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    Politique

    Maroc-Egypte: Des relations commerciales «encore timides»

    Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

    . C'est la partie marocaine qui en souffre le plus. Le taux de couverture des importations ne dépasse pas les 50% en moyenne. Les deux parties envisagent une dynamisation des rapports grâce à la zone de libre-échangeLe Maroc et l'Egypte veulent booster leurs échanges commerciaux. Ces derniers sont jugés «encore timides» par les deux parties. Ainsi, la visite qu'effectuera SM le Roi Mohammed VI à partir d'aujourd'hui,13 janvier, sera une occasion pour les deux pays «de mettre sur pied les fondements d'une réelle coopération», déclarent les responsables des deux délégations. Pour ce faire, la cinquième session de la Haute commission mixte maroco-égyptienne qui aura lieu cette semaine au Caire, sera étoffée d'une importante délégation d'hommes d'affaires marocains. Initiée par la Chambre de commerce égypto-marocaine, cette délégation sera conduite par le président de la Fédération des Chambres de commerce et d'industrie, Mohamed Kemmou. En dépit d'une croissance soutenue depuis 1997, les échanges commerciaux restent en deçà des aspirations des deux pays. Aussi, les relations commerciales sont passées de 304,39 millions de DH en 1999 à environ 800 millions de DH au cours des sept premiers mois de l'année 2003.Ceci représente certes une évolution considérable, mais elle ne l'est pas dans les deux sens. En effet, les exportations égyptiennes au Royaume se sont élevées au cours du premier trimestre 2003 à 629,3 millions de DH. Ce qui laisse présumer un excédent considérable en faveur de l'Egypte. En effet, le taux de couverture n'a jamais dépassé la moyenne de 50%. Quoi qu'il en soit, la part de l'Egypte dans les échanges commerciaux du Maroc est très révélatrice de la timidité des rapports. Ainsi, cette part s'est élevée à 0,20% en 1999 et 2000. Elle était de 0,37% en 2001, et a atteint 0,80% en 2003. Et pourtant, l'entrée en vigueur en 1999 de l'accord pour la création d'une zone de libre-échange entre les deux pays devait induire un saut qualitatif dans le volume des échanges commerciaux. Ceux-ci auraient dû dépasser les 300 millions de dollars (30 milliards de DH) au terme de l'exercice 2002, selon les estimations. Et ce, grâce aux incitations tarifaires et à la simplification des procédures. Or, cet objectif n'a pas été réalisé. L'accord détermine le taux des exonérations douanières sur les listes des marchandises échangées et adopte un calendrier précis des différentes étapes du «démantèlement des barrières douanières» qui devrait prendre fin 12 ans après son entrée en vigueur. Autant de mesures dont l'objectif ultime est d'arriver à une exonération totale de ces listes des taxes douanières et de la double imposition.Ces incitations restent toutefois insuffisantes, au vu des hommes d'affaires égyptiens qui appellent à l'élaboration d'un avenant au protocole d'accord sur le libre-échange, assorti d'un calendrier ne dépassant pas trois ans pour le parachèvement du démantèlement douanier.Rappelons enfin que l'Egypte fait partie des quatre pays arabes qui ont ratifié la déclaration d'Agadir, relative à la création d'une zone de libre-échange entre les pays arabes de la Méditerranée liés à l'Union européenne par des accords d'association. La signature de cette déclaration par les ministres des Affaires étrangères des pays signataires qui aura a priori lieu en février prochain, sera sans doute le levier de croissance des échanges commerciaux entre ces deux pays.


    L'Egypte des zones franches

    Les zones franches dans le pays des pharaons sont soit publiques, soit privées. Elles sont considérées, sur le plan douanier, comme extérieures au pays. Elles bénéficient de ce fait de nombreux privilèges et exonérations. Aussi, les entreprises installées dans ces zones ne sont-elles pas soumises aux lois applicables sur les impôts et les droits. De plus, les marchandises importées ou exportées ne sont-elles soumises ni aux règles d'importation et d'exportation, ni à celles organisant les procédures douanières et de droit fiscal. La seule condition tient au fait que ces marchandises doivent être importées ou exportées dans le cadre de l'exercice de l'activité de l'entreprise. L'Egypte compte par ailleurs cinq zones franches publiques. Les zones privées sont en revanche autorisées au cas par cas et ce, en fonction de l'intérêt des projets. Ainsi, le ministère de tutelle (économie) peut autoriser à travers un organisme (GAFI) la création de zones franches privées en dehors des cinq zones officielles. Naoufal BELGHAZI

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