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    Economie

    Maroc-Espagne : Le ton monte

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    "Nous ne cherchons pas l'escalade de tension. Notre volonté est le développement des efforts afin de minimiser les conflits et favoriser un climat de dialogue entre notre gouvernement et le gouvernement marocain", est-il précisé au niveau de l'Ambassade d'Espagne au Maroc.
    Les autorités de Cadix ont, par ailleurs, condamné les actes de vandalisme et de destruction. Il est à noter que les trafics marocains rapportent annuellement à la ville près de 33 millions de Dollars.
    Condamnant également ces agissements, le gouvernement marocain vient de mettre en place, en début de semaine et pour une durée illimitée, de nouvelles lignes maritimes directes pour contourner l'Espagne. Les points de départs seront Tanger et Casablanca, desservant la ville française de Sète. Ainsi, six liaisons par semaine à partir de Casablanca sont prévues et cinq autres par semaine à partir de Tanger. Toutefois, si les volumes exportés l'exigent, le gouvernement marocain est disposé à augmenter la fréquence sur ces lignes. Par ailleurs, d'autres mesures en vue d'assurer l'accès des exportations marocaines sur les marchés européens sont actuellement à l'étude.

    Le manque à gagner est, selon les professionnels, très important.
    La traversée Tanger-Sète revient plus cher que la traversée par l'Espagne via Algésiras. Le surcoût n'est pas déterminé mais dépend de la nature des produits exportés. Les professionnels réclament au gouvernement marocain une indemnisation sur le surcoût engendré par le détournement des cargaisons.
    Les dégâts auraient été plus graves si ces problèmes étaient intervenus durant la campagne d'exportation des produits agricoles.
    Néanmoins, une partie des fruits et légumes, en particulier les fraises, melons et haricots verts ne peuvent être exportés, affectant sérieusement la crédibilité commerciale des opérations marocaines auprès de leurs clients, souligne l'Association des Producteurs et Exportateurs de Produits Maraîchers (ASPEM). Au cours de cette campagne de harcèlement déclenché dès le début du mois de mai, plus de 140.000 tonnes d'exportations maraîchères ont néanmoins transité par camions à travers l'Espagne.
    Les associations professionnelles s'insurgent donc et haussent aujourd'hui le ton. L'APEFEL (Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes) compte "appeler au boycott général des produits espagnols ou transitant par l'Espagne".
    Pour les professionnels, l'utilisation par le lobby espagnol de pratiques déloyales "ne peut que renforcer notre détermination à défendre nos droits légitimes".

    Meriem OUDGHIRI. & Laïla TRIKI.

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