×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Maroc-Europe de l'Est : La BERD encourage les investissements communs

    Par L'Economiste | Edition N°:223 Le 28/03/1996 | Partager

    Pour renforcer leurs positions commerciales dans les pays d'Europe centrale et orientale, les entrepreneurs marocains seront amenés à engager des investissements dans ces pays. Le représentant du Maroc et du Canada à la BERD semble certain que le commerce extérieur suit les investissements.


    "La BERD est prête à appuyer toutes les actions de partenariat initiées par le Maroc avec les pays de l'Europe de l'Est" . Et c'est en partie dans ce but que M. John Coleman, administrateur du Maroc et du Canada à la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD), entreprend annuellement des visites pour rencontrer les responsables marocains.
    Membre fondateur de cette banque, le Maroc détient près de 0,01% de son capital. "C'est un petit pourcentage mais qui est parfois comparable à ceux de pays emprunteurs, tels les Etats baltes, par exemple", souligne M. Coleman lors d'un déjeuner organisé par l'ambassade du Canada à Rabat. Parmi les réactions qu'il a enregistrées à l'occasion de ses visites au Maroc, M. Coleman remarque que "ses interlocuteurs marocains semblent surpris que le Maroc ne soit pas un pays emprunteur de la BERD, mais par contre un pays créancier".

    Investir pour mieux vendre

    Cette participation au capital de la banque permet au Maroc d'initier des opérations d'exportation de son savoir-faire et de développer des opérations d'investissement dans les pays de l'Europe centrale et orientale.
    Sur le plan commercial, le marché de l'Europe de l'Est suscite l'intérêt des opérateurs marocains. "Cependant, observe M. Coleman, ils n'envisagent pas encore d'investissements dans nos pays d'opération". Selon lui, "Le Maroc est saisi pour l'instant par son propre rétablissement économique. Mais une fois que la transformation sera faite, et l'économie plus dynamique et compétitive, les industriels marocains commenceront à chercher de nouvelles opportunités d'investissement". Il ajoute que les investissements dans l'industrie de transformation des principaux produits exportés par le Maroc raffermira davantage les échanges commerciaux. "Ces relations commerciales sont bonnes", estime M. Fathallah Sijilmassi, directeur des relations commerciales internationales au Ministère du Commerce extérieur.
    Ces relations restent toutefois à l'avantage des pays de l'Europe de l'Est. En observant la structure des échanges commerciaux de 1994, ils apparaissent déficitaires au profit des pays de l'Europe de l'Est. La Pologne intervient dans nos achats pour près de 786 millions de DH (1,19% des importations du Maroc). Elle n'achète que 210,371 millions de DH au niveau du Maroc. Pour d'autres pays, tels que la Slovénie, l'écart est plus considérable, les importations se chiffrant à 32 millions de DH alors que les exportations n'atteignent même pas le million de DH (860.000 DH). M. Sijilmassi souligne pourtant: "nous sommes intéressés avant tout de vendre nos produits, mais également de mieux acheter et au meilleur prix".

    Des projets rentables


    Les projets retenus par la BERD en Europe de l'Est sont surtout les projets commercialement viables. La banque s'inspire d'une approche semblable à celle des banques commerciales pour ce qui est de l'évaluation des projets pour lesquels un financement est demandé. Le promoteur apporte le tiers du montant de l'investissement en fonds propres et la banque finance jusqu'à 35% du projet nouveau ou 35% de la capitalisation à long terme d'une entreprise établie.
    La BERD finance des activités du secteur privé, des opérations de restructuration et de privatisation ou l'exécution de projets d'infrastructure de nature à appuyer ces activités. Les coentreprises, particulièrement celles qui ont des promoteurs étrangers, ont été au nombre des principaux bénéficiaires des prêts de la banque. En outre, bien que la banque ne finance pas directement les petites et moyennes entreprises, elle dispose d'un certain nombre d'instruments conçus à leur intention tels que des lignes de crédit, garanties, prises de participation, etc... Quant aux instruments financiers de la banque, ils concernent principalement l'octroi de prêts ou la prise de participation.
    La BERD, qui a été créée dans le but d'aider les pays d'Europe centrale et orientale à réformer leurs économies en les orientant vers le marché, a réalisé en 1994 un bénéfice d'exploitation de 24,9 millions d'Ecus (1Ecu=11,16DH). En 1994, la banque a approuvé 109 projets d'une valeur de 2,4 milliards d'Ecus, ce qui porte le nombre total de projets depuis sa création en 1991 à 251 projets dans 25 pays.
    Le portefeuille de prêts et d'investissements en valeurs mobilières a été de 4,29 milliards. Quant aux débours, ils se sont chiffrés à 591 millions d'Ecus.
    Le secteur privé a absorbé 73% du montant des projets agréés, ce qui représente 62% des engagements totaux de la banque. Il est à rappeler que, de par ses statuts, la banque européenne doit investir un maximum de 40% dans le secteur public pour la construction des infrastructures de base.

    M.alika El JOUHARI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc