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    Crépage de chignon aux Jardins de la Palmeraie

    Par L'Economiste | Edition N°:1719 Le 05/03/2004 | Partager

    . Le conseil syndical a révoqué le syndic. L'affaire a été portée devant le tribunal qui rejette cette décision. Les 550 copropriétaires cherchent un terrain d'entente La réunion du syndic des Jardins de la Palmeraie tenue le 28 février dernier s'est terminée en queue-de-poisson. Pour cause: la mésentente entre les copropriétaires sur le mandat du syndic. Depuis un mois, ce syndic a été révoqué par le conseil syndical (sorte de comité de surveillance), d'une manière jugée “illégale” par des propriétaires qui n'ont pas été mis au courant et le syndic lui-même. L'affaire a été portée devant le tribunal qui a rejeté le 2 mars cette révocation pour vice de forme. En effet, la révocation ne pouvait être décidée que par une AG du conseil syndical, en l'absence du syndic. D'après les responsables du conseil, la mesure de révocation a respecté le règlement intérieur de la résidence. Or, ce règlement devient caduc face à la loi de novembre 2003. L'affaire des Jardins de la Palmeraie est devenue un cas d'école pour la copropriété après l'adoption de la nouvelle loi. D'autant plus que parmi les copropriétaires, figurent des institutions comme Bank Al-Maghrib, BMCE et d'autres. La résidence abrite quelque 550 copropriétaires. Son syndic emploie aujourd'hui 140 personnes et gère un patrimoine d'une cinquantaine d'hectares pour une valeur estimée à plus de 10.000 DH le m2. “Le budget du syndic est de 7 millions de DH/an, dont 70% vont au personnel, 20% aux frais d'électricité et assurance, et les 10% qui restent dans une caisse de prévoyance”, indique Jacques Knafo, syndic de la résidence. Dans l'ensemble, la loi 18-00 réglementant la copropriété reste floue sur les attributions et rôle d'un syndic ou du conseil syndical. A la première lecture du texte de loi, celui-ci donne toutes les prérogatives au syndic: mise en place d'un syndicat, nomination d'un syndic et gestion. . Règlement intérieurMais d'après les experts, le conseil syndical intervient dès lors que la copropriété comprend plus de 8 résidences. Le litige entre copropriétaires remonte officiellement à quatre mois environ. D'après le règlement intérieur, la résidence est gérée par un syndic et un conseil syndical. Les fonctions du syndic sont assurées depuis janvier 2003 par Jacques Knafo, copropriétaire (Groupe ESG). Au bout d'une année de son mandat, celui-ci a tenu une AG le 1er janvier 2004 durant laquelle le quorum n'a pas été atteint. Il décide alors la tenue d'une autre assemblée, le 31 janvier. Dix jours avant cette date, le syndic la reporte officiellement pour cause de fête de l'Aïd, explique Knafo. Ce report ne sera pas apprécié par plusieurs copropriétaires qui en saisissent le conseil syndical. Celui-ci, conformément au règlement intérieur de la copropriété des Jardins de la Palmeraie, maintient donc la réunion même en l'absence du syndic et révoque ce dernier. Pour le président du conseil syndical, Driss Tarari (Chérifienne des Engrais), cette révocation ne s'explique pas uniquement par le vice de forme qu'est le report, “mais plutôt par une gestion du syndic qui laisse à désirer”. Des accusations que réfute catégoriquement le syndic actuel qui se dit prêt pour tout audit. Knafo soutient que depuis sa nomination, il a d'abord procédé au recouvrement des cotisations, ce qui ne lui a pas fait des amitiés au sein de la copropriété. “Par ailleurs, les comptes ont été certifiés par le cabinet Mazars. Les charges de la copropriété vont essentiellement au personnel et ne laissent aucunement la place à des abus”, estime Knafo, démissionnaire et qui tonne “que c'est une mascarade enclenchée par des voisins pour des conflits personnels”. A l'heure où nous mettions sous presse, le litige semblait avoir trouvé un dénouement. Les copropriétaires ont désigné un comité d'arbitrage, présidé par Abdelali Berrada, mercredi 4 mars. Une rencontre devait réunir hier autour de la même table syndic et conseil syndical. Les deux parties se sont mises d'accord pour décider ensemble de la tenue d'une vraie assemblée générale incessamment. Cette solution avait pourtant été proposée lors de la réunion du 28 février. Elle n'aura pas eu d'écho. Abdelali Berrada, promoteur du projet, avait même proposé d'assumer les fonctions du syndic en attendant de les confier à un syndic professionnel. A noter que le promoteur Berrada, propriétaire du Golf Palmeraie Palace, a en projet une autre résidence dans les environs.


    Loin des relations de bon voisinage

    LA réunion du 28 février a été tenue sous haute surveillance, en présence d'agents de police et vigiles. Elle aura duré 4 heures avec des échanges d'insultes et même de propos racistes. Dès le début de cette réunion, deux clans se sont constitués. Celui soutenant le conseil syndical, en majorité des résidents étrangers, armés de trompettes, tam-tam qu'ils dégainaient à tout moment. Le deuxième clan, plus calme en apparence, désireux de comprendre le litige et surtout faire avancer les choses pour l'ensemble résidentiel. De notre correspondant,Badra BERRISSOULE

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