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Maroc-France
Quand des ados crient: “Chirac Champion!”

Par L'Economiste | Edition N°:1619 Le 09/10/2003 | Partager

. Visite officielle pour trois jours. Six ministres et des grands patrons dans la délégation. Discours devant le Parlement très attenduChirac qui arrive à Fès aujourd'hui, avant de filer vers Tanger demain et de revenir sur Rabat samedi, se sentira sans doute chez lui dans la capitale spirituelle. Fès est devenue l'une des plus jolies villes du Royaume grâce au travail de ses élus et de ses walis. Mais ce que la délégation française ne verra peut-être pas, ce sont ces ados de la médina (classée au patrimoine mondial) qui lèvent les doigts en signe de victoire lorsque passent des touristes français: “Chirac Champion”. Ces ados, insensibles aux articles de la presse du PDJ qualifiant tout ce qui est étranger de “franco-laïque” (une critique sous ces plumes), font référence à l'attitude diplomatique française dans l'invasion de l'Irak par l'US Army. Ce choix stratégique a été plus que bien apprécié au Maroc, par les jeunes des quartiers pauvres, autant par les hauteurs du pouvoir. Le Maroc des grands comme des petits, a aussi apprécié que la diplomatie française coupe les ailes du rapport Baker sur le Sahara, tandis que le président Chirac lui-même a repris strictement l'expression de “provinces du sud” pour qualifier le Sahara marocain. A la suite de ces évènements, Bush a pris l'engagement de “ne jamais imposer de règlement” au Maroc. . Le vent du bouletC'était limite; Rabat a bien senti le vent du boulet… et mesuré qu'il fallait changer le profil de sa politique étrangère, en particulier, être nettement plus présent, et ce à très haut niveau, sur des dossiers dont il a certaines clefs, comme celui du Proche-Orient.Reprofilage de la méthode diplomatique et aussi réformes tout court, dans tous les domaines. Le Royaume a le chic pour brouiller l'image qu'il donne de lui-même. Cela ne date pas d'hier, mais aujourd'hui, c'est plus brouillé que jamais, alors que l'ère de la communication impose rapidité et netteté.Ce n'est donc pas un hasard si dans l'entretien donné à l'agence de presse MAP, le président français vient “soutenir les réformes”. C'est un soutien certes, mais aussi une manière de dire: faites vos réformes, sans traîner et sans dire en même temps des choses qui se contredisent.Chirac a refusé de soutenir, comme le lui demandaient des personnalités marocaines et françaises, notre confrère emprisonné, Ali Lamrabet. Ce refus sonne comme une victoire pour le gouvernement marocain, et surtout pour Benabdallah, le ministre de la Communication. Vu de Paris, et malgré l'intervention de l'association Reporters sans frontière, la condamnation a été reliée aux multiples articles contre le conseiller André Azoulay et analysée comme une sanction de l'antisémitisme. En sachant cela, on comprend le refus énergique de Chirac de prendre position contre la condamnation.De ses prises de parole au Maroc, ce sera le discours devant le Parlement, samedi, qui est la plus attendue. On annonce que le président y développera sa vision des réformes, de la démocratie, de la lutte contre la pauvreté et l'ignorance… et des liens qui unissent ces divers domaines.


La délégation française

Les membres du gouvernement accompagnant Jacques et Bernadette Chirac sont Dominique de Villepin (Affaires étrangères), Francis Mer (Economie), Gilles de Robien (Equipement), Xavier Darcos (Enseignement scolaire), Dominique Versini (Lutte contre la précarité) et Renaud Muselier (secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères). Villepin et Versini sont nés à Rabat.Parmi les patrons faisant partie de cette délégation figurent Martin Bouygues, Jean-René Fourtou (Vivendi Universal), Gérard Mestrallet (Suez), Gérard Pélisson (Accor), Henri Proglio (Veolia Environnement), Denis Ranque (Thales) et l'ancien ministre de la Coopération, Michel Roussin (Bolloré).Outre l'actrice Nadia Farès et le rugbyman Abdelatif Benazzi, Chirac a invité le linguiste Alain Bentolila, spécialiste de la lutte contre l'illettrisme (et qui a travaillé dans le projet des écoles communautaires de Othman Benjelloun), le Pr Claude Griscelli, le décorateur Alberto Pinto et le Pr Adolphe Steg. Le président de l'Institut du Monde arabe Denis Bauchard, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Francis Mayer et le directeur général de l'Agence française de développement Jean-Michel Severino sont du voyage, de même que les présidents des groupes d'amitié France-Maroc à l'Assemblée nationale, Jean Roatta (UMP, droite), et au Sénat, Paulette Brisepierre (UMP, indéboulonnable représentante des Français de l'étranger).N.S.

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