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    Economie

    Maroc-France: Gros coup d’accélérateur

    Par L'Economiste | Edition N°:3312 Le 05/07/2010 | Partager

    . Beaucoup de projets publics et autant de programmes privés. Saïda Karim-Lamrani et Mohammed El Kettani, en négociateurs en chef. Pas de dossiers «bien méchants» sur la table des contentieuxTrès belle moisson au sortir du 10e séminaire intergouvernemental franco-marocain, du vendredi 2 juillet à Paris. Comme nous l’annoncions dès notre édition du week-end (www.leconomiste.com; pages 2 et 3), onze accords, d’un montant de près de 147 millions d’euros (soit près de 1,7 milliard de DH), ont été signés, lors de cette rencontre présidée par les deux Premiers ministres marocain et français, Abbas El Fassi et François Fillon. Des accords qui portent sur les secteurs de l’énergie nucléaire, des énergies renouvelables, du développement durable, du social, de la pêche, de l’eau et du transport.Jamais, depuis la création en 2005 du Groupe d’impulsion économique franco-marocain (GIEFM), devenu donc le Club d’affaires, n’avait présidé la signature d’autant d’accords. Rappelons que, par exemple, le projet d’accord pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, alors évoqué lors de la visite du président Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007, avait été signé lors d’une rencontre similaire. Le passage devant le GIEFM, ou ses successeurs, marque une première étape, en vue d’éventuels contrats commerciaux entre la France et le Maroc. Le nucléaire a été évoqué vendredi. L’accord prévoit une coopération en matière technologique et dans les domaines de la formation et de la sûreté. Ce qui n’est pas un accord commercial pour la construction d’un réacteur nucléaire, mais dans une deuxième étape «la France fera des propositions en ce sens compte tenu de l’excellence de sa technologie et de ses entreprises», indique un communiqué de la Primature française. En tout cas, c’est un petit pas vers la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles (95% de notre consommation), avec le projet de construction d’une centrale nucléaire entre 2022 et 2024. Selon de toutes premières informations, les appels d’offres pourraient être lancés entre 2011 et 2014 pour, dit-on, anticiper le volet financier de ce genre de projet capitalistique. De toute évidence, plus on opte pour des domaines nouveaux, de surcroît très gourmands en investissements, plus les Etats s’impliquent financièrement pour baisser les coûts de revient. C’est le cas du projet de LGV (ligne à grande vitesse, les rails sous le TGV) pour le train rapide Casablanca-Tanger, d’un montant de deux milliards d’euros (près de 22 milliards de DH). Abbas El Fassi a d’ailleurs déclaré, lors de la rencontre de Paris, que «le bouclage financier du train à grande vitesse Tanger-Casablanca est achevé, avec des contributions françaises, saoudiennes et koweïtiennes. A noter que la France et le Maroc avaient signé ce protocole d’accord sur la construction du TGV Tanger-Casablanca par des groupes français lors de la même visite de Sarkozy au Maroc.S’adressant à la presse, à l’issue de son audience avec le président Nicolas Sarkozy, en marge des travaux du forum, El Fassi a déclaré que «la France est intéressée par une participation dans les grands projets marocains notamment dans les énergies renouvelables». A noter que le Maroc veut produire 2.000 MW à l’horizon 2020 avec le solaire et l’éolien. Selon le Premier ministre, «la France s’engage à investir dans le premier site du Plan solaire marocain à Ouarzazate», d’une puissance installée de 500 MW.Les trois tables rondes thématiques axées sur l’énergie, l’économie et les finances et les métiers mondiaux du Maroc, en marge du Forum, ont donné plus de visibilité sur les opportunités d’investissement aux opérateurs économiques français. Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, et Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, se sont relayés devant les membres du patronat français pour vanter l’offre Maroc.«Les milieux d’affaires des deux pays se sont saisis de l’intérêt du politique pour affiner davantage le volet business», disent les milieux officiels. Rappelons que ces rencontres sont aussi le moment pour apurer les dossiers pénibles. Si l’on en croit des officiels français, cette année, il n’y avait pas de dossiers «bien méchants».


    Le business marche

    La dernière enquête du Trésor français sur les implantations des entreprises française dans le monde a souligné l’importance du Maroc. Le Royaume arrive en deuxième position derrière la Chine et ex aequo avec l’Inde en nombre d’entreprises françaises installées (cf. L’Economiste du 28 juin 2010).En montants investis, les filiales des entreprises françaises au Maroc arrivent à 8,2 milliards d’euros entre 2000 et 2009.En tout cas le Medef (Mouvement des entreprises de France) et la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc) entendent passer à la vitesse supérieure. Les deux organisations patronales ont décidé de la création d’un Club d’affaires France-Maroc. Celui-ci annule et remplace le Conseil d’affaires franco-marocain. Cette nouvelle instance de concertation et de coordination entre le Medef et la CGEM est dotée d’une double coprésidence franco-marocaine. Par ailleurs, pour accompagner le Maroc dans ses différents programmes de développement, l’AFD (Agence française de développement), principal organisme d’aide publique, va porter son enveloppe à 600 millions d’euros pour 2010-2012 contre 460 millions sur la période 2007-2009. Bachir THIAM

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