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    Economie

    Maroc-Espagne: Réunion de haut niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:2119 Le 29/09/2005 | Partager

    . Elle s’achève aujourd’hui à Séville. Plusieurs accords seront signés . La création de l’Université des Deux Rois réactivéeAprès les travaux de la Haute Commission mixte maroco-française, le temps est désormais à la Réunion de haut niveau (RAN) maroco-espagnole. Elle a démarré hier à Cordoue et s’achève aujourd’hui à Séville. Présidée par le Premier ministre Driss Jettou et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, cette rencontre a été entamée par les travaux du Comité Averroès. Ce forum a pour finalité de créer des espaces de rencontre dans les domaines politique, social et culturel. L’ordre du jour s’annonce riche. Une grande partie du débat est consacrée à la question du Sahara. Les discussions à ce sujet ont lieu entre les deux chefs de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Benaïssa et Miguel Angel Moratinos. La coopération en matière de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine est également discutée. A ce propos, la secrétaire d’Etat espagnole chargée du dossier, Consuelo Rumi, a qualifié la coopération entre les deux pays d’“effective” et “fructueuse”. Idem pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, qui font l’objet de consultations entre les ministres de l’Intérieur, Mostapha Sahel et José Antonio Alonso, et les ministres de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ et Juan Fernando Aguilar.La coopération économique occupe également une bonne partie des discussions. Avec plus de 800 entreprises installées au Royaume et un total cumulé de plus de 1,5 milliard d’euros, les investissements espagnols au Maroc représentent près de 12% du total des investissements étrangers dans le Royaume. “Ce total est appelé à augmenter vu l’intérêt croissant des investisseurs espagnols à l’égard de notre pays et le changement d’approche adopté par nos voisins. D’une terre d’accueil des investissements et des produits espagnols, nous sommes passés à un statut de partenaire privilégié”, a déclaré Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce, également du voyage. En matière de partenariat économique, cinq points précis sont à l’ordre du jour ce jeudi. Le premier concerne l’implication de l’Espagne dans le programme “Emergence” (Rapport McKinsey) à travers la constitution d’un groupe commun de travail, “qui aura pour objectif de rapprocher les stratégies de développement des deux pays en créant le plus de synergies possible dans les secteurs prioritaires”, a précisé Mezouar à L’Economiste. La coopération est renforcée dans le textile, l’industrie du cuir, la céramique et l’agroalimentaire. A cela s’ajouteront la sous-traitance des composantes automobiles et le off-shoring. Le deuxième volet économique a trait à la transposition au Maroc de l’expérience espagnole dans les écoles d’entreprises. Le concept consiste en l’aide aux jeunes créateurs en matière de formation et d’information. Deux projets dans ce sens sont menés dans des pépinières d’entreprises à Tétouan et Tanger. Et il est question de l’élargissement de ce programme au niveau national. La promotion de l’entreprenariat au féminin, notamment dans le milieu rural, est également de mise. Ce volet s’inscrit dans la dynamique de l’Initiative nationale de développement humain (INDH), à laquelle l’Espagne a récemment apporté son soutien inconditionnel. “Avec la coopération espagnole, nous avons engagé des projets-pilotes dans le nord. De petites structures regroupant des femmes qui ne savaient rien faire ont commencé à exporter en France et en Italie”, a déclaré Latifa Echihabi, directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion de la PME. Il est également question de renforcer davantage le partenariat déjà existant entre l’agence et le Centre espagnol pour le développement technique et industriel, notamment dans les technologies de l’information. La direction générale de la PME d’Espagne sera associée. Son apport consistera en l’amélioration de la compétitivité des entreprises marocaines. Dernier point, le commerce intérieur. L’Espagne devrait apporter son soutien par le développement de centres commerciaux et la réhabilitation des centres-villes au Maroc. La promotion de l’emploi et le volet éducatif sont également au menu des discussions. Des accords dans ces deux secteurs sont prévus. La rencontre de Séville est également l’occasion pour les deux pays de booster leur coopération culturelle et éducative. Principal point, la création de l’Université hispano-marocaine des Deux Rois à Tétouan. La préparation de l’Année du Maroc en Espagne, qui se tiendra en 2006, est également discutée.Tarik QATTAB

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