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Affaires

Marrakech: 4 enfants ruraux sur 10 ne connaissent pas l’école

Par L'Economiste | Edition N°:1948 Le 31/01/2005 | Partager

. Fortes attentes en matière d’éducation . Le MEN alloue un budget de 130 millions de DH“Les recommandations des comités spéciaux n’émanent pas des membres. Nous ne nous sommes jamais réunis et aucun rapport n’a été établi”. Le débat autour de la troisième édition du conseil administratif de l’académie de Marrakech Tensift Haouz s’annonçe tendu d’emblée...L’intervention est celle d’un membre des comités censés tenir régulièrement des réunions pour accompagner les réformes et les ajuster, le cas échéant. Et c’est à l’occasion de la tenue du Conseil administratif de l’académie de la région le mercredi 26 janvier 2005, présidée par le ministre de l’Education nationale, Habib El Malki, que les voix des membres se sont fait entendre.Alors que le ministre insistait sur les vertus de l’indépendance des académies dans la gestion régionale de l’éducation, celles-ci semblent prises dans l’engrenage de difficultés bien réelles. “Moderniser les académies n’est pas acquis tant que les enseignants renvoient toujours une image péjorative de ce qui se fait sur le terrain”, souligne un professeur. Même sentiment auprès d’un élu du conseil régional: “Il n’est pas normal qu’il n’existe aucune délégation de l’enseignement dans les zones limitrophes à la ville de Marrakech ”. A mi-chemin de la pleine application de la charte de l’Education qui fait de la régionalisation son cheval de bataille, les nouveaux directeurs des académies en sont toujours au stade de l’assimilation de leurs nouvelles prérogatives et de communication avec enseignants et autres responsables. Pourtant, dans la région de Marrakech, les attentes en matière d’éducation seraient plus pressantes qu’ailleurs. Certains villages du Haouz où s’est tenu le conseil administratif de l’académie, sont bel et bien enclavés. Malgré les avancées, ce sont à peine 60% des enfants dans les milieux ruraux qui sont scolarisés. Un taux qui a connu une augmentation certes, mais qui reste loin de l’objectif de 100% à atteindre avant 2009. Un autre chiffre indicateur: 80% des établissements scolaires de la région seraient de type “traditionnel”. Soit une école sous forme d’une ou deux salles dans une zone éloignée des villages aux alentours et animée par seulement deux enseignants. Au programme: la construction de 147 nouvelles salles cette année.Côté contenu pédagogique, Abdelouhab Benajiba, le directeur de l’académie, a annoncé la mise en place d’un système de partenariat local et régional au sein des établissements avec les ONG internationales, ainsi que l’introduction des nouvelles technologies de l’information. Enfin, en ce qui concerne l’enseignement technique, de nouvelles branches ont été introduites. Le plan d’action pour les années à venir devra concrétiser plusieurs autres projets dont la construction de nouveaux établissements et salles de classes. Le budget accordé à la région pour cette année scolaire est aux alentours de 130 millions de DH (fonctionnement inclus avec ses 30.000 personnes employées). La dotation budgétaire a connu une augmentation  de 10% par rapport à l’année précédente, indique-t-on. L’académie a dédié cette hausse notamment aux bourses octroyées aux élèves du secondaire avec 700 nouveaux bénéficiaires. Ce qui porte au total le nombre de boursiers à 3.000 élèves.


Les chiffres du rural

L’académie de Marrakech Tensift Haouz regroupe quelque 440.000 élèves pour le primaire dont plus de la moitié sont des garçons. Etant une région à prédominance rurale, les scolarisés de ce milieu sont près de 300.000 enfants. Ce chiffre diminuerait nettement une fois arrivé au collège. Les inscrits cette année sont au nombre de 23.000 élèves seulement. Pour finir, ce sont environ1.500 d’entre eux qui poursuivraient leurs études jusqu’au lycée. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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