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    Politique

    Maroc-Egypte: Rencontre au sommet

    Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

    . Le Souverain s'envole aujourd'hui pour Le Caire . Il présidera avec Hosni Moubarek la 5e session de la Commission mixte pour la relance . Plusieurs accords seront signés à cette occasionLE Souverain s'envole aujourd'hui pour Le Caire. Objectif: coprésider avec le président égyptien Mohamed Hosni Moubarek la 5e session de la Haute-commission mixte. Pour marquer l'événement, le gouvernement se déplacera à Agadir pour saluer le Souverain qui sera accompagné d'une forte délégation ministérielle: Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, Mohamed Bouzoubaâ, en charge de la Justice, Ahmed Taoufik (des Habous et des Affaires Islamiques) et Nabil Benabdallah (Communication et porte-parole du gouvernement). Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, est déjà sur place pour organiser les modalités de la tenue de la Commission mixte, dont les experts ont déjà balisé la route.Pour l'heure, le programme de la visite n'est pas rendu public. Mais une chose est sûre, le Souverain présidera en compagnie de Hosni Moubarek la signature de plusieurs accords. Ces conventions élargiront le champ de la coopération bilatérale.Il est incontestable que la coopération économique n'est pas au niveau de la relation politique qualifiée d'excellente à plusieurs titres. Les deux chefs d'Etat partagent l'approche sur plusieurs questions régionales et internationales. A cette occasion, au cours de leurs entretiens, ils feront le tour d'horizon des questions importantes qui engagent la région comme la dégringolade de la situation au Proche-Orient, la lutte contre le terrorisme, les armes de destruction massive… Ils aborderont la question palestinienne, le processus de paix, la situation en Irak et la nécessité de transférer la souveraineté au peuple irakien. Pourquoi donc la coopération économique ne parvient toujours pas à se hisser au niveau du politique? Les experts essayent de répondre positivement à cette question qui taraude les opérateurs économiques. Aujourd'hui, l'heure de donner un coup de fouet à la coopération économique est sonnée. La 5e session de la Haute-commission mixte, retardée pendant trois ans, est l'occasion de donner le coup de pouce nécessaire. Le cadre institutionnel existe. La zone de libre-échange entre les pays, créée il y a près de quatre ans, n'a pas encore donné ses fruits. Il est impératif de recadrer le processus en y introduisant de nouveaux produits avec un calendrier plus serré. Les échanges commerciaux seront relancés. Ainsi, sur le plan commercial, il s'agit d'accélérer le démantèlement tarifaire pour l'élargir au secteur textile et à l'automobile. Dans les prévisions du projet Renault dans le cadre de la privatisation de Somaca, le groupe a mis beaucoup d'espoir sur l'Egypte qui représente le plus important marché arabe. L'exportation des véhicules construits à Casablanca vers le marché égyptien est une donnée incontournable pour la réussite du projet. D'un autre côté, le coton, produit par l'Egypte, pourra importer par le Maroc pour l'intégrer dans la filière textile. Cette complémentarité, qui existe entre les deux pays, dopera les échanges si elle est mise sur les rails.Rappelons que le Conseil d'affaires maroco-égyptien avait élaboré en mars dernier plusieurs recommandations en vue de relancer la coopération économique. L'une d'entre elles consiste à mettre en place une banque commerciale commune pour relancer les échanges. Le conseil avait également recommandé l'accélération de la cadence du démantèlement tarifaire pour plusieurs produits. A cette occasion, le secteur privé était interpellé pour mettre en place des compagnies maritimes mixtes pour assurer des liaisons entre les deux pays. Autres recommandations, la suppression des visas pour les hommes d'affaires et l'augmentation du nombre des liaisons aériennes entre les deux pays. Les deux gouvernements restent optimistes quant à l'avenir de la coopération économique entre les deux pays. Les potentialités sont énormes. Pour convaincre, on cite volontiers le volume des échanges qui avait atteint près de 800 millions de DH au cours du premier semestre de 2003, montant équivalent au niveau de l'intégralité de l'année écoulée. Mohamed CHAOUI

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