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Maroc-France: Berrada accorde les violons

Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

C'est du turbo que le Maroc et la France veulent mettre dans leurs relations économiques. Au menu d'un déjeuner-débat à l'Ambassade du Maroc à Paris la réorientation de l'aide publique au développement et le leadership de la France.


L'ambassadeur du Maroc en France, M. Mohamed Berrada, multiplie les actions pour s'acquitter de l'une de ses missions: la mise en relation. Dans cette optique, la réunion du Comité économique (principal opérateur marocain de la place) du 19 mars dernier a débouché sur un déjeuner-débat au siège de la Chancellerie marocaine à Paris. Objectif affiché: dresser l'état des lieux de la coopération économique et financière. Pour l'ambassadeur, l'initiative s'inscrit dans le cadre du cycle d'approfondissement des connaissances des principales institutions financières. Au menu, la présentation de la Direction des Relations Economiques Extérieures (DREE) du Ministère français de l'Economie et des Finances. Et c'est Mme Laurence Dors, sous-directeur des relations bilatérales, Occident-Proche et Moyen-Orient qui a eu à assurer cette tâche. Derrière cette rencontre, se profile l'ambition d'identifier les moyens à mettre en oeuvre en vue de baliser le terrain pour une nouvelle impulsion de la coopération bilatérale.

Les débats ont touché plusieurs aspects de la coopération. C'est ainsi que Mme Dors a dévoilé le contenu d'une note de M. Dominique Strauss-Kahn qui donne une nouvelle orientation à l'aide publique au développement. La réduction des enveloppes destinées à cet effet répond au souci de maîtriser les dépenses publiques, Traité de Maastricht oblige. Une utilisation plus commerciale est prévue. «La décision prise il y a trois semaines vise à supprimer l'enveloppe affectée à tel ou tel pays», a expliqué en substance Mme Dors. Pour elle, il s'agira désormais de privilégier les projets inscrits dans l'enveloppe globale. Cette dernière comprendra deux comparti-ments, l'un consacré aux projets et l'autre aux études destinées à «mieux placer les projets». Dans cette perspective, c'est le Fonds d'Aide aux Etudes et au Secteur Privé (FASEP) qui va monter en puissance.

Leadership menacé


Pour M. Laurent Hémery, business manager de Charles Riley Consultants International, la France doit jouer un rôle d'impulsion du programme MEDA dont les fonds destinés au Maroc s'élèvent à 450 millions d'Ecus, soit environ 5 milliards de DH. Elle y participe à hauteur de 20%. En effet, le déblocage de cette enveloppe prévue pour la période 1996-1998 a enregistré un retard qualifié de «considérable». M. Hémery a également évoqué l'ouverture différée à plusieurs reprises de l'Euro-Maroc-Entreprises. Cette structure de conseil pour la mise à niveau des entreprises a ouvert ses portes en janvier dernier.
Mme Dors a indiqué que les instruments de financement sont surabondants, mais il faudra mieux les utiliser. Elle a annoncé la réunion des bureaux commerciaux du pourtour méditerranéen en présence du patronat français. «Le but est de réfléchir ensemble sur la nécessité de mieux optimiser l'existant».

Il faudra réagir plus vigoureusement, puisque le leadership de la France au Maroc est quelque peu menacé. Si l'Hexagone demeure le premier partenaire commercial (premier fournisseur et premier client), sa part de marché est «en légère baisse». Avec 21%, elle demeure loin devant ses concurrents que sont l'Espagne (9%), l'Italie et les Etats-Unis (7%). Mais la sonnette d'alarme est tirée. La DREE qui assure la veille commerciale a senti déjà le vent tourner. Elle est confrontée à un problème de communication avec les entreprises. Une politique financière qualifiée d'»active» est destinée à accompagner l'ouverture de l'économie marocaine. «Les entreprises désireuses de commercer ou de s'implanter au Maroc bénéficient d'une panoplie complète d'instruments financiers», a indiqué Mme Dors. Elle a cité le dispositif de conversion de la dette en investissements dont la dernière tranche s'élève à 1,4 milliard de FF. De source proche du dossier, le premier appel d'offres de 700 millions de FF a été lancé. Les engagements de l'AFD (Caisse Française de Développement auparavant) ont atteint 2,3 milliards de FF depuis 1992, date de son installation au Maroc. D'autres instruments de coopération dans les secteurs en amont sont également disponibles à travers le FASEP qui a réalisé sept études en 1997.

Mohamed CHAOUI

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