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Affaires

Marrakech: Coup de force islamiste sur une mosquée

Par L'Economiste | Edition N°:1892 Le 08/11/2004 | Partager

. Inquiètude chez les habitants du quartier El Mouassine dans la médina. L’Imam aurait été remplacé par un des leursDix-neuf heures à Derb Snane, quartier d’El Mouassine, l’appel à la prière Al Ichaa. Les fidèles retardataires se rendent d’un pas rapide à une petite mosquée dont la capacité ne dépasse pas la centaine. C’est une mosquée de quartier comme il y en a tant dans la médina. Elle est fréquentée normalement par le voisinage, et les fidèles pressés. Seulement, depuis le début du ramadan, celle-ci a pris de l’ampleur. Pas moins de 200 personnes s’y rendent chaque soir pour y rester jusqu’à la fin des taraouihs. Nous sommes ici au Derb Snane dans le quartier El Mousassine, un des plus importants de la médina. Jamais dans cette rue, il n’y eut autant de monde au moment de la prière. Face aux deux portes de la mosquée, les étroites ruelles sont transformées en parkings de fortune pour les motocyclettes et les petits enfants jouent au gardien, le temps des prières et des taraouihs. Apparemment, les fidèles, dans leur grande majorité, ne sont pas du quartier. Normal, la moitié des habitants de ce quartier sont des étrangers. Quant aux autres, ils évitent d’y aller depuis ce début de ramadan. En fait, ils évitent les trois mosquées d’El Mouassine depuis le début du mois sacré, lorsque du grabuge fut suscité dans la grande mosquée El Mouassine le premier jour du jeûne. L’on rapporte qu’un comité de fidèles s’en serait pris directement à l’imam désigné officiellement par le ministère des Habous, pour en placer un autre, un “barbu” selon les dires. Auprès de la délégation du ministère des Habous qui nie catégoriquement l’existence d’un incident, il s’agit plutôt d’un malentendu entre deux personnes, désignées toutes les deux à mener les prières des taraouihs. Un incident qui aurait été réglé sur place et le soir même. Autre son de cloche auprès des habitants et habitués qui, selon eux, ces barbus se seraient rabattus alors sur la petite mosquée du Derb Snane. Certains vont jusqu’à dire que c’est un groupe qui appartiendrait à la filière Takfiristes. “Une autre exagération due aussi à de l’ignorance. Car les Takfiriste ne prêchent pas dans des mosquées”. Il est vrai qu’il ne s’agit pour l’heure que de prière. Point de prêche. Mais l’on ne peut reprocher à certains leur inquiétude et leur sensibilité. “L’islam est une religion de tolérance et les méthodes qui commencent à s’implanter dans la petite mosquée ne plaisent pas à tout le monde (ndlr : L’on entend par méthode, la conception des pratiques de la prière et de la religion, prônée par les islamistes intégristes)”, fait remarquer un jeune habitant. Depuis le début du ramadan, les éléments des forces de l’ordre et le caïd du quartier sont parmi les fidèles. Cela ne rassure pas pour autant les habitants. Derb Snane, une des plus vieilles “houmma” de la médina a pendant longtemps été le quartier de savants et de la vieille noblesse. D’ailleurs, plusieurs de ses vieilles maisons traditionnelles ont été transformées en maisons d’hôtes.


Entre riads et mosquées

Sur les 165 maisons de Derb Snane, le tiers est constitué des riads appartenant à des étrangers. D’où l’inquiétude aujourd’hui grandissante. Elle est d’autant plus grave que de petits groupes de 3 ou 4 personnes tiennent chaque soir réunion à la fin des prières devant les portes de cette mosquée. Sans l’incident (petit ou grand) de la mosquée d’El Mouassine, ce regain d’intérêt pour sa consœur de Derb Snane n’aurait certainement pas attiré autant d’attention de part et d’autre. Résultat à valeur aujourd’hui: une petite mosquée de Derb Snane avec autant d’affluence suscite des inquiétudes, celle d’El Mouassine, quasiment vide depuis le début du ramadan avec à peine trois rangées de fidèles et des habitants qui ne savent pas où donner de la tête !Jusqu’à maintenant, la médina, qui constitue le principal du capital touristique de la ville, a été épargnée. Encore plus, depuis que le phénomène des riads a redoré le blason des maisons derrière les remparts. Ce sont près de 1.000 riads qui s’y côtoient dont presque la moitié sont des maisons d’hôtes ouvertes aux résidents étrangers. B.B.

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