×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Marrakech: Le 39e festival des arts populaires innove

Par L'Economiste | Edition N°:1805 Le 06/07/2004 | Partager

. Des soirées magiques grâce à de nouvelles technologies. Six sites de spectacle et troupes étrangères pour animer la ville jusqu’au 10 juilletC’est tout simplement impressionnant, s’exclame un journaliste français à la fin du tableau final du spectacle de danse et chants populaires de la 39e édition du festival des arts populaires. Sous le thème cette année de rythmes éternels, où les mains et les pieds rejoignent les instruments, le festival, dont la mise en scène a été confiée au chorégraphe Lahcen Zinoun, a gagné en grandeur. Sorti du site traditionnel et conventionnel de Badii, «il a allié cette année la technologie qui a donné une nouvelle beauté», souligne le président de ce festival, Mohamed Knidiri. Depuis le 3 juillet, la Ménara mais aussi les grandes places de Marrakech sont animées par des troupes d’artistes populaires. L’édition de cette année a pris une autre tournure: 6 sites de spectacle avec celui central qui est donc à la Ménara et une scène sur eau où se produisent les 400 artistes nationaux accompagnés de tableaux d’image de lumières synchronisées. Le produit a apparemment plu. A l’inauguration, sans grand tapage médiatique, il faut le dire, il y avait foule. Alors que le spectacle avait déjà commencé, la vente de billets continuait. Le prix du ticket est symbolique (50 DH par personne avec 50% de rabais pour les familles). Ce festival attire généralement les spectateurs en famille, qui étaient nombreux, mais aussi des jeunes lors de ces soirées inaugurales, notamment sur les grandes places, où le spectacle est gratuit. La ville veille tard, jusqu’à 3 heures du matin, depuis le samedi dernier avec les frères Guissé au Harti, le groupe américain The Peace Project (projet de paix). Il s’agit d’un groupe de musiciens et chanteurs américains qui chantent pour la paix avec des musiques inspirées de jazz, de Rap et de Reggae, et enfin la troupe espagnole de flamenco à Jamaâ El Fna. Pas loin de là, le village des arts sur l’esplanade de la Mamounia qui depuis 17 heures, samedi 3 juillet, est ouvert au public avec même des ateliers d’apprentissage. Dans cette nouvelle approche qu’a adoptée le festival, toutes les régions sont invitées désormais à participer ardemment. En dehors du village des arts, le théâtre royal est chaque jour dédié à une région particulière avec soirées parallèles. Les deux premières journées ont été bien accueillies, selon les organisateurs un peu débordés avec autant de monde et de logistique. C’est la première fois depuis une dizaine d’années qu’ils s’attendent à des recettes journalières d’au moins 20.000 DH/jour. En effet, le festival des arts populaires n’est pas riche, en dépit des efforts des uns et des autres. Son budget tourne autour de 2,5 millions de DH à titre de dotation ou contribution de l’ONMT, et du ministère de la Culture en plus de quelques prestations en nature des partenaires (chambres, billets d’avion…). En revanche, c’est le festival où se produit le plus grand nombre d’artistes. Près de 30 troupes et quelque 350 danseurs et chanteurs. Et cette année, douze autres troupes étrangères sont de la partie pour les ouvertures de spectacle dans les grandes places par exemple. Des troupes chinoises, de flamenco ou encore indonésiennes. L’invité d’honneur est le Sénégal à qui est consacré une grande soirée le 10 juillet avec en prime un concert du groupe sénégalais Touri Kunda au terrain du Harti.


En direct de Marrakech

La présence de chaîne de télévision européenne à cette 39e édition du festival augure une certaine internationalisation et une plus grande promotion. Du côté national, la promotion télévisée a été jugée faible par les organisateurs ou du moins déséquilibrée par rapport à ce qui a été fourni aux autres manifestations nationales. Sans prévenir, l’horaire du spectacle central à la Ménara a été avancé d’une demi-heure à l’ouverture, en raison du planning de personnalités officielles qui ont assisté à l’inauguration. Avec autant de monde et de spectacles (plus de 500 artistes y compris les troupes étrangères), ce ne sont que de trois minibus, quelques autocars et voitures dont disposent les organisateurs, parfois dépassés par les événements. Les demandes de billets gratuits sont le grand boulet de ce festival qui n’arrive pas à s’en défaire. Toute personne, ayant contribué de loin ou de près, demande des billets pour sa famille et amis, alors que les prix des tickets sont vraiment symboliques. Au moment du festival, les organisateurs sont nombreux, dont certains ne se manifestent qu’au début de l’édition… En parallèle aux spectacles, des artistes de tous horizons et pays exposent leurs œuvres. A l’initiative du club des arts plastiques de l’association Grand Atlas, des expositions ont lieu à la délégation du tourisme et Dar Chrifia pour toute la durée du festival.


Programme

. Mardi 6 juillet - Au Théâtre royal se produit le groupe américain The Peace Project à partir de 20 heures en ouverture de la soirée consacrée à la région de Meknès. - Palais Bahia: à partir de 20h30, Nadia Ayoub, Nadia Mokhtar et Abdelmonaïm Jamai - Au Harti, des troupes marocaines et le groupe ivoirien Show man - A la place Jamaâ El Fna, des troupes d’Indonésie et celle d’Ahmed Boussou (20h) . Mercredi 7 juillet - Au théâtre royal, la troupe sénégalaise en ouverture de la soirée de Tanger (20h)- Au Palais Bahia, Hicham Najati et Sabah Zidane dès 20h30 - Au Harti, la troupe Omayya de Syrie (20h) De notre correspondante,Badra BERRISOULE

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc