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Maroc/Grande-Bretagne: Place aux missions ciblées

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

Les échanges commerciaux maroco-britanniques ont observé une croissance relativement importante depuis cinq ans. Les entrepreneurs misent sur les opérations ciblées pour pousser un volume encore faible.


«Nous n'attendons pas de miracle mais espérons que nos actions seront bénéfiques à moyen ou long terme», commente un exportateur de retour d'un voyage de prospection en Grande-Bretagne. Par petites touches, la volonté de diversification géographique entreprise à l'intérieur de l'Europe est en train d'être consolidée progressivement.
Aux opérations relativement lourdes, comme la Semaine marocaine organisée en décembre 1992 à Londres, mais qui ont le mérite d'avoir contribué à l'élimination des barrières psychologiques, se sont désormais substituées des missions très ciblées. L'une des dernières et la première organisée par la Chambre de Commerce Britannique au Maroc pour le compte des opérateurs du textile avait pour itinéraire Londres et Birmingham. Objectif: identifier des importateurs ou donneurs d'ordre potentiels autres que les grandes structures déjà connues sur la place, Mark & Spencer notamment. En d'autres termes, il s'agissait de ratisser large, de sortir des sentiers battus afin de pouvoir toucher des distributeurs disposant d'un potentiel de commandes intéressant.

Fort de son flegme britannique, le Dr Alexander Moll, président de la Chambre, assisté d'une petite équipe, est en train de mener un travail de fourmis pour construire un réseau commercial plus dense. «Nous essayons d'utiliser au mieux nos ressources limitées pour avancer toujours un peu plus», souligne le Dr Moll. Il est à souligner qu'à la différence de la Chambre de Commerce Française qui bénéficie d'un soutien logistique public, la Chambre Britannique est constituée sous forme d'associations d'opérateurs privés. Ses actions se complètent toutefois avec celles du service commercial du Consulat qui vient d'ailleurs de recevoir, du 16 au 21 mars, une mission d'hommes d'affaires britanniques du Kent. «Nous tenons compte du travail des autres organismes comme le CMPE de manière à créer une synergie», confirme M. Driss Amal, vice-consul commercial.

Balance excédentaire


Le travail à accomplir pour donner un poids supplémentaire aux échanges maroco-britanniques est encore considérable. Tout de même, une croissance significative est enregistrée depuis 1992. Il ressort des chiffres du Consulat que les importations de la Grande-Bretagne en provenance du Maroc ont plus que doublé entre cette année et 1996, passant de 123,2 millions de Livres (1 Livre = 14,83 DH) à 304 millions.
Durant cette période, la croissance a été irrégulière mais s'est toujours maintenue à un rythme de plus de 10% avec des pointes de 48% en 1992-93 et de 28% en 1994-95.
Par produits, la structure des exportations marocaines n'a pas beaucoup évolué. La Grande-Bretagne importe principalement des agrumes et primeurs, des produits phosphatiers, des articles de textile et des conserves alimentaires.

Quant au Maroc, il a acheté en 1996 pour 281,6 millions de Livres à son partenaire, contre 123,3 millions quatre années plus tôt. Ses importations ont cependant crû moins rapidement, marquant une amélioration de 128,3%. La Grande-Bretagne fournit une très large gamme de produits, entre autres, des machines, de la matière première textile, des voitures, du vin et des matières plastiques.
En 1996, la balance commerciale est redevenue excédentaire en faveur du Maroc. Le taux de couverture s'est élevé à près de 108% au lieu de 95,4% une année plus tôt.
Côté investissement, la Grande-Bretagne s'est bien positionnée ces dernières années à la faveur de la privatisation et du développement du marché boursier. Moins présente au cours des années 80 et au début de la décennie en cours, la Grande-Bretagne classée au deuxième rang après la France, en 1993 et 1994, totalisant respectivement 1,07 et 1,3 milliard de DH, soit 19,5 et 25,27% du montant total des investissements étrangers. Cette part s'est légèrement dépréciée en 1995, passant à 8,2%. Ce recul était essentiellement dû au repli des fonds basés à Londres. Pour autant, le Maroc devra rester une zone d'intervention prisée si la régularité des performances économiques est assurée.

Alié Dior NDOUR

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