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    Economie

    Maroc-Canada : Le privé appelé à dynamiser le partenariat

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Le ministre de la Coopération Internationale et de la Francophonie du Canada, en visite au Maroc, a annoncé la mise en place de deux programmes d'appui financier au secteur privé. L'un est destiné aux instituts de formation, l'autre au développement du secteur privé.


    «LE Canada, membre de l'ALENA, vous ouvre un marché de 300 millions de consommateurs. De même, l'accord de libre-échange que le Maroc a signé avec l'Union Européenne offre à la technologie et au savoir-faire canadiens un espace à conquérir». M. Don Boudria, ministre de la Coopération Internationale et de la Francophonie du Canada, a mis en relief la complémentarité entre les deux pays à l'occasion d'un déjeuner-débat organisé par la Chambre de Commerce Canadienne le 16 décembre à Casablanca. Il était accom-pagné d'une délégation composée d'une vingtaine d'opérateurs écono-miques canadiens.
    Au cours de cette rencontre, qui a rassemblé plus de 200 personnes, le ministre a insisté sur une nouvelle forme de partenariat qui devra être tirée vers le haut par le secteur privé. Pour lui, le rôle de l'Etat doit se limiter à la mise en place d'un environnement sécurisant pour les entrepreneurs. Les gouvernements posent les balises pour que les opérateurs tissent les relations d'affaires qui soient à l'avantage des deux parties. Sur ce registre, il a rappelé la volonté des Canadiens de conclure un accord de promotion et de garantie des investissements. Les négociations en cours devront aboutir à sa «signature dès la fonte des neiges», à partir de mars prochain.

    Faiblesse des échanges


    Dans son intervention, le ministre canadien a déploré la faiblesse des échanges commerciaux entre les deux pays, en dépit d'une reprise ces deux dernières années. En effet, le volume total des échanges a plus que doublé durant cette période, passant de 120 à 260 millions de Dollars canadiens, soit environ 1,65 milliard de DH. Les importations en provenance du Canada sont passées de 76 à 188 millions de Dollars entre 1994 et 1995. Quant aux exportations marocaines vers ce pays, elles ont bondi de 49 à 70 millions de Dollars.
    Pour changer le cours et donner un coup de fouet aux relations entre les deux pays, le Canada a mis en place un fonds d'aide au développement, orienté vers le transfert de technologie au profit du secteur privé et vers la modernisation de l'environnement économique. Cet appui au développe-ment est articulé autour de deux programme. Le premier, d'un montant de 15 millions de Dollars, soit environ 98 millions de DH, est destiné à renforcer la formation dans les instituts tournés vers le secteur privé. Cette initiative vise à parvenir à une meilleure adéquation entre les secteurs éducatif et productif, a indiqué M. Boudria.
    Le second programme, d'un montant de 60 millions de Dollars pour les trois pays du Maghreb, permettra aux entreprises de bénéficier de services d'appui en gestion et d'acquérir de nouvelles technologies. Le ministre canadien a précisé que ce programme facilitera le dévelop-pement d'un partenariat durable dans les secteurs où la technologie et les modèles de gestion canadiens sont à la fois adaptés aux besoins de l'entreprise marocaine et compétitifs sur le plan international.

    Mécanismes d'intervention


    La gestion de ce programme est du ressort du consortium Delotte Roche Sitrec. Le programme concerne les secteurs de l'agro-alimentaire, l'industrie de la pêche et de la transformation des produits de la mer, l'environnement incluant l'eau et l'assainissement, l'énergie, le textile, l'informatique appliquée à la gestion et le secteur financier. Ce programme s'adresse aux PME en activité depuis plus d'un an, gérées sainement et contrôlées par des Marocains.
    Trois mécanismes d'intervention sont retenus. Il s'agit d'appuis au transfert de savoir-faire, à l'acquisition de technologies canadiennes et à l'environnement de l'entreprise. Pour le premier mécanisme, les frais sont partagés. Le deuxième permet à une entreprise de bénéficier d'une aide financière pouvant aller jusqu'à 30% du coût des biens et services (à concurrence de 700.000 Dollars) lorsqu'il s'agit d'un projet pilote innovateur, 25% du coût pour la modernisation de l'entreprise (à hauteur de 250.000 Dollars).
    Quant au troisième appui, le but est de favoriser le processus de réformes administratives et secto-rielles afin de créer un environnement favorable à l'émergence du secteur privé. Une brochure indique qu'un appui financier peut être apporté au projet de la mise en place d'un guichet unique par une administration souhaitant servir efficacement les opérateurs économiques. Dans ce mécanisme, les frais sont partagés. Les coûts encourus sont à la charge du programme lorsqu'il s'agit de Dollars et de la partie marocaine pour les DH. La contribution maximale canadienne est fixée à 500.000 Dollars.

    Mohamed CHAOUI.

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