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Maroc-France : Les PMI savoyardes cherchent des partenaires

Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

Des industriels savoyards, chaperonnés par la Chambre de commerce et d'industrie de Chambery et de la Savoie en France, sont à la recherche de partenaires au Maroc.
Les PME/PMI savoyardes, dans leur souci de compétitivité, sont en quête de nouveaux partenaires. Ils rendent ainsi visite au Maroc pour établir des contacts avec leurs homologues marocains. "L'idée a été étudiée durant deux années, et un travail de prospection et de terrain a été développé depuis", souligne M. Alain Perrier, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Chambéry et lui-même patron d'une PMI "ALP' Ventilation", une entreprise de traitement d'air industriel. Il ajoute: "notre but est de créer des liens qui vont déboucher sur un travail en commun. Une complémentarité qui, si nous ne la jouons pas, permettrait à d'autres de nous précéder".
La Savoie, une région montagneuse, est marquée par la présence de grands groupes tels Pechiney ou Saint-Gobain qui s'y sont installés en raison de ses ressources énergétiques. "Ces groupes, se polarisant sur la fabrication, ont besoin d'entreprises leur assurant la maintenance par exemple". Un tissu de PME et PMI s'est constitué autour.

La concurrence asiatique

Ce nouvel intérêt pour le Maroc, expliquent les responsables de la CCI, provient du fait que le marché européen est fortement marqué par la concurrence asiatique. Les industriels savoyards sont obligés de chercher d'autres formules. "Cette volonté industrielle de partenariat a été renforcée par notre sentiment qu'il y a une capacité d'investissement au Maroc". Le marché ou la main-d'oeuvre moins chère arrivent au second plan. "Il s'agit, explique M. Olivier Colomb, chef du service Relations internationales à la CCI, de produire ensemble des produits qui seront vendus ailleurs". Concernant le partenariat lui-même, les responsables de la CCI déclarent qu'il n'y a pas de schéma préétabli. "La collaboration sera décidée sur le terrain".

Les entreprises présentant la volonté de collaborer et d'élargir leurs activités sont triées de part et d'autre. Quant aux échos de cette mission, ils sont satisfaisants, assurent les responsables de la Chambre. "Plus de la moitié des 15 entreprises savoyardes ayant fait le déplacement ont pris date pour revenir au Maroc", souligne M. Colomb. Au cours de leur visite, les industriels français ont rencontré la CGEM, l'ASMEX.

Les critères de choix des partenaires, établis par la CCI, concernent tout d'abord la proximité, une facilité de communication, une formation technique de base commune et puis une position géographique intéressante. Le Maroc est vu alors comme le partenaire privilégié. "C'est un pays où les potentialités d'investissement sont considérables et les perspectives intéressantes", avance M. Perrier.

La grande désillusion

Ce regain de confiance dans le Sud s'explique aussi par l'échec des expériences en Europe de l'Est. "L'erreur était fondamentale. Les entreprises n'ont pas eu d'interlocuteurs fiables et la langue reste un handicap de taille au développement de relations de partenariat avec ces pays", explique M. Colomb. Pour M. Perrier, "le seul dialogue vrai est le dialogue Nord-Sud".

La Tunisie, qui présente approximativement les mêmes caractéristiques que le Maroc, n'a pas bénéficié du même intérêt. "La Tunisie reste petite, et ne dispose pas, donc, d'assez de masse critique".

Par ailleurs, la Chambre, dans sa stratégie de développement des relations de partenariat, crée un maillage de correspondants à travers le monde. Ils constituent des relais de proximité. Mme Evelyne Buffavand, responsable d'un cabinet de conseil, Atlas Bas Saumont Conseil, assure la liaison pour le Maroc. Parmi les partenaires de la Chambre au Maroc, les Savoyards citent la BMCE, comme partenaire financier, le cabinet ABC et les services commerciaux de l'ambassade de France.
Outre son rôle traditionnel de représentation auprès des pouvoirs publics, la CCI dispose aussi d'une politique d'action qui facilite l'intégration de l'économie savoyarde dans le marché international. A cet effet, la chambre développe des actions internationales qui sont tout d'abord des actions permanentes avec les pays voisins ou des actions prioritaires. En 1985, la CCI a signé des accords avec la Tunisie qui ont débouché sur des échanges économiques mais également sur la formation. La Chambre dispose d'un centre de formation à la création d'entreprises où des Tunisiens ont pu séjourner. "Nous nous sommes rendus compte que ce système crée des tissus de coopération. Et c'est ce que nous souhaitons développer ici au Maroc", souligne M. Perrier.

Malika El JOUHARI.

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