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    Economie

    Maroc-France: L'Administration marocaine critiquée pour ses retards de paiement

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Plus de 20 hommes d'affaires français ont effectué une visite au Maroc qui s'est achevée le 9 avril
    · Des rencontres ont eu lieu avec des membres du gouvernement
    · Les retards de paiement, la défaillance de l'arbitrage et de l'expertise juridique figurent parmi les points soulevés

    Le secrétaire d'Etat français au Commerce Extérieur a achevé vendredi dernier une visite de travail de deux jours au Maroc (Cf en page 11). Il était accompagné d'une forte délégation de chef de PME/PMI françaises. Une rencontre a eu lieu avec M. Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. Au cours de cette rencontre, les entrepreneurs français ont mis l'accent sur les délais de paiements de leur client public marocain. «Vos délais de règlement atteignent parfois fois 360 jours, ce qui nous laisse à la merci de nos fournisseurs et nos banques», indique le président de la Fédération française des PME.
    M. Tazi reconnaît qu'il n'existe pas de délai bien déterminé pour le règlement des fournisseurs. Mais il assure que l'Etat a consenti un effort important pour réduire ses arriérés de 12 milliards à 3 milliards de DH. Il a aussi promis d'intervenir auprès du Ministère des Finances pour ramener le délai de règlement à un mois .

    «Coup de poignard dans le dos»


    Pour sa part, M. le président des CCI françaises a soulevé la question de l'ouverture des frontières marocaines aux produits étrangers. «La réduction des droits de douane va nous engendrer un manque à gagner de 1,25 milliard de DH cette année», répond M. Tazi. La première phase du programme de démantèlement porte sur l'exonération des droits de douane des machines, biens d'équipements et pièces de rechange. Pour les produits finis, le démantèlement sera échelonné sur 10 ans, rappelle le ministre marocain.«Nous sommes très sensibles à ce calendrier», note pour sa part M. Jaques Dondoux, secrétaire d'Etat français au Commerce Extérieur. Et d'ajouter que les entreprises françaises seraient enchantées de remporter le deuxième réseau GSM en projet au Maroc.
    Le secrétaire d'Etat français a également insisté sur le rôle que peut jouer l'aéronautique française pour la modernisation de la flotte de la RAM. D'autant plus que l'opérateur marocain envisage de renouveler une partie de son parc. «Si vous nous oubliez.... ce serait vraiment un coup de poignard dans le dos», souligne-t-il.
    La délégation a rencontré également M. Omar Azziman, ministre de la Justice. La protection de la propriété industrielle, l'arbitrage et l'expertise judiciaire ont été parmi les points évoqués comme étant des sources de blocage. Le monde des affaires a connu d'importants changements sur le plan juridique. Les juridictions commerciales ne peuvent être au point dès le premier jour. Elles ont besoin d'un peu de temps pour assurer leur bon fonctionnement, a indiqué le ministre marocain.

    Hicham RAÏQ

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