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    Economie

    Marrakech
    686 millions de DH pour l’Université Cadi Ayyad

    Par L'Economiste | Edition N°:3140 Le 30/10/2009 | Partager

    . Réduction des taux d’abandon et instauration du tutorat . Création de nouvelles filières professionnelles C’est la plus grosse subvention qui ait été dédiée à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM). L’enveloppe allouée à cet établissement est de 686 millions de DH dans le cadre du programme d’urgence sur une période de 4 ans. Rappelons que des contrats de développement ont été conclus entre les universités et les ministères de l’Enseignement et des Finances. Ils portent sur la consolidation de l’autonomie, le renforcement de la professionnalisation et l’adoption de la contractualisation. L’enjeu étant d’adapter la formation aux besoins socioéconomiques du pays. Chaque université a élaboré son propre projet, l’a argumenté, a donné des indicateurs de performance. Chacune a aussi évalué les moyens en équipements dont elle a besoin pour atteindre ses objectifs. L’université de Marrakech, qui a initié plusieurs chantiers, a décliné sa stratégie en plusieurs axes. Un dossier avec 156 plans d’action et 40 mesures. Les plus importantes concernent la lutte contre la déperdition scolaire qui est actuellement de 23%. L’Ucam s’est engagée à ramener ce taux à 17% Et ce, à travers une meilleure orientation et l’information des étudiants, l’amélioration de l’offre de formation et la facilitation de l’accès à l’enseignement supérieur. «L’idée est justement de privilégier la formation de lauréats opérationnels», souligne Mohamed Marzak, président de cette université. Les abandons scolaires sont souvent dus à de mauvaises orientations, explique-t-il. De fait, l’Ucam s’est engagée à mettre en place un système de tutorat. 80% des étudiants en 1re et deuxième années disposeront d’un tuteur. «Le meilleur accompagnement se fera par les étudiants doctorants en fin de parcours. Ce qui nous permettra de passer d’un enseignement de masse à un enseignement sur mesure», indique, pour sa part, Mohamed Larbi Sidmou, vice-président de l’Ucam. Autre objectif tracé, l’amélioration des taux d’obtention de diplômes que ce soit dans les filières à accès ouvert ou encore régulé. Dans l’accès ouvert, l’université ambitionne des taux de réussite de parcours de 70%. «Mais au-delà des taux de réussite, nous nous focalisons sur une offre professionnalisante», insiste Marzak. «Nous voulons réduire le nombre d’inscrits dans les filières classiques et les orienter vers d’autres plus techniques pour répondre aux besoins d’employabilité dans la région». Ainsi, et dès cette année, 20% des nouveaux inscrits vont aller vers des filières plus professionnelles. Dans cette réforme aussi, un renforcement des licences fondamentales (droit, lettres françaises…) par des modules professionnalisants comme la gestion, les langues, la communication…. Par ailleurs, de nouvelles filières professionnalisantes vont voir le jour dans les domaines de la logistique, le tourisme, le bâtiment, la gestion. Rappelons que l’Ucam a programmé également 3 nouvelles créations: une école supérieure de technologie à Kelaât Sraghna, une école des sciences appliquées à Benguerir et une école nationale supérieure des ingénieurs en bâtiment et travaux publics à Marrakech. Le plan d’urgence de l’université consacre le tiers de son budget additionnel à ce volet avec plus de 270 millions de DH. Grâce à cette batterie de mesures pour l’amélioration de l’offre, les responsables de l’université espèrent un rendement externe qui pourrait atteindre 64% comme taux d’insertion dans le monde du travail et ce, au bout de 24 mois. Une université ne peut se concevoir sans un département dédié à la recherche. L’Ucam va donc consacrer sur 4 ans une enveloppe de près de 70 millions de DH à la promotion de la recherche scientifique. Objectif : porter à 400 le nombre de publications annuelles dans les revues internationales et aussi porter à 150 les thèses soutenues. Il s’agira aussi de booster le nombre de brevets déposés pour passer de 4 à 9 brevets par an. Et enfin augmenter les projets de recherche appliquée menés avec les entreprises. Autre levier programmé, la promotion de l’excellence avec la mise en place d’une dynamique d’émulation entre les étudiants. Chaque année, des primes seront octroyées aux 300 premiers étudiants. En fin de parcours, c’est-à-dire en 2012, 359 étudiants bénéficieront de cette mesure. Créée en 1978, l’Université Cadi Ayyad compte 12 établissements répartis sur quatre villes (Marrakech, Safi, Kalaât Sraghna et Essaouira). Elle est classée 1re au Maghreb, 17e en Afrique, 21e dans le monde arabe, 3.412e au niveau mondial sur le «World universities ranking on the web». Ses établissements comptent actuellement un corps de 1.132 professeurs et enseignants chercheurs. A l’horizon 2012, elle pourra créer 185 nouveaux postes (39 en 2009). Le budget alloué à l’Ucam le lui permet désormais.


    Projets transversaux

    Une partie de ce budget additionnel dont bénéficie l’Université Cadi Ayyad ira aussi aux projets transversaux à l’instar du musée socioéducatif des étudiants, ou ceux des sciences et Tiskiwine, la cité de l’innovation. Le principe de la réforme est justement dans l’autonomie des universités et leur capacité à innover dans l’approche qualité. «Nos projets transversaux font de nous une université à part», observe fièrement Mohamed Marzak.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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