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Economie

Maroc-Roumanie
Concurrent, mais aussi partenaire

Par L'Economiste | Edition N°:2455 Le 01/02/2007 | Partager

Aujourd’hui, la Roumanie a achevé son 1er mois européen. L’événement a été une occasion idéale de soulever avec son ambassadeur au Maroc, Vasile Popovici, quelques questions: rapport diplomatique, concurrence économique, avenir de la Turquie au sein de l’UE… Contrairement à l’adhésion de la Bulgarie, celle de la Roumanie a déclenché une certaine inquiétude chez les opérateurs marocains. M. Popovici estime que les rapports entre Rabat et Bucarest ne devraient pas être stigmatisés par une vision purement concurrentielle. L’ambassadeur plaide pour une diplomatie interactive. . L’Economiste: Pourquoi les liens diplomatiques entre Roumains et Marocains ne sont pas assez développés?- Vasile Popovici: Nos rapports ont une bonne base. Toutefois, la Roumanie a vécu une période de transition après la chute du communisme. Elle s’est détournée, à tort d’ailleurs, de tout ce qu’elle estimait comme «non prioritaire». Bucarest a développé ses relations diplomatiques surtout avec les Etats-Unis et l’UE. En décembre 2004, nous avons adhéré à l’Otan pour assurer notre sécurité nationale. Notre adhésion à l’UE, en 2007, vise à conforter notre intégration politique et économique. Ainsi, tous nos efforts, notamment diplomatiques, ont été longtemps déployés dans ce sens. Après avoir atteint ces objectifs, nous nous sommes rendus compte que nous avions laissé de côté d’autres partenaires. . Est-ce le cas du Maroc…?- C’est non seulement le cas du Maroc mais aussi celui du Maghreb en général. C’est un peu difficile de relancer les relations, d’autant plus que notre pays a totalement changé d’élite politique. Les contacts au plus haut niveau se font encore attendre. La Roumanie a adressé, en mars 2006, à S.M. le Roi Mohammed VI une invitation. Nous attendons toujours sa visite. Durant le mois de mars, le ministre marocain du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri, sera en Roumanie. Je plaide vraiment pour plus de rapprochement entre nos deux pays. . Ce rapprochement est-il possible, alors que certains estiment que la Roumanie est un sérieux concurrent économique?- La presse marocaine a beaucoup versé dans ce sens. Il existe de nouvelles donnes. Sur le plan du textile par exemple, la Roumanie est en perte de vitesse. Ce n’est plus un secteur prioritaire pour l’économie roumaine. Le coût de la main-d’œuvre commence à augmenter. Nous aussi, nous subissons les méfaits de la délocalisation. En revanche, il y a des secteurs émergents en Roumanie, mais sur lesquels nous ne pensons pas être en concurrence, notamment l’informatique. . Mais, en termes d’investissement, les benchmarks placent-ils la Roumanie au même niveau d’attractivité que le Maroc ? - C’est clair. Chaque pays se bat pour attirer son lot d’investisseurs. Les gouvernements doivent rendre leurs pays économiquement attrayants. Tout le monde se bat contre tout le monde. Il ne faut pas se focaliser essentiellement sur nos pays respectifs. Je ne suis pas venu en rapace. Mon rôle est de «vendre» à la fois les produits roumains et marocains. En septembre dernier, j’ai invité des hommes d’affaires roumains au Maroc, et je me bats pour plus de présence roumaine dans votre pays. Je souhaite même délocaliser des entreprises spécialisées dans l’outillage agricole. . L’adhésion roumaine continue tout de même à susciter beaucoup d’inquiétude chez les Marocains…- Le Maroc continue à recevoir des fonds de soutien européens(1). Aucun pays du Sud n’en a reçu autant. Le Royaume jouit d’un statut spécial. De plus, c’est un partenaire incontournable aussi bien pour l’UE que pour les Etats-Unis. Il demeure un pays-clé dans le monde arabe. . La Turquie est économiquement plus apte à adhérer à l’UE; pourtant, ses négociations avec les 27 piétinent(2). Son ancrage islamique accentue-t-il ce blocage?- En Europe, il existe une importante communauté musulmane. Elle ne se limite pas à la France, l’Espagne ou l’Allemagne. La Turquie est un gros poisson. Sa population va lui donner du poids au sein de l’UE. Il existe un avenir européen pour Ankara. L’Europe a tenu ses engagements, et elle les honorera. La Turquie et les pays des Balkans doivent continuer à se battre. Les 27 ne peuvent pas leur fermer la porte.


Diplomatie interactive

Les Roumains connaissent-ils assez le Maroc? «Vous avez le regard rivé sur quelques pays européens occidentaux», souligne l’ambassadeur roumain Vasile Popovici. Sans vouloir jouer au donneur de leçons, il suggère de viser plus loin. La famille européenne s’agrandit. Le Maroc ne devrait pas se concentrer uniquement sur ses partenaires historiques. Il serait judicieux, selon lui, de développer les liens avec les pays d’Europe centrale aussi. Propos recueillis par Faiçal FAQUIH----------------------------------------------------------------------------------------------------(1) L’UE est le premier donneur d’aide, premier acheteur et premier client. Elle aura déboursé en 2006 pas moins de 2,9 milliards de DH, soit 30% des fonds Meda. De plus, le montant des prêts est de 3,2 milliards de DH. Elle est aussi le premier investisseur privé et public du Royaume, après l’Etat. (cf. L’Economiste du 22 janvier 2007)(2) Le problème chypriote et la question arménienne sont la cause du gel des négociations.

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