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Economie

Maroc-UE: Les détails de l’open sky

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Un accord “complet” sera signé aujourd’hui . Clause d’établissement: Le Maroc obtient une dérogation«L’accord euro-marocain sur l’open sky sera complet». L’affirmation est de Karim Ghellab, ministre des Transports. Donnant suite à une année de négociations, elle vient mettre fin aux rumeurs parlant d’une simple généralisation au niveau européen des accords bilatéraux signés entre le Maroc et des pays du vieux continent comme la France ou l’Espagne. Paraphé ce mercredi, en marge de la première conférence ministérielle euroméditerranéenne sur les transports, organisé à Marrakech, cet accord entrera en vigueur en 2006. Il prévoit notamment la suppression des limitations de nationalité et de capacité pour toutes les compagnies européennes et marocaines pour les liaisons entre l’Europe et le Maroc. “Cela nous permettra de bénéficier de tout le potentiel aérien européen pour développer à la fois le trafic aérien et le tourisme”, a précisé Ghellab au cours d’une rencontre avec la presse, lundi à Rabat. . Ouvrir le marchéLe ministre en donne pour exemple l’Italie, pays à forte communauté marocaine et à fort potentiel touristique. “La rareté des dessertes, limitées à celle d’Alitalia, en difficulté, la RAM et Atlas-blue fait que ce marché est laissé en jachère. L’accord permettra de débloquer ce type de situation en ouvrant le marché marocain à tous les opérateurs”. Desservir une destination de part et d’autre sera uniquement déclaratif. Seule l’autorisation de l’aéroport concerné sera nécessaire. Tout éventuel refus doit être fondé. La simplification des procédures est également de mise. Celles-ci sont réduites au minimum: être autorisé, déposer son plan de vol, informer l’autorité aéroportuaire et vérifier le stock. Point cardinal de cet accord, la cinquième liberté. Celle-ci suppose qu’une compagnie marocaine peut desservir plusieurs destinations européennes à la fois par le biais des escales. Une compagnie peut à titre d’exemple faire un Casablanca-Paris-Londres sans restriction aucune. Idem pour toutes les compagnies européennes. La seule condition est que le point de départ soit l’UE ou le Maroc. Les compagnies européennes pourront également desservir, à partir du Maroc, tous les pays sud-méditerranéens de la politique de voisinage de l’UE, sous réserve de l’acceptation du pays tiers. Ayant fait l’objet de désaccords lors des négociations, la question du droit d’investissement, ou d’établissement, a trouvé une issue favorable. Si la règle veut que seul un ressortissant européen puisse détenir des parts dans une compagnie européenne, le Maroc a obtenu une dérogation. Celle-ci stipule la mise en place d’un comité mixte maroco-européen qui examinera toute demande dans ce sens, de part et d’autres et tranchera au cas par cas. Autre point, l’harmonisation des normes et réglementations aériennes entre les deux entités. “Cette clause représente une très bonne occasion de mettre à niveau nos règlements en les greffant sur ceux de l’Europe. D’autant que nous sommes pratiquement conformes”, s’est réjoui le ministre. Revenant sur l’importance d’un tel accord, Ghellab a souligné l’importance du marché européen, comptant pas moins de 400 millions de passagers par an. Une offre, mais aussi une demande. “Pour avoir les 10 millions de touristes escomptés, le Maroc doit passer de 7 millions à 15 millions de passagers par an”, a dit le ministre. Ce passage suppose 60 avions de plus, soit un investissement de 30 milliards de DH. D’où la libéralisation, entamée depuis les assises du tourisme de 2003 à Agadir et mise à exécution l’année suivante au niveau des vols réguliers. Elle s’est matérialisée notamment par l’entrée d’Air Horizons sur la ligne Paris-Casablanca et de Corseair sur la ligne Paris-Marrakech, si chères à Royal Air Maroc. “Faire entrer la concurrence à doses homéopathiques a permis à la RAM de se positionner par rapport à une concurrence inéluctable”, a expliqué Ghellab.Mais cette libéralisation est restée limitée par les accords avec les autres pays d’Europe, imposant des restrictions de plusieurs ordres (nationalité, capacité et fréquences). Une situation à laquelle le gouvernement a tenté de pallier à travers la stratégie de développement de l’aérien de 2004. Celle-ci stipulait l’ouverture du marché marocain à un maximum de compagnies, dans le cadre des accords bilatéraux, mais aussi au niveau européen.La perception d’un marché fermé demeurait de mise. D’où l’effort de communication mené ces dernières années et la publication d’un référentiel de l’aérien sur Internet. Message: les règles d’accès au marché marocain sont valables pour tout le monde. En plus de la préservation des acquis de la RAM, la stratégie visait également à assurer une bonne coordination avec le ministère du Tourisme pour créer des lignes aériennes aux destinations où les hôtels se construisent. Le développement de l’aérien ne visait pas seulement le tourisme, mais l’activité en elle-même. Le tout a constitué une sorte d’entrée vers un open sky désormais réalité.


La RAM épargnée

Karim Ghellab se veut rassurant: Royal Air Maroc a les moyens de se battre. Impliquée dès le début dans les négociations, RAM plaidait pour le droit d’établissement et pour la cinquième liberté. Ce qu’elle a obtenu. “D’autant que la compagnie a pris les mesures nécessaires pour contrer une éventuelle concurrence”, a rappelé le ministre. A son recentrage sur le hub de Casablanca et sur le transport traditionnel, s’est ajoutée la création de sa filiale Atlas-blue qui a les moyens de concurrencer les low-cost avec les mêmes structures de coût. Avec près de 1 milliard de dirhams de chiffre d’affaires, “Atlas-blue marche bien, mais peut faire mieux”, a dit Ghellab. Parallèlement, et à travers une série de redéploiements, la RAM s’est également positionnée dans le transit. Les récentes ouvertures de lignes en Europe et au Moyen-Orient s’inscrivent dans cet objectif. Tarik QATTAB

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