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Economie

Marocaines d’ici et d’ailleurs
Quel est leur profil?

Par L'Economiste | Edition N°:3175 Le 22/12/2009 | Partager

. Elles sont attachées au pays d’origine. Mais tiennent à l’insertion durable dans le pays d’accueil. Un sondage réalisé par BVA ELLES sont mariées à 90%, plutôt que vivant en concubinage. Dans le pays d’accueil où elles vivent, elles fréquentent à 59% des connaissances et des amis marocains. Davantage en Espagne qu’en Allemagne. Elles sont 54% à s’intéresser à l’actualité politique du pays de résidence. Mais à peine 44% sont inscrites sur les listes électorales. 12% des femmes de l’échantillon font partie d’une association.Ce sont les résultats d’un sondage commandité par le CCME, réalisé sur un échantillon de 3.000 personnes par BVA dans plusieurs pays d’accueil et présenté lors des deuxièmes rencontres «Marocaines d’ici et d’ailleurs». C’est la première fois d’ailleurs qu’une étude pour cerner la population migrante au féminin dans les pays d’accueil est menée. Elle sera suivie par d’autres, promet Driss Lyazami, président du CCME.Les Marocaines migrantes trouvent à 72% des difficultés pour trouver du travail, 59% du logement et à 18% l’accès aux soins. D’après les perceptions des sondées, c’est en Espagne que les difficultés sont très importantes pour la recherche d’emploi (81%). En Italie, elles sont 83% à reconnaître des difficultés pour trouver un logement.D’après les sondées, leurs priorités sont d’abord que leurs enfants parlent bien la langue du pays de résidence, gardent les liens avec la famille au Maroc, se marient avec des personnes de confession musulmane. Cette priorité est constatée également dans l’apprentissage des langues. Les Marocaines migrantes font suivre à leurs enfants des cours d’arabe à 15%. A la maison, c’est la langue du pays d’accueil qui est utilisée à 76% pour les femmes de la deuxième génération.En revanche, le lien avec le pays d’origine est plus palpable dans le soutien financier que ces femmes apportent à leur famille. 53% d’entre elles soutiennent directement leur famille au Maroc. Dans le pays de résidence, à peine 36% sont propriétaires.Fréquentent-elles un lieu de culte (mosquée)? Les réponses divergent. En Italie, elles sont 30% à fréquenter tous les vendredis un lieu de prière, 20% en Espagne, 14% en France et 10% aux Pays-Bas. Ce qui est sûr, c’est qu’elles veulent vieillir à 50% au Maroc. Les Marocaines migrantes en Espagne davantage que les autres. Elles sont plus de 72% à émettre ce souhait. Seules celles qui vivent en Belgique envisagent à 45% de vivre leur retraite dans le pays d’accueil. Et pourtant, l’image qu’elles ont du Maroc n’est pas aussi positive. En ce qui concerne les relations entre le Maroc et les MRE, elles sont à peine 65% de satisfaites. Sur les droits de la femme, le taux est encore plus bas. Seules 13% des femmes se disent très satisfaites. Par pays, 26% des femmes vivant en Italie ne sont pas du tout contentes de l’avancée des droits de la femme. Ce qui fait dire à Driss Lyazami qu’il existe un gap d’information concernant la Moudawana (Code de la famille).


45% de la population migrante
ON les estime à quelque 45% de la population migrante qui est de l’ordre 3,3 millions de personnes. Sans parler de ceux qui ne sont pas inscrits officiellement dans les consulats pour diverses raisons. On s’accorde à dire aujourd’hui qu’il existe un véritable gap d’information pour recenser les femmes marocaines migrantes. Mondialement, d’après le Fnup, les femmes représentent près de la moitié des migrants internationaux dans le monde, soit 95 millions. Et au Maroc, on le sait, les femmes marocaines n’émigrent plus dans le cadre du regroupement familial, mais plutôt de façon indépendante.Mais le déficit d’information qui existe actuellement, et que tous et toutes reconnaissent, se fait en défaveur des femmes marocaines et contribue à produire des stéréotypes à l’égard des femmes membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger, commente Abdessalam Marfouk, de l’Ires. Ce chercheur et enseignant à l’université catholique de Louvain a mené une étude pour montrer les limites des clichés sur les femmes migrantes. Elle a été présentée lors de la deuxième rencontre des Marocaines d’ici et d’ailleurs. Globalement et à l’étranger, les femmes sont plus solidaires envers la famille au Maroc, analyse Marfouk. Elles envoient de l’argent plus souvent et sur de longues périodes, et à des membres éloignés de la famille. Le chercheur de l’Ires estime la contribution des Marocaines de l’extérieur à l’économie de leur pays à 23,1 milliards de DH en transfert de revenus et de 10,4 milliards de recettes du tourisme (en 2007), soit 5,4% du PIB national.En somme, l’évaluation de la contribution de la Marocaine résidant à l’étranger au développement économique et social du pays d’origine gagnerait à être approfondie par des études empiriques.Badra BERRISSOULE

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