×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Marrakech: Les guides touristiques en rogne

Par L'Economiste | Edition N°:1412 Le 10/12/2002 | Partager

. Après l'agression d'un de leurs confrères, ils demandent une meilleure protection . L'affaire remet sur le tapis les fameux droits de passage perçus auprès des bazars et restaurants Un guide local de la ville de Marrakech, Zouheir Rizki, effectuait une tournée dans la Médina en compagnie de 12 touristes espagnols jeudi dernier dans l'après-midi. A 17h45, un bazariste s'attaque à lui sous prétexte que le guide “ne s'est pas arrêté devant sa boutique” (cf. www.leconomiste.com). Rizki s'en sort avec une triple fracture à la jambe, une autre au dos et vient de subir une opération dans une clinique de la ville. Pour sa part, le bazariste est poursuivi en Justice et risque une lourde peine. Dans la corporation des guides, qui sont au nombre de 500 à Marrakech, c'est l'indignation totale. Ils ont d'ailleurs observé un sit-in devant la clinique pour manifester leur mécontentement. “Comment pourrait-on être les ambassadeurs du Maroc auprès des touristes, alors que nous sommes agressés moralement et physiquement et privés de sécurité et de respect«, déplore Jamal Saâdi, président de l'Association des guides de Marrakech. La corporation, qui est soutenue par l'ONMT et par l'ensemble des professionnels du tourisme, est déterminée à trouver une solution pour éviter de tels dérapages à l'avenir, ajoute son président. Ce qui rend un fait divers important aux yeux des professionnels du tourisme et aussi de l'autorité de tutelle, c'est avant tout ces agissements dont sont témoins les touristes (alors que l'ONMT mène une campagne tambour battant pour la moralisation). Mais si moralisation devait s'opérer, il faudra commencer en amont par les TO et les agences de voyages. «En effet, ces derniers imposent un circuit particulier aux guides en les obligeant à s'arrêter chez certains bazaristes. Evidemment, les exclus de la liste s'en prennent au guide qui n'y est pour rien«, explique Saâdi. Il n'est de secret pour personne que les TO et les agences perçoivent ce qu'on appelle communément des droits de passage auprès des bazars et aussi des restaurants (achat effectué ou non). Certains vont même jusqu'à conclure des contrats qui demeurent illégaux d'ailleurs avec les patrons de ces points de vente. Les TO et agences considèrent cette commission comme une participation promotionnelle. «Elle est officielle et inscrite dans les comptabilités«, avait déclaré à L'Economiste Georges Coulson, PDG de Fram (cf. L'Economiste du 29 mars 2001).Le choix de ces points de vente n'a souvent rien à voir avec leurs compétences, ni la qualité de leurs produits. Il s'effectue selon «leurs affinités« avec l'agence réceptrice ou le TO, déplore un professionnel. L'affaire du guide agressé devra remettre aussi sur le tapis la fameuse labélisation des bazars et vendeurs d'articles touristiques, souvent annoncée mais jamais concrétisée. En tout cas, voici un autre chantier qui attend Adil Douiri, nouveau ministre du Tourisme.De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc