×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Marrakech/artisanat
Un plan directeur pour la formation

Par L'Economiste | Edition N°:2748 Le 03/04/2008 | Partager

. La Région se mobilise pour la professionnalisation du secteur de l’artisanat. 340 unités de l’industrie artisanale concernées. La filière absorbe 50% de la population activeL’artisanat est un secteur créateur d’emplois. Aussi, le développement de la formation professionnelle est au cœur des préoccupations du gouvernement marocain et de la stratégie de la Vision 2015 pour promouvoir la filière. C’est dans cet esprit que la région Marrakech-Tensift-El Haouz a lancé une étude pour l’élaboration d’un plan directeur spécifique aux métiers d’artisanat. Il s’agit à la fois de formations professionnelles initiales et de formations continues. Ce plan a été présenté lundi 31 mars dans les locaux de l’Institut des arts traditionnels de Marrakech, en présence d’Anis Birou, secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat. L’étude a pour objectif de déterminer les particularités et les problématiques de la formation dans cette région, d’adapter le système de formation professionnelle aux besoins des entreprises artisanales et artisans individuels, et de renforcer l’attractivité et la compétitivité des entreprises artisanales en stimulant la qualification technique et professionnelle des artisans. Autre objectif, faire profiter les catégories concernées des moyens nécessaires pour leur meilleur intégration dans le secteur d’artisanat. L’étude porte sur un échantillon de 340 unités de l’industrie artisanale. Dans cet ensemble, des entreprises spécialisées dans la décoration, l’ameublement, l’architecture artisanale, la joaillerie, les vêtements traditionnels ainsi que les métiers émergents. «Pour que les entreprises artisanales soient compétitives et attractives, le système de formation professionnelle doit être efficace et tourné vers l’avenir, avec une évaluation continue des compétences et l’orientation de la production vers la qualité», souligne Birou. Pour rappel, l’artisanat de Marrakech est en tête des exportations. La ville occupe la deuxième place avec un chiffre d’affaire annuel qui dépasse les 3 milliards de DH. Outre son apport économique, c’est son aspect social qui distingue cette filière dans la cité ocre. Le secteur compte environ 120.480 artisans, soit 50% de la population active de la région. Le tissu entrepreneurial de la région comprend 150 PME et 760 bazars en plus de 75 entreprises structurées. Le quartier industriel de Sidi Ghanem à Marrakech, par exemple, regorge d’entreprises spécialisées dans la décoration, l’ameublement ou la joaillerie et dont les produits sont à 90% destinés à l’export.Sur le plan national, la valeur des exportations artisanales s’est élevée à plus de 306 millions de DH en 2007. Selon la répartition des exportations par marché récepteur, la France arrive en tête avec 40%. Les Etats-Unis occupent la deuxième position avec 16%, suivis de la Grande-Bretagne (7%). Le fer forgé et la poterie constituent les principaux produits artisanaux les plus exportés par le Maroc durant les cinq dernières années.


Artisanat vert

Outre la formation, le ministère de tutelle a mis en place et présenté aux professionnels un projet «Artisanat vert» qui concerne le secteur de l’artisanat dans la région de Marrakech-Tensift-El Haouz, et particulièrement la poterie et le tannage traditionnel et semi-industriel. A travers le programme Artisanat Vert, on vise la création de trois villages d’artisans-potiers dans la province El Haouz, notamment à Tamesloht, Amezmiz, à l’Ourika et également dans la province d’El Kalaâ des Sraghna, dans commune rurale de Bouchane plus exactement. En outre, le projet ambitionne de créer une station de traitement au village de potiers Essâada à Marrakech, et appuyer les projets des tanneurs traditionnels et semi-industriels à Marrakech et Chichaoua. Anis Birou a tenu à rendre visite à chaque village et atelier afin de s’enquérir de la situation du secteur et des problèmes auxquels les artisans sont confrontés.De notre correspondante, Hanane HASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc