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Economie

Maroc/Espagne: Le chaud et le froid

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. Le Maroc pourrait ne pas se voir attribuer de traitement préférentiel pour ses travailleurs en EspagneDécidément, il est bien difficile en ce moment de prendre le pouls de la crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne. Lundi, le Ministère des Affaires étrangères espagnol diffusait un communiqué où il fustigeait le gouvernement de son pays “d'ignorer les problèmes non résolus” entre les deux Etats. Fléchissement dans la position du gouvernement Aznar? Les Espagnols avaient jusque-là gardé un profil bas, allant même jusqu'à nier l'existence d'une quelconque tension. Quelques indices semblent montrer en revanche que les relents de crise sont toujours là. On serait même tenté de croire qu'après l'épisode du rappel pour consultation de l'ambassadeur marocain à Madrid, les relations diplomatiques maroco-espagnoles, instables depuis quelque temps, ont enregistré un nouveau coup dur.En fin de semaine dernière, les représentants marocains annulaient coup sur coup plusieurs rendez-vous prévus avec leurs homologues espagnols: les uns portaient sur la sécurité sociale, d'autres sur le transport, d'autres encore sur la coopération interuniversités.Par ailleurs, le 4 novembre, par presse espagnole interposée, le Maroc réitérait ses critiques à l'égard de la politique bilatérale entretenue par le gouvernement espagnol. Réagissant aux propos de José Pique, celui-ci a accusé les forces de sécurité marocaine de connivence avec les mafias de l'immigration; le Ministère des Affaires étrangères marocain qualifiait à son tour sur les colonnes d'El Mundo la politique espagnole de “tendancieuse et lamentable”. La partie marocaine avançait par la même occasion que Pique avait été informé de la crise lors de ses précédantes visites les 1er et 27 octobre derniers. Toujours le 4 novembre, Enrique Fernandez Miranda, représentant du gouvernement espagnol chargé des questions pour l'immigration, soulignait que la crise actuelle va empêcher la création de la commission mixte maroco-espagnole chargée de résoudre le problème de l'immigration. On rappellera que la création de cette commission fait partie de l'accord signé entre les deux pays au mois de juillet dernier, pour régler la question des travailleurs marocains en Espagne. Selon Fernandez Miranda, le rappel de l'ambassadeur marocain le 27 octobre dernier a “mis fin au projet”.Miranda a également affirmé que si les relations entre les deux pays ne connaissaient pas d'amélioration, le Maroc pourrait ne pas se voir accorder de traitement préférentiel en 2002 pour ses travailleurs en Espagne. La ratification du traitement préférentiel pour les immigrés originaires de certains pays, dont le Maroc (l'Espagne prévoit de ratifier les mêmes accords avec la Colombie et l'Equateur), est fixé pour fin novembre. C'est la date à laquelle l'Espagne doit déterminer le quota de ses travailleurs originaires de pays extra-communautaire. D'ici là, il sera peut-être trop tard. Mohamed BENABID

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