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Affaires

Marrakech Tour
Après la justice, diplomatie et mairie saisies

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. La concession du bus touristique contestée auprès de la maire. L’un des soumissionnaires reproche un vice de forme Si Enrique Ybarra a fait le voyage de Séville à Marrakech, le 14 décembre dernier, ce n’est sûrement pas pour jouer au touriste! Dès le lendemain de son arrivée, le représentant légal de Compagnie Hispaense de Tranvias SL a adressé, via son avocat, deux courriers à la maire de la ville ocre. Ybarra, un des 4 fondateurs en 1992 du business des bus touristiques en Espagne, sollicite auprès de la maire, Fatim-Zahra El Mansouri, «une réunion urgente». L’objet de sa demande est l’appel d’offres 90/2009 lié au renouvellement de la concession du bus touristique à deux étages, Marrakech Tour. Le contrat d’exploitation a expiré depuis le 17 février dernier (cf. L’Economiste du 1 juillet 2009). Dans sa seconde correspondance, Ybarra conteste la procédure qui a débouché sur l’octroi de ce marché public à Alsa City. Premier grief, «l’ouverture des plis contenant l’offre financière s’est faite en l’absence de Compagnie Hispaense». Elle n’a été, selon Me El Hassan Ben Mohammed Aouragh, «ni informée, ni convoquée à la séance publique… Ce qui constitue une entorse à l’article 35 du décret régissant les conditions et les formes de passation des marchés de l’Etat». Vu que la première séance s’est tenue le 26 novembre, le président de la commission doit en principe «demander au maître d’ouvrage (la mairie en l’occurrence) d’afficher, dans ses locaux, la date et l’heure retenues pour la prochaine séance publique», selon l’article 35. Rappelons qu’un premier appel d’offres a été déjà annulé parce qu’il n’a pas été publié sur le portail internet des marchés publics. Et le deuxième soulève à son tour des réserves. De fait, ce marché a suscité dès le début des contestations: Compagnie Hispaense a saisi la commission des marchés publics de la légalité de la candidature d’Alsa. Et qui, par ailleurs, exploite depuis 1999 la concession du transport urbain de Marrakech. Alsa, filiale marocaine du groupe de transport britannique National Express, a soumissionné en faisant valoir la marque Marrakech Tour. Or, sa propriété fait à son tour l’objet d’une bataille judiciaire. Dans cette affaire, l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) est d’ailleurs appelé à se présenter au tribunal de commerce de Marrakech. Il a délivré deux certificats négatifs. L’un au nom de Compagnie Hispaense, enregistré fin octobre 2004. L’autre à Alsa et remis en avril 2006. Son directeur général, Alberto Perez, nous a précisé qu’il s’agit là d’un document en rapport avec le logo de Marrakech Tour. «Curieusement, un autre certificat en date de juillet 2004 fait son apparition!», s’exclame Ybarra. Alors pourquoi ce document n’a pas été signalé dans l’historique que L’Economiste s’est procuré en août dernier auprès de l’Office?


«Conflit d’intérêts»

Le patron d’Alsa, Alberto Perez, a également le titre de consul honoraire d’Espagne à Marrakech. Il fait par ailleurs l’objet d’une autre plainte pour conflit d’intérêts. Cette fois-ci, c’est le ministère des Affaires étrangères et plus précisément la direction générale des relations économiques internationales qui a été saisie. Gonzalo Ruiz García lui reproche, dans un courrier en date du 4 décembre et dont L’Economiste détient copie, d’avoir «privilégié l’intérêt commercial du groupe National Express/Alsa avant ses fonctions de consul et son obligation (…) de défendre et de protéger les intérêts des citoyens espagnols». Gonzalo était, au côté de Perez, le codirecteur d’Alsa City Sightseeing Maroc. La société qui a exploité, jusqu’à février 2009, le bus touristique Marrakech Tour. Et qui est aussi la filiale de City Sightseeing Espagne dont Enrique Ybarra est le directeur général. Faiçal FAQUIHI

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