le ventre», comme dit l’adage marocain. Les tables vont être garnies, «même si trop souvent, toute cette nourriture est jetée», fait remarquer un jeûneur, grand habitué de Bab Doukkala. Un quartier qui connaît un surprenant regain d’intérêt durant ce mois sacré. Il ne désemplit pas sauf à l’heure du ftour. Plus que toute autre, une boutique attire des files de clientèle. Celle connue pour sa chebakia hors pair, mais surtout à petit prix: 15 DH le kilo. Surprise cette année, elle vient de doubler ses tarifs. Même si ce fameux gâteau traditionnel est hors de prix aux yeux de quelques ménagères, il continue d’avoir le vent en poupe. Plus même, à l’instar des dattes, les jeûneurs en achetaient ce premier jour de Ramadan en grande quantité.A Bab Doukkala, les vendeurs de charbon ou encore de beignets se transforment le temps d’un mois en commerçants de baghrirs (crêpes), chebakia et autres chhiouates du Ramadan. Ici, les files d’attente sont longues. Le bouche à oreille reste le meilleur outil de promotion. Certains ont réussi à fidéliser les clients au fil des ans. Car, sur place, ces vendeurs occasionnels s’organisent. Le trophée des commerçants est sans doute attribué aux femmes au foyer qui se transforment au fil des saisons en traiteurs et marchandes hors pair. En vraies professionnelles, elles ont créé un «derb industriel féminin» et une production à la chaîne minutieusement préparée. Les affaires marchent bien depuis le matin, se réjouit cette vendeuse occasionnelle. «Ce travail me permet de préparer l’hiver», dit-elle.16 h, ce premier jour de ramadan, tous les marchands se préparent à l’arrivée massive des fonctionnaires. Les vendeurs d’ustensiles de cuisine en bois tentent aussi leurs chances. On ne sait jamais. Plus que trois heures avant le ftour, c’est alors le pic de la consommation, mais aussi des vols à l’arraché et des pickpockets, indique cet agent de sécurité. Les détrousseurs profitent de l’effervescence pour commettre leurs forfaits. «Les premiers jours du Ramadan sont considérés comme de grands jours d’alerte». Alors, il vaut mieux prévenir.


Les boulangeries de la partie

En dehors de la médina, toutes les boulangeries affûtent leurs armes et leurs ingrédients pour le mois de Ramadan. Il est vrai qu’elles sont concurrencées depuis quelques années par les grandes surfaces. Mais quel est le ménage qui ne passera pas par Al Kawatar ou la pâtisserie Ayour ou encore Alpha 2000? Le Ramadan est une aubaine pour les pâtisseries et pour beaucoup de traiteurs qui enregistrent des hausses de ventes. C’est, pour certains, l’unique mois de l’année pour réaliser un bon chiffre d’affaires. «Nous doublons notre effectif dans le magasin et dans les cuisines pour faire face à la demande», indique cette gérante. Dans cette boulangerie à Daoudiat par exemple, il faut jouer des coudes. «Ici, les préparatifs démarrent à l’aube et durent jusqu’à la fin de la journée», indique-t-on. Et les caisses enregistreuses ne s’arrêtent pas non plus!De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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