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    Economie

    Maroc-UE: Une poignée de milliards de DH en jeu

    Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

    Les armateurs européens et marocains se positionnent. Les premiers militent pour le renouvellement de l'Accord de pêche, les seconds contre. Le dernier mot reviendra à l'Etat qui mettra dans la balance le manque à gagner de la redevance estimée à plus de 5 milliards de DH.

    Plus la date limite de la fin de l'Accord de pêche approche, plus la tension monte. Les armateurs marocains se mobilisent pour le non-renouvellement de cet Accord. Ils sont réconfortés par la position des autorités marocaines, fixée au moment de la signature de l'actuel accord il y a trois ans. "Il sera le dernier", avait-on répété à maintes reprises. Depuis, cette position n'a pas varié d'un iota.

    Le prix des accords


    Les pouvoirs publics peuvent-ils maintenir cette position, d'autant qu'une manne d'argent risque de leur manquer? Comment la combler?
    Personne n'est en mesure de fournir une réponse définitive. Ce qui est sûr c'est que la contrepartie financière pour les quatre années de l'Accord de pêche est conséquente. Elle se subdivise en quatre compartiments. Le premier, connu sous le nom générique de la compensation financière, totalise 355 millions d'Euros, soit près de 3,8 milliards de DH. La dernière tranche à verser au Budget de l'Etat au cours de cette année atteint 80 millions d'Euros, soit près de 850 millions de DH.
    A cela s'ajoute un appui financier destiné à "la mise en oeuvre d'actions visant le développement durable du secteur des pêches maritimes". C'est le deuxième compartiment dont le montant atteint 121 millions d'Euros, soit près de 1,3 milliard de DH. Cette enveloppe est débloquée annuellement avec un dernier versement de 40 millions d'Euros, soit près de 450 millions de DH. Troisième compartiment, l'Accord prévoyait un appui financier destiné à renforcer "la recherche scientifique halieutique et la mise en oeuvre de la politique d'aménagement des ressources halieutiques marocaines", précise l'article 4 de l'Accord. Cet appui de 16 millions d'Euros (170 millions de DH) est payable en quatre tranches de quatre millions chacune.
    Dernier wagon, le soutien aux actions de la formation maritime pour un montant de 8 millions d'Euros.
    A l'approche de la fin de l'accord, en novembre prochain, les armateurs européens, particulièrement espagnols détenteurs de l'écrasante majorité de la flotte communautaire, s'inquiètent. Ils affûtent leurs armes pour faire pression le moment venu. Face à la montée de la tension, l'Union Européenne (UE) cherche à calmer le jeu.
    Pour M. Lucio Guerrato, son ambassadeur à Rabat, les choses sont claires: la ressource est marocaine et le pays dispose d'une flotte et d'une capacité de pêche. A ce titre, il doit se servir en premier. Mais une marge existe entre cette capacité de captage et les ressources disponibles. Elle peut être une plate-forme de négociation permettant de donner des concessions à des flottes étrangères, à condition de conserver les ressources halieutiques. Avec ces préalables, tout est négociable.

    Mohamed CHAOUI

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