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Marciano face au Conseil de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:2759 Le 18/04/2008 | Partager

. Différend autour d’un terrain sur la corniche casablancaise . Le propriétaire veut y construire un mégacomplexe immobilierL’un des plus grands terrains nus de la corniche casablancaise fait l’objet d’une lutte acharnée mais inavouée. La bataille a lieu entre Joseph Marciano, célèbre homme d’affaires et propriétaire dudit terrain et le Conseil de la ville de Casablanca. Les deux parties se refusent à tout commentaire concernant ce différend, mais ce dernier pourrait bien les mener jusqu’au tribunal administratif. Dans les faits, Marciano qui dispose d’un terrain de 12 ha sur la corniche (la propriété de celui-ci a bien été contestée par les héritiers Guédira qui ont porté plainte contre Marciano pour le récupérer, mais le clan de l’ex-conseiller royal a été débouté) veut en faire un grand projet touristique. Mais le Conseil de la ville ne l’entend pas de cette oreille, puisque ses architectes veulent faire passer une voirie juste au milieu du futur projet. «Le Conseil de la ville veut diviser le terrain en deux. Si c’est le cas, Marciano peut renoncer à son projet puisque la voirie qui doit passer juste au milieu du terrain rend le projet irréalisable», confie une source proche du dossier. Les négociations entre les deux parties sont au point mort. «Marciano refuse de couper son terrain en deux puisque la voirie prévue par les architectes de la ville ne mène nulle part. Elle ne répond nullement à une utilité publique», souligne la même source. Selon elle, la position de Marciano pourrait bien lui valoir une expropriation pour cause d’utilité publique. Une opération qui n’effraye pas l’homme d’affaires rompu aux procédures judiciaires. «Si le Conseil de la ville veut exproprier, il sera certainement amené à motiver sa décision devant le tribunal administratif de la métropole. L’expropriation reste une mesure administrative et donc tout à fait attaquable devant les tribunaux pour une annulation, voire une réparation du préjudice si celui-ci existe», commente un avocat d’affaires. Pour l’heure, aucune décision d’exproprier n’a été prise. Et si les constructions n’ont pas encore démarré, c’est parce que le projet n’a toujours pas reçu l’autorisation de la commission d’investissement. Pourtant, le projet a été déposé en novembre dernier. Situé entre le boulevard de la corniche et celui de Biarritz, le terrain de Marciano devrait abriter un hôtel 5 étoiles, un centre commercial pour accueillir des enseignes de prestiges, un immeuble de bureaux, des immeubles résidentiels et un parking sous terrain de 3.000 places (alors que la corniche n’offre actuellement que 238 places de parking). La réalisation de ce projet, qui coûtera près de 1,6 milliard de DH hors foncier, est prévue sur une durée allant de 60 à 80 mois. Selon une fiche descriptive, dont L’Economiste détient copie, l’investissement devrait permettre la création de 1.200 emplois permanents, notamment dans l’hôtellerie et le commerce. Naoufal BELGHAZI

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