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    Economie

    Maroc-USA: Les produits marocains face à la FDA

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Pour certains produits, le Maroc n'arrive pas à atteindre son quota d'exportation vers les Etats-Unis. Défaut de qualité, de marketing et d'entreprises pouvant exporter à grande échelle explique cette situation.


    Le marché américain offre beaucoup d'opportunités aux exportateurs marocains. Toutefois, ces derniers n'arrivent pas à répondre aux besoins de ce pays. Pour le textile par exemple, les Etats-Unis fixent pour chaque pays un quota. Le Maroc n'a jamais pu atteindre son quota. Les exportations représentent à peine le dixième de la quantité qui lui est accordée pour le textile. Pourtant, les tarifs d'entrée aux Etats-Unis restent encore bas pour ces produits. Un effort en matière de marketing est nécessaire pour mettre en valeur l'originalité du textile marocain. Une amélioration de la qualité s'impose aussi. De plus, explique M. Albert Gabriel Nahas, conseiller commercial au Consulat Général des Etats-Unis à Casablanca, «il faut promouvoir l'investissement américain au Maroc». L'objectif est de permettre aux entreprises américaines de réduire leur coût de production en profitant d'une main-d'oeuvre à bon marché. Par la suite, les produits fabriqués au Maroc seront réexportés vers les Etats-Unis. Cette situation serait en mesure de rétablir l'équilibre dans les échanges entre les deux pays. Actuellement, la balance commerciale reste largement en faveur des Etats-Unis.
    Malheureusement, ajoute l'expert américain, les premières expériences de ce genre ont buté sur des contraintes administratives et commerciales majeures. Lors de la campagne d'assainissement, plusieurs entreprises américaines dans le domaine du textile se sont trouvées confrontées à des problèmes concernant leurs sous-traitants marocains. Un cas de figure qui met en jeu la crédibilité du pays.

    Pourtant, le gouvernement américain a pris plusieurs mesures d'incitation à l'investissement américain au Maroc. Des lignes de crédit ont été mises en place dans ce sens. De plus, un accord bilatéral permet aux entreprises américaines investissant au Royaume de déduire de leurs assiettes fiscales l'impôt marocain. Parmi les secteurs qui intéressent les investisseurs américains figurent les télécom-munications. La situation monopo-listique des télécommunications a été jugée désastreuse. Beaucoup d'entreprises américaines s'imp-atientent devant la privatisation de ce secteur où le service reste encore cher. Dans la plupart des pays, l'Etat a renoncé à la gestion d'un système tel que celui des télécom-munications. Ce secteur ne peut offrir un bon service en dehors d'un cadre tout à fait privé, indique M. Nahas.

    Mesures sanitaires

    Par ailleurs, les exportateurs marocains se plaignent des mesures draconiennes de la FDA (Food And Drug Administration). Cet organe administratif américain établit des normes à l'importation. Pour M. Nahas, ces mesures ne constituent en aucun cas un obstacle à l'entrée sur le marché américain. Il suffit de respecter les exigences de ce marché où la qualité est une condition incontournable. La loi américaine exige l'enregistrement des produits à l'importation dans quatre catégories majeures(1). Il s'agit des conserves à base acidifiés, des aliments acidifiée, des médicaments et des instruments médicaux et électroniques. Les produits non conformes sont arrêtés au port. Des fiches techniques doivent être obtenues auprès de la Direction de cet organisme. Chaque année, la FDA contrôle près de 1.200.000 produits. Elle prélève annuellement près de 40.000 échantillons de produits. Entre 90 et 95% des produits importés aux Etat-Unis sont libérés sans être examinés, note Mme Bettina Brunner dans son ouvrage précité. Toutefois, si des analyses sont prévues, l'importateur concerné est notifié. Des délais sont fixés en fonction du type d'analyse. Le refus de marchandise peut être dû à des défauts de normes minimes. Il faut surtout éviter de figurer dans la liste d'arrêt automatique. C'est le cas des produits alimentaires contenant des pesticides non enregistrés aux Etats-Unis.p

    Hicham RAÏQ

    (1) «Comment exporter vers les Etats-Unis» de Bettina Brunner aux Experdata éditions.

     

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