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    Marrakech
    Les opérateurs touristiques font grise mine

    Par L'Economiste | Edition N°:2753 Le 10/04/2008 | Partager

    . Les statistiques officielles pas très reluisantes. Les nuitées chutent de 5% dans les hôtels classés. Les maisons d’hôtes prennent le dessusMarrakech perd du terrain. Comme annoncé par L’Economiste ces dernières semaines, la première destination touristique du pays recule. Une contre-performance qui vient d’être confirmée par les statistiques du ministère du Tourisme. Et qui est loin de faire les affaires des opérateurs locaux. Ainsi, en terme de nuitées - indicateur très important - , la ville a affiché une baisse de 5% par rapport à la même période en 2007, avec un total de 429.565 enregistré dans les établissements d’hébergement touristique classés. Au niveau des arrivées, ils étaient quelque 115.630 touristes à avoir choisi Marrakech comme destination, en baisse de 8%. Selon le ministère du tutelle, cette situation s’explique principalement par le résultat négatif enregistré sur les marchés français (-14%), belge (-29%) et britannique (-8%). Ainsi, la baisse des nuitées de 8% depuis le début de l’année serait principalement induite par le tourisme récepteur dont les nuitées ont baissé de 15% en comparaison avec la même période l’an dernier. Toutefois, le tourisme résidentiel tire son épingle du jeu. Ce dernier enregistre une hausse de 52% des nuitées, selon les statistiques.En réalité, que ce soit en terme d’arrivées ou de nuitées, le recul avait déjà été perçu en octobre 2007. «Les premiers signes sont venus du marché français», indique ce professionnel de la place. Principal émetteur de Marrakech, ce marché enregistre une régression inquiétante selon les professionnels locaux. On note, en effet, un fléchissement de 12% cette année. A peine 44.771 Français ont opté pour la destination de Marrakech en février 2008 contre 51.123 durant la même période en 2007. Pour certains professionnels, c’est la réduction du pouvoir d’achat en France qui oblige désormais les Français « à penser autrement leurs vacances». En clair, ils préfèrent rester chez eux ou aller dans des pays où les tarifs sont plus compétitifs. De leur côté, le ministère de tutelle et les institutionnels lient cette baisse à l’évolution du comportement d’achat. L’arrivée des compagnies low-cost aurait fait basculer les touristes vers des pack-ages fabriqués en ligne. Une situation qui avantage les maisons d’hôtes de la ville qui, le plus souvent, opèrent dans l’informel.Pour Khaled Cherkaoui, secrétaire général de l’Association de l’industrie hôtelière de Marrakech (AIH) et directeur de l’Ibis de la Palmeraie, le succès des maisons d’hôtes porte atteinte aux affaires des hôteliers. «Celles-ci offrent des prestations diversifiées et personnalisées qui correspondent aux nouvelles exigences des clients.» Du reste, et d’après Cher-kaoui, ce sont des prestations qui sont globalement commercialisées à des prix inférieurs. «Aux hôtels donc de se mettre au niveau des maisons d’hôtes, de revoir leur fonctionnement et leur mode de commercialisation», recommande-t-il. Certains hôtels misent uniquement sur les canaux de distribution classiques pour développer leur activité. En effet, à quelques exceptions près, Marrakech est peu présente en ligne. Or, avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, et le développement d’Internet, le marché des produits touristiques a pris une nouvelle dimension. «Les hôtels doivent suivre le mouvement», prévient le secrétaire général de l’AIH.


    Les 3 et 5 étoiles en crise

    Par catégorie d’hôtels, ce sont les 3 et les 5 étoiles qui souffrent le plus de la crise. La baisse des nuitées a été de 32% pour les établissements de 3 étoiles et de 11% dans les 5 étoiles. Les 4 étoiles affichent, eux, une croissance de 10% par rapport à février 2007. Le taux moyen d’occupation des établissements de la ville est en baisse de 10 points par rapport à février 2007. Marrakech qui, jusque-là, caracolait en tête, est rattrapée désormais par d’autres villes du royaume. De notre correspondante,Hanane HASSI

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