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    Les Japonais s’intéressent à Jamaâ El Fna

    Par L'Economiste | Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    . Des actions pour la préservation du patrimoine marocain entreprises. Rétablir le lien entre les jeunes et les conteurs au programmeLES Japonais s’intéressent à la place Jamaâ El Fna. Le projet proposé par l’association «Place Jamâa El Fna, patrimoine oral de l’humanité» vient de trouver un écho favorable auprès du gouvernement japonais qui va le financer à hauteur de 150.000 DH.  Après avoir effectué un état des lieux en 2004 auprès des acteurs qui travaillent de près ou de loin sur la place la plus célèbre du monde -urbanistes, chercheurs, restaurateurs, conteurs, dresseurs de singe ou charmeurs de serpents-, l’association a élaboré un projet qui se conjugue de différentes façons. Et notamment l’archivage de la «mémoire» de la place. Ainsi, l’idée est de rassembler la totalité des documents qui évoquent le site - textes, photos, films et documentaires- et de les mettre en ligne sur un site web dont la création est à l’étude. «La tradition orale a besoin d’être perpétuée», souligne Ouidad Tebbâa, membre de l’association. Et d’ajouter que «la jeune génération s’intéresse de moins en moins à cette place et que la télévision et internet ont remplacé l’intérêt suscité jadis par le lieu». Du reste, celle-ci ne compte plus que sept conteurs dont le plus jeune a 50 ans. Des conteurs qui, aujourd’hui, ne veulent plus perpétuer cet héritage, ayant le sentiment d’être les laissés-pour-compte de la «mercantilisation galopante de la place».  Le projet prévoit de réactiver le désir de conter, en renouant par exemple un lien entre le conteur et l’enfant. Il s’agit d’inviter ces «hommes d’un autre temps» dans les écoles et les collèges de la ville avec la bénédiction de l’Académie. L’an dernier, l’association avait distribué par milliers le livre «Place Jamaâ El Fna, patrimoine oral de Marrakech, du Maroc et de l’humanité», édité par l’Unesco, dans les établissements scolaires de la ville ocre. L’impact auprès des jeunes générations a été important. Par ailleurs, le patrimoine immatériel reste encore une notion bien abstraite dans le monde. Les Japonais sont les premiers à s’être penchés sur l’idée, en classant leur «théâtre Nô» patrimoine immatériel de l’humanité. Et les Marocains leur ont emboîté le pas avec la place Jemaâ El Fna.  Au Japon, la préservation du patrimoine immatériel s’inscrit dans une culture, grâce aux trésors nationaux vivants. Le Maroc s’aligne, via le soutien de l’Unesco, en classifiant son patrimoine vivant: les conteurs, détenteurs d’un savoir ancestral, ou encore les artisans. Et c’est en inscrivant Jamaâ El Fna au coeur de grands événements culturels comme par exemple le Festival des arts ou de l’oralité que les Marocains vont permettre la promotion d’un patrimoine, qui, bien qu’immatériel, est loin de tomber en désuétude et constitue une composante essentielle de leur identité. De notre correspondantMichel ROUSSEL

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